Cette société a fermé sa page Facebook. Les conséquences sont plutôt inattendues.

Retour d’expérience d’une société déçue qui a décidé de supprimer sa page Facebook. Ce qui s’est passé est intéressant.

Lettre Papier Brique Pixabay

Depuis le début de cette année, nous avons évoqué à plusieurs reprises les problèmes auxquels certains sites et marques font face, au fur et à mesure que la portée organique des publications sur Facebook chute. Cette situation n’est bien sûr pas à généraliser puisque il y a tout de même des pages qui semblent bien se porter.

Le fait est que l’algorithme qui s’occupe de choisir les publications à afficher sur le fil d’actualité semble changer en permanence. Il peut arriver qu’une page qui atteignait de bons scores se retrouve soudainement avec une audience minimale. Les raisons peuvent être multiples et pour être honnête, on ne saura jamais ce qui se passe derrière ce fil d’actualité. Mais cette situation peut être d’autant plus frustrante lorsque vous perdez en visibilité alors que vous avez payé pour vos fans. A quoi servirait-t-il d’acheter des fans qui ne voient même pas vos publications ?

Face à la crise du reach organique, chacun cherche la petite formule magique qui pourrait sauver sa page. D’autres, plus extrémistes, décident tout simplement de supprimer leurs pages Facebook. C’est le cas d’Eat24, dont nous avons évoqué l’émouvante « lettre de rupture » pour Facebook.

La vie après Facebook, vous l’envisagez ?

Un mois après avoir quitté le numéro un des réseaux sociaux, une source de trafic qui semble encore incontournable, Eat24 a partagé son retour d’expérience sur son blog. Il s’agit d’une société qui livre des plats aux Etats-Unis, via des applications web et pour mobile.

Que se passe-t-il lorsqu’on quitte Facebook ? Le pari est plutôt risqué. Mais Eat24 affirme que dans son cas, « il ne s’est rien passé ». Du moins, rien de dramatique et bien au contraire…

Nous avons fermé notre page Facebook, et absolument rien ne s’est passé. Le ciel ne nous est pas tombé sur la tête, l’enfer n’a pas gelé. Le mardi est encore exclusivement le jour des tacos. Tout est à peu près exactement pareil que quand nous avions une page. La seule différence est que désormais nous n’avons pas à penser à des choses comme la longueur optimale des titres, la résolution de l’image à choisir, et le bon ratio de chats et de cheeseburgers pour maximiser la viralité. A part le nouveau temps libre que cela a dégagé, cela n’a pas beaucoup changé. Nous allons très bien. Merci d’avoir demandé !

(…)

L’avenir s’annonce prometteur. Maintenant que nous sommes l’une de ces marques qui ne font pas de pub sur Facebook, nous avons plus d’argent à investir dans les choses qui comptent vraiment. Nous parlons de plus de coupons en semaine, des options étendues de restaurant, plus de personnel et plus de petits cadeaux (chemises, des sacs, lunettes, etc) à offrir à nos clients.

Dans sa publication de blog, Eat24 affirme qu’ils sont disposés à payer, mais pour quelque chose qui marche. En 2013, son budget Facebook aurait atteint le million de dollars. Maintenant qu’ils ne sont plus sur le réseau social, ils ont plus de ressources à investir sur d’autres formes de promotion, qui semblent plus efficaces.

En ce qui concerne l’audience des publications et les installations d’applis, ce qui s’est passé semble tout simplement contre-nature. En effet, suite à cette rupture, le taux d’ouverture des e-mails serait passé de 20% à 40%, pour 4 e-mails envoyés par semaine. Par ailleurs, les réponses seraient devenues plus nombreuses.

En ce qui concerne les installations d’appli, la rupture avec Facebook semble avoir déclenché une vague d’installations puisqu’une semaine après la sortie de Facebook par Eat24, son application aurait été installée 1.7 fois plus que durant toute l’année 2013 via les produits publicitaires de Facebook.

