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200 000 Françaises analysées avant et après la ménopause : voici les 3 principaux changements chiffrés

Alors que leur poids reste stable, les Françaises subissent un bouleversement métabolique interne d’une ampleur insoupçonnée lors de la ménopause. Découvrez les chiffres chocs d’une vaste étude réalisée par Withings auprès de 200 000 Françaises.

C’est une thématique qui concerne la moitié de l’humanité, et pourtant, il reste encore trop souvent confiné à la sphère privée. Si la ménopause est une étape biologique inévitable pour presque toutes les femmes, beaucoup se retrouvent démunies face aux transformations de leur propre corps, car elles ne sont pas forcément éduquées sur les mécanismes physiologiques en jeu.

Dans ce contexte, le géant de la santé connectée Withings vient de publier une étude d’une ampleur inédite : les données anonymisées de 2,5 millions de femmes à travers 11 pays ont été analysées. En France, ce sont 200 000 utilisatrices qui ont été suivies via leurs balances connectées, montres et tensiomètres, permettant d’observer l’évolution de leur santé cardiovasculaire et de leur composition corporelle avant, pendant et après la transition ménopausique.

Et les résultats mettent en évidence un paradoxe frappant, car les indicateurs internes de santé entament une mutation profonde qui nécessite une vigilance accrue, parfois bien plus tôt qu’on ne le pense.

Bpm Vision Withings
© Presse-citron

Le basculement de la composition corporelle

C’est le premier enseignement majeur de l’étude, et sans doute le plus déroutant : alors que le chiffre affiché sur la balance reste relativement stable avec une augmentation moyenne de seulement 1,3 kilogrammes pour les Françaises, l’intérieur du corps, lui, subit un véritable séisme. Les données de Withings révèlent ce que les experts appellent une « recomposition corporelle » : la masse musculaire fond au profit de la masse grasse, qui bondit en moyenne de 9,3 %.

Mais le chiffre le plus impressionnant concerne la graisse viscérale, cette graisse invisible qui s’installe profondément entre les organes. Alors que la moyenne mondiale de son augmentation se situe déjà à un niveau élevé (+58 %), les Françaises affichent une hausse vertigineuse de 71 %. Ce changement est d’autant plus piégeux qu’il est indétectable avec une simple balance de salle de bain classique, car il représente un facteur de risque métabolique important.

Pour les ingénieurs de Withings, ce paradoxe explique pourquoi de nombreuses femmes ne réalisent pas l’ampleur des changements en cours avant l’arrivée de symptômes plus lourds.

Withings Body Scan 2
© Withings

L’alerte cardiovasculaire

C’est un point crucial pour la santé publique. Si la ménopause est souvent associée aux bouffées de chaleur, elle marque aussi une rupture nette pour le cœur et les artères. En France, l’étude révèle que la pression artérielle systolique augmente en moyenne de +8,8 mmHg (millimètre de mercure) lors de cette transition. C’est un chiffre colossal, plus du double de la hausse observée en moyenne dans le reste du monde, qui est de +4,0 mmHg.

Cette envolée de la tension s’accompagne d’un vieillissement prématuré du système vasculaire, que Withings a pu mesurer via la vitesse d’onde de pouls. Chez les utilisatrices françaises, la rigidité artérielle augmente de 27 % avec l’arrivée de la ménopause. Concrètement, les artères perdent de leur souplesse, ce qui impose un effort supplémentaire au cœur pour faire circuler le sang, augmentant ainsi les risques d’accidents cardiovasculaires à long terme.

Cela souligne l’importance d’un suivi régulier bien avant la fin déclarée des cycles. Car identifier cette hausse dès la périménopause permet d’intervenir par des changements d’hygiène de vie ou un suivi médical adapté, avant que le risque ne devienne critique.

Bpm Vision Withings Test Essai
© Presse-citron

Le vieillissement vasculaire et nerveux

Enfin, le troisième bouleversement majeur touche à la résilience même du corps face au stress et au temps : la dégradation des cycles de sommeil et de la récupération nerveuse. Les données montrent que la transition vers la ménopause s’accompagne d’une chute de 33 % de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). Ce paramètre, bien connu des sportifs, est un indicateur clé de la capacité du système nerveux autonome à se réguler.

Cette baisse est le signe d’un corps qui peine davantage à récupérer et à gérer le stress physiologique. Parallèlement, la qualité du sommeil est lourdement affectée. L’analyse des trackers de sommeil de la marque révèle une fragmentation accrue de la nuit, avec des réveils plus fréquents et une diminution du sommeil profond, essentiel à la régénération cellulaire et à la santé mentale.

Un mauvais sommeil et un système nerveux sous tension favorisent en retour la prise de graisse viscérale et la hausse de la tension artérielle. Il est donc question de permettre aux femmes de reprendre le contrôle en adaptant, par exemple, leur activité physique ou leur routine de fin de journée pour préserver leur « capital récupération ».

  • Si le poids des Françaises reste quasi stable à la ménopause, leur composition corporelle change radicalement avec une hausse de la graisse viscérale de 71 %, bien au-dessus de la moyenne mondiale.
  • La tension artérielle systolique bondit de 8,8 mmHg en France, une augmentation deux fois plus rapide que dans le reste du monde, signalant un risque cardiovasculaire accru.
  • Face à des symptômes souvent invisibles ou tardifs, les outils de santé connectée permettent de mesurer les dérives dès la quarantaine pour agir de manière préventive.

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Par : Gouvernement français
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