« La guerre en Irak est terminée »
« Les troupes armées de retour sans délai »
« La Cour suprême accuse Bush de haute trahison »
« La loi sur les salaires maximum adoptée par le congrès : le salaire maximum est plafonné à 50 fois le salaire minimum »
« L’assurance maladie pour tous adoptée »
Etc…
Les new-yorkais ont de la chance : en plus d’avoir le NY Times ils ont eu droit hier à une deuxième édition, gratuite, distribuée en masse dans la rue, qui n’annonçait que des bonnes nouvelles, ou en tout cas des nouvelles dessinant un profil plus « social » et humaniste de l’Amérique.
Même les publicités se sont mises au diapason, puisque sur la homepage du site dédié (réalisé avec… Wordpress, un de plus), on peut lire sur cet encart pour un diamant « Votre achat d’un diamant nous permettra d’offrir une prothèse à une personne en Afrique ayant perdu la main dans la guerre du diamant ».
Manichéen ? Simpliste ? Utopique ? Personne ne sait qui est derrière cette opération de buzz, dont le seul indice est la date figurant sur le journal : 4 juillet 2009 (le 4 juillet est le jour de la Fête nationnale aux USA), mais on soupçonnerait un coup des Yes Men. Voir aussi la réaction du NY Times, la version PDF du faux journal.
Pour la petite histoire, dans un registre similaire, mais avec une distribution payante en kiosques, nous avons eu droit par ici il y a quelques années à L’Immonde (parodie du Monde) et L’Aberration (parodie de… vous avez deviné).
Après les jeans pré-déchirés, le t-shirt pré-transpiré…
Généralement je ne relaie pas sur Presse-citron les opérations de teasing ou de buzz viral mis en place par les marques auprès des blogs. Je leur consacre en revanche parfois un petit mot accompagné d’une photo sur mon Twitter, comme ici par exemple[1].
Mais celle de Canadairman, reçue samedi matin au courrier, est assez bien faite pour être signalée comme un vrai sujet, voire un cas d’école dont pourraient s’inspirer ceux qui cherchent à toucher les communautés internet. Observons d’un peu plus près les critères qui font mouche dans ce cas précis :
le nom : Canadairman, à la fois évocateur et énigmatique. Une campagne de notoriété pour le célèbre avionneur, destinée à nous faire prendre conscience du fléau des feux de forêts ? Ce n’est pas tellement la saison… D’où interrogation et envie d’en savoir plus.
le logo, entre aventure, compagnie aérienne et machin nature à la Ushuaïa.
le calendrier, « édité en seulement 12 exemplaires dans le monde », mettant en scène 12 blogueurs – dont votre serviteur – affublés d’un t-shirt avec de très élégantes auréoles sous les bras. Ce sont des photomontages réalisés sans que nous ayons été consultés, d’où la surprise et l’éclat de rire. Une façon amusante de flatter l’égo réputé surdimensionné de ces sales blogueurs.
le t-shirt offert dans le package, impossible à porter vu qu’il est donc pré-imprimé avec d’immondes traces de sueur sous les manches. Très fort le concept du truc offert mais inutilisable, j’adore. Et la morale est sauve
le film (visible sur le site), drôle et décalé, qui rappelle la publicité diffusée en ce moment sur les chaînes TV, dont le personnage principal, Canadairman, transpire tellement des aisselles qu’il inonde tout sur son passage. Bon appétit.
La campagne est menée par l’agence Buzzman, et je trouve qu’ils ont été bons sur ce coup.
Précision quand même : je ne transpire pas sous les bras, en revanche piloter un Canadair ne me déplairait pas.
[1] un grand merci à Tribeca cependant pour ce kit AC/DC complet et déjà collector
Le Collectif de Libération des Emotions, déjà évoqué ici, revient en force et vous invite à pousser la chansonnette, comme ça, dans la rue.
Cette fois l’ambiance est moins électrique et l’ensemble vous a un petit côté Big Bazar revisited qui fleure bon les seventies et le patchouli.
Le Collectif de Libération des Emotions ?
Mais, mais, bon sang de bois, qui peut bien se cacher derrière ? Mon petit doigt me dit que vous ne devriez pas tarder à le savoir…
« HURLER, SAUTER, CHANTER, GRIMPER, VIVRE… C’était quand pour vous la dernière fois ? »
Bon d’accord, le pseudo-cinéaste qui éructe dans cette vidéo paraît assez barré, mais c’est qu’il a une mission le gars : aider le public à libérer ses émotions et faire connaître le CLE, ce mystérieux comité auquel, après une longue et intense réflexion, j’ai accepté de participer. On est comme ça au CLE, quand il s’agit de sauver le monde, on arrive toujours à donner un peu de notre personne.
J'aime le web, et accessoirement, j'en vis . Je livre ici mon point de vue de "professionnel de la profession" sur les infos - utiles ou futiles - que je glane au fil de mes rencontres sur la toile.