Face à l’indécente flambée des prix observée ces dernières années sur le marché des smartphones, une nouvelle classification s’est imposée. Au-dessus de 1000 euros, ce sont désormais les modèles premium, tandis que la catégorie « haut de gamme » s’étend de 600 à 1000 euros. Vient ensuite le milieu de gamme allant jusqu’à 400 euros, puis en dessous, on bascule vers l’entrée de gamme.
Dans ce secteur si disputé du haut de gamme, les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour offrir un maximum de fonctionnalités et de coquetteries sans pour autant venir concurrencer leurs modèles premium. C’est exactement le cas du Pixel 10, le petit frère des Pixel 10 Pro et Pixel 10 XL, et du Xiaomi 15T Pro, qui complètent les Xiaomi 15 et Xiaomi 15 Ultra, sortis en début d’année.
Si votre budget ne doit absolument pas dépasser deux billets violets, ces modèles sont assurément à envisager. Voici nos premiers conseils pour vous aider à faire votre choix. Et d’ici quelques jours, nous vous proposerons des tests long format d’un mois avec chacun de ses modèles pour aller encore plus loin.
Design et écran, deux approches différentes
Si vous êtes plutôt friands des gabarits qui en imposent, alors le Xiaomi 15T saura vous plaire. Avec sa dalle AMOLED de 6,83 pouces (2772 x 1280 pixels) et ses pics de luminosité jusqu’à 3200 nits, le Xiaomi 15T Pro est un compagnon idéal pour apprécier confortablement ses contenus vidéos et ses jeux. D’autant que le taux de rafraîchissement jusqu’à 120 Hz offre une navigation fluide et agréable.

En comparaison, le Pixel 10 est plus compact avec son écran OLED de 6,3 pouces de 2424 x 1080 pixels. Plus petit certes, mais la calibration des couleurs est encore une fois gérée à la perfection par Google. Cette différence d’écran a bien évidemment une incidence sur les dimensions de chacun. Le Xiaomi 15T Pro affiche des mensurations de 162,7 x 77,9 x 7,96 mm d’épaisseur, pour 210 grammes. De son côté, le Google Pixel 10 est plus compact et plus léger, mais aussi plus épais. Soit 152,8 x 72 x 8,6 mm pour 204 grammes.
Plus petit, il est donc toutefois légèrement plus épais et conserve un poids relativement élevé, au vu de sa taille d’écran. Ceci s’explique par les protections avant et arrière de Gorilla Glass Victus 2 et le cadre en aluminium. En effet, la famille Pixel est généralement réputée pour sa robustesse et sa maniabilité.

Le 15T Pro lui mise sur une allure plus premium avec son dos en verre et son cadre en aluminium. Toutefois, seul son écran avant bénéficie d’un verre Corning Gorilla Glass 7i, qui est un petit cran en dessous du Gorilla Glass Victus 2. Par contre, en matière de certification, les deux sont logés à l’enseigne du IP68. Ce qui signifie qu’ils offrent une excellente résistance à la poussière et sont étanches à l’eau jusqu’à une profondeur d’environ 1,5 mètre pendant 30 minutes.
Performances, MediaTek contre Tensor G5
Pour accompagner l’utilisateur au quotidien, le Xiaomi 15T Pro s’appuie sur la puissante puce MediaTek Dimensity 9400+ gravée en 3 nm. Ce SoC est complété par 12 Go de RAM LPDDR5X et un stockage en UFS 4.1, assurant une expérience fluide aussi bien en multitâche qu’en jeux vidéo gourmands ou en streaming vidéo.
Pour sa part, le Google Pixel 10 intègre la puce maison Tensor G5. Conçu spécifiquement pour optimiser les capacités d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique, ce SoC s’accompagne de 12 Go de RAM LPDDR5.
Sur le papier, le Xiaomi 15T Pro semble légèrement dominer par sa puissance brute et ses performances graphiques. Sans être dénué de punch, le Pixel 10 semble moins apte à gérer les applications très lourdes sur la durée.
Logiciel et fonctionnalités d’IA, difficile de faire mieux que Google
En termes de fonctionnalités d’IA, le Pixel 10 reste une référence sur le marché. Avec, entre autres, sa reconnaissance vocale, sa traduction instantanée et ses outils photo. Certes, Xiaomi propose également quelques fonctionnalités similaires. Mais, sur le Google Pixel tout est parfaitement intégré dans chaque interstices de l’expérience utilisateur.

