Boulanger : et si l’impression 3D augmentait la durée de vie de vos appareils ?

Et si l’impression 3D vous faisait gagner de l’argent en réalisant des économies et qu’en prime elle permettait de lutter contre l’obsolescence programmée des objets, en augmentant leur durée de vie ? L’enseigne Boulanger y croit…

Boulanger lance Happy 3D, un service d'ompression 3D pour créer des pièces détachées

Les magasins Boulanger proposent aux clients un nouveau service plutôt insolite, intelligent et dans l’ère du temps : Happy 3D. L’enseigne va permettre à tout un chacun d’allonger la durée de vie de ses appareils électroménagers en ayant recours à l’impression 3D. Selon les déclarations de ses porte-paroles, cette initiative open-source constitue une première mondiale.

Happy 3D : la plateforme d’impression 3D de Boulanger

Le principe d’Happy 3D est simple, dans de nombreux cas un appareil électroménager termine à la poubelle car une seule pièce est défaillante et que le coût d’une réparation est souvent égal au prix d’un nouvel appareil. L’enseigne d’électroménager Boulanger a décidé de lancer un catalogue plutôt particulier, puisqu’il s’agit d’une centaine de pièces détachées communes à de nombreux appareils à fabriquer soi-même via l’impression 3D.

Ce catalogue d’une centaine de pièces est gratuit et ne concerne pour l’instant que les produits « maison » de chez Boulanger, à savoir Listo et Essentiel B. L’enseigne encourage toutefois les autres marques à rejoindre Happy 3D, afin d’enrichir cette base de fichiers téléchargeables, avec leurs propres pièces détachées. En faisant un rapide tour sur cette plateforme, on peut trouver aussi bien des charnières, des boutons, des pieds, des boitiers d’alimentation, etc.

Boulanger précise cependant qu’en tant que fabricant et distributeur, il rendra toujours disponibles les pièces détachées dans le cadre de ses obligations de garanties légales. Cependant « happy 3D » est une alternative pour répondre aux besoins les plus pressés ou pour accompagner l’obsolescence des produits comme un service supplémentaire.

Avec Happy 3D, le consommateur devient producteur

Désormais le consommateur 2.0 sera encore plus à même de réaliser des économies en produisant et en remplaçant lui-même une pièce, au lieu de réinvestir dans l’achat d’un appareil neuf. Une initiative qui fera du bien à la planète et au porte-monnaie. De plus, en devenant producteur de ses pièces de rechange, il sera envisageable de les personnaliser ce qui pourrait créer un marché pour les plus créatifs.

On entend déjà les mauvaises langues affirmer : « c’est surtout pour vendre des imprimantes 3D hors de prix ! ». En réalité pas du tout, l’entreprise espère former une communauté qui entourera cette plateforme, afin que les utilisateurs puissent contacter une personne se situant près de chez eux et disposant d’une imprimante 3D. De plus, Happy 3D fournira des tutoriels et des cours en ligne afin de mieux appréhender cette nouvelle technologie.

Plutôt bien vu Boulanger !

6 commentaires

  1. Vial j-jacques on

    ça ne serai pas plus simple de demander aux fabricants de sortir des produits plus solids et plus fiables, plutôt que de consomer à nouveau des plastiques dans les imprimantes 3D.
    C’est du grand n’importe quoi 🙁

  2. sinon, tu achètes bosch, tu vas sur le site des pièces détachés, et 10 ans après, tu trouves pour quelques euros une pièce neuve dont l’origine est garantie…
    parce qu’avec 100 pièces, tu répares que dalle! le concept n’a de sens que pour les pièces plastiques solides, et il faudrait que tous les fabricants fournissent le gabarit d’impression. essaye d’imprimer un joint de hublot de machine à laver…
    on prend vraiment le consommateur pour un con avec ce genre d’annonce

    • Eric

      Je ne pense pas qu’on prenne le consommateur pour un con. C’est peut-être du marketing, certes, mais il y a une vraie démarche derrière, et c’est le début de quelque-chose d’innovant, une approche différente. Après on râle contre l’obsolescence mais on râle aussi contre les initiatives qui essaient d’apporter un début de solution, pas très cohérent.

  3. Aloha Kinoa on

    C’est génial comme idée. C’est souvent le manque de pièce détachées qui empêche la réparation d’un appareil.

  4. @ Eric : très juste. Effectivement, l’initiative va dans le bon sens! 🙂 Je pensais moi même acheter une imprimante 3D pour cette usage, mais faute de plan, et face à l’impossibilité de réparer toutes les pièces, je prèfère pour le moment acheter bosch pour la gestion de leur pièce détachée.

    et oui, je râle…on râle toujours quand il y a la queue au péage, mais jamais on ne saute de joie quand il n’y a personne 🙂 je médite la dessus.

    merci de ton retour positif.

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