Et enfin, Eat24 affirme que la transition vers les autres réseaux sociaux (notamment Twitter, Instagram et Google+) s’est bien déroulée.

Note d’Eric : Bien sûr, ce cas est particulier, et pour certaines marques ou médias, quitter Facebook serait probablement vraiment suicidaire. D’autre part, le buzz médiatique autour de ce départ a peut-être aussi contribué à ces excellents chiffres, qui résultent autant d’une surexposition soudaine (mais temporaire) de la marque auprès du public. Un nouveau bilan comparatif dans quelques mois serait intéressant.

(Source)

Invité
7 mai 2014

Je pense que comme dans ta conclusion c’est le buzz médiatique autour de la fermeture qui a compensé. Il faut faire attention à ne plus être trop facebook dépendant de nos jours :)

Invité
7 mai 2014

Effet intéressant, mais effectivement le buzz doit y être pour quelque chose… En tout cas cela soulève qu’il y a aussi une vie sans facebook !
Ceci concerne une grosse société, mais n’oublions pas que des tas de petites structures n’ont pas vraiment les moyens ni le temps de se pencher sur ce réseau.
A force de nous créer des besoins on en oublie parfois les principaux…

Invité

D’accord avec Julie, mais c’est intéressant de voir que Facebook est loin d’être incontournable dans une stratégie digitale. Encore une fois c’est à mettre en relief avec le marché que vous attaquez, vos cibles et bien sûr, votre budget…

Rdv dans quelques mois pour plus d’infos une fois le buzz retombé !

Invité
7 mai 2014

@julie,
je dirais même plus, il faut faire attention à ne pas être dépendant ( de qui que ce soit ).
Google, facebook, ect … même combat !

Pour une entreprise, il est suicidaire de dépendre d’un seul client, ou d’un seul fournisseur.
Et sur internet c’est pareil, il faut envisager qu’une source de trafic peut disparaitre n’importe quand …

Invité
7 mai 2014

Ca fait tellement plaisir de voir ce genre de message. Des entreprises qui se recentre ce qui apporte de la valeur ajouté, voila un concept aussi trivial que révolutionnaire.

Membre
7 mai 2014

Je ne suis pas un spécialiste du marketing mais il me semble illusoire de penser que parce qu’on a une marque sur Facebook celle-ci va forcément en engranger des bénéfices. Les gens semblent de plus en plus se méfier de Facebook et, à défaut de pouvoir aisément modifier les paramètres de leurs comptes, ils préfèrent de plus en plus n’adhérer à rien.
Quel est le réel impact pour une marque à être sur Facebook ? J’ai cru comprendre que s’il y a de plus en plus de marques qui s’en vont, c’est que cet impact est négligeable.

Invité
Jérémy Lardet
7 mai 2014

Tout comme Habib, je ne suis pas un expert du marketing, mais je trouve assez effarant que l’on investisse plusieurs centaines de milliers (ici ils parlent même d’un million) de dollars dans un système qui semble, comme il est présenté en tout cas, aussi peu fiable que le fil d’actualité Facebook. Ça me donne l’impression que l’on jette des liasses de billets dans les braises en espérant voir un feu d’artifice !

Je rejoins Mousetic qui se réjouit de voir que les entreprises se recentre sur de la plus-value pour leurs clients !

Invité
7 mai 2014

La puissance d’une page Facebook reste toujours importante dans la communication d’une entreprise mais avec les nouvelles politiques mise à oeuvre par la firme, les acteurs sont contraint à payer pour rendre leurs publications visibles…

Invité
7 mai 2014

Est-ce que Facebook n’a pas apporté une clientèle fidèle à cette société avant qu’ils n’abandonnent le réseau social ?

Invité
M
7 mai 2014

1.000.000 $ de budget annuel pour gérer leur page Facebook…
Comment est-ce possible ? Il y avait 15 salariés à plein temps ?

 
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