La puissance des réseaux sociaux pour déclencher un mouvement de révolte populaire n’est plus à prouver. L’exemple des Gilets jaunes est encore dans toutes les mémoires. À l’époque, personne n’avait vu venir ce mouvement d’ampleur national, lancé par quelques anonymes sur les réseaux sociaux.
Pourrions-nous assister à un deuxième acte ? C’est plus ou moins ce que défend, sans se décrire comme la suite des GJ, le site « mobilisation 10 septembre ». Présent sur les réseaux sociaux, avec un peu moins de 1000 abonnés à l’heure où nous écrivons ces lignes, ce mouvement veut « bloquer le pays » à la rentrée.
Pourquoi ?
Face à un programme aussi violent, vous vous demandez sans doute ce qui pousse ces anonymes à entreprendre de telles actions. C’est évidemment la présentation du budget par François Bayrou le 15 juillet dernier qui a mis le feu aux poudres. Avec des annonces drastiques, permettant de faire des économies records, le Premier ministre s’est mis une grande partie de la population à dos.
Beaucoup lui reprochent de vouloir lancer une « année blanche », sans revalorisation des aides d’états et des pensions, ou encore la suppression de milliers de postes de fonctionnaires. Bien plus symbolique, la disparition de deux jours fériés, le lundi de Pâques et le 8 mai, ne passe pas.
Comment s’y prendre ?
Maintenant que les raisons amenant à cet « arrêt total et illimité du pays » sont connues, il faut se mettre d’accord sur la méthode d’action. Pour l’heure, les choses sont encore très floues. Sur le réseau social X, ex-Twitter, le compte « mobilisation 10 septembre » revient en boucle avec 3 mots d’ordre « Boycott. Désobéissance. Solidarité. »
Contacté par nos confrères du Parisien, un des fondateurs du mouvement, qui a préféré rester anonyme, assure que cette idée est « apolitique ». La mobilisation n’est pas guidée par un syndicat ou un parti politique. Elle a d’ailleurs été relayée ces derniers jours par des internautes, aussi bien d’extrême gauche que d’extrême droite.
Y a-t-il une chance de réussite ?
Face à cet appel sur les réseaux sociaux, beaucoup se demandent si elle a seulement une chance de « prendre » et d’aboutir à une véritable mobilisation dans les prochains mois. C’est évidemment très difficile à prédire, et l’exemple des Gilets Jaunes est la preuve vivante que cette métamorphose est possible.
Le mouvement du “10 septembre” prendra-t-il la même ampleur ? La seule réponse nous sera donné dans un peu plus d’un mois, lors de cette fameuse journée de rentrée qui s’annonce, quoi qu’il arrive, sous haute tension.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.