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Wiz, la start-up qui a refusé le rachat de Google, passe à la vitesse supérieure

Une introduction en Bourse semble de plus en plus d’actualité pour le spécialiste de la cybersécurité dans le cloud.

Wiz, la start-up qui a défrayé la chronique en suscitant un vif intérêt de Google, est en négociations pour vendre ses actions existantes à une valorisation pouvant atteindre 20 milliards de dollars. Est-ce le signe qu’une introduction en Bourse prochaine est dans ses petits papiers ? Très probablement…

Une croissance folle

Cette transaction permettrait aux actionnaires existants de Wiz, dont plusieurs des éminentes firmes d’investissement en capital-risque, de céder entre 500 et 700 millions de dollars de leurs participations.

Fondée en 2020, la jeune pousse accompagne les fournisseurs cloud pour sécuriser leurs infrastructures. Alors que le marché du cloud computing explose, les cyberattaques préoccupent de plus en plus ses acteurs, qui se tournent davantage vers ce type de solutions. D’où la proposition récente de Google, qui a entamé des démarches pour acquérir Wiz pour 23 milliards de dollars. Cela en aurait fait le plus important rachat de l’histoire de la firme de Mountain View.

Son offre était justifiée : la croissance de la start-up depuis sa création est impressionnante. Après 19 mois d’existence, elle atteignait un chiffre d’affaires annuel de 100 millions d’euros, puis de 350 millions d’euros en 2023. Cette année, Wiz a levé 1 milliard de dollars pour une valorisation de 12 milliards de dollars. Quasiment personne ne fait mieux en 2024, mis à part les entreprises évoluant dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) générative.

Wiz Cofondateurs
Les équipes de Wiz. © Wiz

Wiz vise la Bourse

Mais Wiz a finalement décidé de ne pas donner suite au géant du Web. Car avant même cet épisode, la société envisageait déjà de s’introduire en Bourse… et la vente de ses actions marque un signal fort en ce sens. L’opération va en effet lui permettre de presque doubler sa valorisation par rapport au mois de mai, de quoi la conforter sur ses résultats en cas de cotation.

Wiz a en effet estimé qu’elle pourrait avoir plus de valeur en tant qu’entreprise publique. Elle craignait, en outre, un long processus de validation réglementaire si elle donnait son feu vert à Google. Aux États-Unis comme en Europe, les régulateurs se montrent bien plus méfiants concernant les méga-fusions impliquant les GAFAM.

En choisissant cette voie, Wiz préserve son indépendance et sa capacité à poursuivre sa propre stratégie de croissance. D’ailleurs, elle pourrait également lever de nouveaux fonds directement auprès d’investisseurs.

L’entreprise collabore avec les géants du cloud Microsoft et Amazon. BMW, Colgate-Palmolive, Chipotle, Fox, LVMH, Morgan Stanley, Mars, Salesforce, Snowflake, Slack comptent aussi parmi ses clients. Un catalogue remarquable, d’autant plus lorsque l’on sait qu’elle n’a que quatre ans d’existence.

  • La start-up Wiz négocie pour vendre ses actions existantes, ce qui la valoriserait à près de 20 milliards de dollars
  • La jeune pousse, spécialisée dans la cybersécurité dans le cloud, a failli être rachetée par Google il y a quelques mois
  • Elle a refusé, préférant maintenir son indépendance pour entrer en Bourse

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Forcément, l’entreprise wiz est une entreprise “israélienne”, et les entreprises américaines qui collaborent / travaillent / achètent / investissent dans des entreprises “israéliennes” se voit obtenir des avantages que ce soit des réductions fiscales ou autres… Histoire de bien montrer qu'”Israël” a son “droit d’existence” à travers ce que cet Etat colon produit.

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