Pour système d’exploitation, Xiaomi mise sur HyperOS 2, une interface riche en fonctions, mais parfois un peu fouillis. Peut-être que la nouvelle version HyperOS 3, attendue fin octobre, apportera quelques épurements bienvenus.
Comme à son habitude, Google mise sur une version d’Android 16 dans sa version stock. Cela a pour effet de garantir une expérience pure, sans surcharge, ainsi qu’un accès prioritaire aux mises à jour de sécurité et fonctionnalités. Et sur ce point, il sera toujours difficile de faire plus royaliste que le roi.

Ainsi Google, propriétaire d’Android rappelons-le tout de même, offre un suivi exceptionnel avec 7 ans de mises à jour cumulées. Avec ses 5 ans de mises à jour d’Android ainsi que 6 ans de sécurité, le 15T Pro limite tout de même assez les dégâts.
Photo, deux philosophies bien distinctes
Le Xiaomi 15T Pro continue de s’appuyer sur Leica pour sa partie photo. Polyvalent, le smartphone embarque un capteur principal 50 Mpx (F/1,62), un téléobjectif périscopique de 50 Mpx §zoom optique 5x) et un ultra grand-angle de 12 Mpx.
Comme à son habitude, Leica apporte une signature colorimétrique très reconnaissable. Cela se voit notamment avec les profils photo « Leica Vibrant » et « Leica Authentic » qui misent sur une reproduction des couleurs soit plus naturelle, soit plus énergique, en fonction des situations. Une orientation qui plaira certainement plus aux photographes amateurs.
Bien que le Pixel 10 fasse preuve de plus de polyvalence que ses devanciers, notamment par l’ajout d’un téléobjectif de 10,8 Mpx, il se montre techniquement plus modeste que le Xiaomi 15T Pro. Si son objectif principal de 48 Mpx fait des petites merveilles, notamment grâce aux algorithmes de Google qui sont parmi les meilleurs, c’est encore une fois l’ultra grand-angle de 13 Mpx qui déçoit quelque peu.
Surtout, le Pixel 10 est pensé pour des résultats de qualité sans avoir à se compliquer la vie. Et en ce sens, Google inaugure une nouvelle fonctionnalité baptisée « Coach Photo ». Cette dernière vous guide en temps réel pour améliorer vos clichés. Cela prend la forme de conseils sur la mise au point, la gestion de la luminosité ou encore le cadrage. Une innovation bienvenue pour les moins experts en photo.
Autonomie, Xiaomi prend ici l’avantage
À l’instar d’Apple, Google a toujours eu une politique assez mesurée en la matière. La firme américaine privilégie la durabilité à la rapidité. Ainsi, son Google Pixel 10 affiche une appréciable batterie de 4970 mAh. Hélas, cete dernière ne fera pas de miracle en tenant beaucoup plus d’une journée. De plus, avec sa charge filaire à 27 W, il risque bien d’avoisiner une heure et demie afin de prendre totalement ses forces.

Pour sa part, le Xiaomi 15T Pro embarque une batterie de 5500 mAh et saura largement dépasser la journée d’utilisation, même avec des usages soutenus sur le streaming vidéo et le gaming. Et avec son chargeur à 90 W, il annonce la couleur. Normalement, trois quarts d’heure maximum lui suffisent pour passer de 0 à 100%.
Prix et disponibilités
Le Xiaomi 15T Pro est disponible depuis le 24 septembre en une unique configuration de 12 Go de RAM et 512 Go de stockage. Ses déclinaisons sont le noir, le gris et l’or, tandis que son tarif de lancement est de 899 euros.
Google décline son Pixel 10 en deux configurations de 12/128 Go et de 12/256 Go aux prix respectifs de 899 euros et 999 euros. Le petit dernier de Google se décline en bleu vif, gris foncé, bleu clair et jaune-vert.
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