Et si c’était le dernier gros coup de Warren Buffett ? Alors qu’il tirera sa révérence en tant que PDG à la fin de l’année, sa société Berkshire Hathaway vient en tout cas d’officialiser le rachat de OxyChem, la division chimique d’Occidental Petroleum pour 9,7 milliards de dollars (8,26 milliards d’euros).
Cela dit, il est difficile de savoir s’il a directement participé aux négociations. Comme le signale Fortune, son nom n’est en tout cas pas cité dans les documents officiels publiés par la société ce jeudi 2 octobre, ce qui laisserait suggérer que c’est son vice-président, Greg Abel, qui a supervisé la transaction.
Ce dernier s’est d’ailleurs félicité de ce rachat : « Berkshire acquiert un solide portefeuille d’actifs opérationnels, soutenu par une équipe chevronnée. Nous sommes impatients d’accueillir OxyChem comme filiale opérationnelle au sein de Berkshire. »
Une bonne affaire pour Berkshire Hathaway ?
En se penchant sur le profil d’OxyChem, on trouve en tout cas une cohérence par rapport aux précédentes acquisitions réalisées par la compagnie de l’Oracle d’Omaha. Ainsi, Berkshire Hathaway a déjà intégré un autre géant du secteur, Lubrizol, dans son giron en 2011 pour 10 milliards de dollars.
De son côté, la division d’Occidental Petroleum fabrique des produits on ne plus utiles au quotidien. Il en va ainsi du chlore pour le traitement de l’eau, du chlorure de vinyle pour les plastiques, ou encore du chlorure de calcium utilisé pour le traitement des routes verglacées.
Pour la compagnie Occidental Petroleum, dont le chiffre d’affaires dépassait les 36 milliards de dollars en 2022, cette opération revêt un intérêt en vue de réduire la dette créée par le rachat de la société CrownRock en décembre 2023. Elle a déjà dû céder 4 milliards d’actifs pour la rembourser et la vente de sa division chimie va lui permettre d’accélérer.
C’est d’ailleurs ce qu’a expliqué Vicki Hollub, PDG d’Occidental au micro de CNBC. Il en profite pour adresser un message de confiance aux investisseurs :
Le problème était de réduire notre dette plus rapidement. Cette opération résout donc le seul problème en suspens qui, je pense, débloquera nos actions et permettra aux actionnaires de se sentir plus à l’aise.
Signalons pour finir que Berkshire Hathaway dispose dans son portefeuille d’actions d’une valeur de plus de 250 milliards de dollars dans des sociétés majeures de l’Oncle Sam telles qu’Apple, Coca-Cola, ou encore American Express. Elle a également conservé une trésorerie conséquente en laissant passer les vents contraires sur les marchés avec une capacité d’investissement colossale que l’on peut constater aujourd’hui.
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