C’est toujours un régal pour les yeux d’admirer la pleine Lune illuminer la nuit de sa lumière blanchâtre, ou phénomène beaucoup plus rare, lorsqu’elle se pare de rouge. Mais les connaisseurs savent que ni l’une ni l’autre ne sont les meilleures périodes pour l’observer en détail.
Ce titre revient sans doute au premier quartier, une phase de son cycle où la Lune nous apparaît comme un demi-disque parfait, sa moitié droite baignée de lumière solaire, sa moitié gauche dans le noir absolu, séparées par une ligne franche qu’on appelle terminateur. Ce soir, 24 avril c’est le cas : huit jours après la nouvelle Lune, 57 % de son disque est visible depuis la Terre du côté éclairé, à une semaine de la pleine Lune du 1er mai. Le meilleur moment pour lever la tête vers le ciel et apprécier toute la beauté et la richesse de notre astre le plus proche.
La Lune sans maquillage
Alors, certes, nous ne la verrons certainement pas aussi bien que l’équipage d’Artemis II qui l’a survolée le 6 avril, mais la vue vaudra tout de même le détour, promis. Lorsque la Lune est en phase de premier quartier, le Soleil frappe sa surface avec un angle rasant, comme il le fait lorsqu’il se couche et qu’il allonge les ombres sur le paysage terrestre.
Éclairée ainsi, la surface lunaire est complètement mise à nu : ses gigantesques cratères se creusent en puits d’ombre aux parois saillantes. Les mers lunaires, d’immenses plaines de basalte solidifié issues d’anciennes éruptions volcaniques, se distinguent par leurs teintes sombres et contrastées. Le long du terminateur, la mer de la Sérénité et ses coulées de lave aux compositions différentes se révèle. Plus au sud, la mer de la Tranquillité s’étend en plaine sombre et uniforme, piquetée de petits cratères aux parois brillantes.
Les rilles, ces fractures tectoniques qui courent sur des centaines de kilomètres dans la croûte lunaire, apparaissent comme des entailles fines. Et les chaînes de montagnes qui bordent certains bassins d’impact projettent des ombres si longues qu’elles semblent presque disproportionnées depuis la Terre. Bref, la Lune nous montre son vrai visage, parsemé de rides et de cicatrices.
À l’œil nu, vous ne distinguerez que la coupure du premier quartier et les Mers comme des grandes taches sombres. En revanche, avec une paire de jumelles (même de qualité moyenne), vous aurez une vue imprenable sur les grandes lignes de sa morphologie. Si vous êtes équipé d’un vrai télescope, là, c’est la fête : vous pourrez presque tout voir et même tenter de localiser précisément les sites d’alunissage des missions Apollo. Le moment idéal pour sortir de chez vous pour en profiter ? Entre 22 h 00 et 00 h 30, avant que la Lune ne descende trop bas vers l’ouest.
- Ce soir, la Lune est en phase de premier quartier, offrant une vue détaillée de sa surface.
- Les cratères et mers lunaires sont particulièrement visibles grâce à l’éclairage rasant du Soleil.
- Le meilleur moment pour observer est entre 22 h 00 et 00 h 30, idéalement avec des jumelles ou un télescope.
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