À la rentrée dernière, ce sont plus de 810 000 élèves de sixième, issus d’établissements scolaires aussi bien publics que privés sous contrat, qui ont participé à des évaluations nationales. L’idée est de mesurer leurs compétences en français et en mathématiques et de comparer les résultats aux éditions précédentes. Il s’agit de la neuvième édition de cet examen national annuel.
Selon la Depp (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance), le niveau global de français est stable par rapport à l’année précédente. Par rapport à la première édition, on note même une nette progression de six points. Les élèves les plus performants ne cessent de progresser, même si les élèves des groupes les moins performants eux, sont en recul de 3,9 points.
Malgré tout, le français continue de donner du fil à retordre aux collégiens. Certaines questions posées lors de cet examen national affichent un taux de réussite inquiétant, malgré la présence d’indices.
Problème de vocabulaire pour les collégiens ?
Les épreuves de français de cet examen visent à tester la compréhension écrite, orale ainsi que la maîtrise de la langue. En 2025, 92,8% des élèves ont été capables de comprendre la définition du mot “succulent”. Mais c’est l’expression “maladie chronique” qui a créé la confusion chez les collégiens. Ils ont dû répondre à la question suivante fondée sur l’analyse du vocabulaire : “les noms chronologie, chronomètre ou encore l’adjectif chronique viennent du mot grec chronos = le temps. Une maladie chronique est donc une maladie qui… “dure plusieurs années”, “fait beaucoup souffrir”, “est en train de guérir” ou “est extrêmement répandue””. Malgré quelques indices dans l’énoncé, ils ne sont que 71,3% à avoir trouvé la bonne réponse. Ainsi, un quart des élèves de 11 ans ne connaissaient pas le sens de cette expression, même avec un petit coup de pouce.
Ce n’est pas tout. L’examen national annuel a mis en lumière qu’un élève de 4e sur deux ne connaît pas le sens du mot “hypothermie” malgré plusieurs indices évocateurs. À la question “Si l’hypotension signifie qu’on a une tension artérielle inférieure à la normale. Si un thermomètre est un instrument qui sert à mesurer la température. Que signifie ‘être en hypothermie’ ?”. Ils avaient plusieurs propositions, comme “que la température est supérieure à la normale”, “que le thermomètre est plus petit que la normale”, “que la température est inférieure à la normale” ou encore “que la tension est inférieure à la normale”. Seulement 56,3% des élèves interrogés ont trouvé la bonne réponse, soit à peine un étudiant sur deux.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.