Passer au contenu

Vous avez plus de 20 Go sur votre forfait ? Vous payez surement pour rien

Les dernières données de l’Arcep sont clairs, les français utilisent une quantité limitée de données mobiles.

L’Arcep vient de publier un nouveau rapport sur « l’état de l’internet en France ». Dans ce troisième volet, l’Autorité de régulation des communications électroniques revient sur le développement des « intelligences artificielles génératives généralistes ». Selon sa présidente, Laure de La Raudière, ces IA pourraient devenir « de nouvelles portes d’accès à l’internet et à l’information en ligne. » 

Afin de garantir un « espace de libertés sur internet », Laure de la Raudière et l’Arcep ont présenté plus tôt cette année, une nouvelle stratégie baptisée « Ambition 2030 ». Derrière ce slogan, 9 objectifs concrets et 3 modes d’action différents.

Données mobiles : le paradoxe

En prenant connaissance de ce nouveau rapport, de 84 pages, deux chiffres ont particulièrement retenu notre attention. Ils montrent très bien un paradoxe de notre internet français, en ce qui concerne les données mobiles. Alors que 94 % des Français disent utiliser internet en 2024 (dont 84 % de façon quotidienne), une grande partie va sur le web avec leurs données mobiles.

Facturées tous les mois dans notre forfait téléphonique, elles sont décomptées en Go. À chaque connexion, vous perdez quelques octets. Tous les mois, votre solde remonte. L’Arcep estime que 32 % des Français disposent d’un forfait de plus de 100 Go.

Mais dans le même temps, la consommation moyenne n’est que de 16,6 Go par personne et par mois. Un chiffre en hausse (+1,7 Go par rapport à 2023), mais toujours très loin des offres proposées par les fournisseurs d’accès à internet. Les quatre opérateurs téléphoniques français (Bouygues, SFR, Free et Orange) proposent tous sur le site des forfaits avec plus de 100 Go.

L’écart entre offre et demande se creuse

L’un des fondements de notre économie, c’est le principe de l’offre et de la demande. Les opérateurs téléphoniques répondent à un besoin avec leurs forfaits. Ils permettent à des millions de Français de se connecter à internet avec leur réseau de données mobiles.

Mais cet écart n’est pas bon. Ni pour les consommateurs, qui ne payent pas le prix juste, ni pour l’environnement, qui lui paye le prix fort. En effet, 4,4 % de nos émissions de gaz à effet de serre sont liées au numérique. Afin de les réduire, l’Arcep et de l’Ademe veulent diminuer notre consommation de la 4G et la 5G. Les données mobiles ont une empreinte carbone 10 fois supérieure au Wifi.

Un projet de loi

Afin de réduire notre consommation des données mobiles (ou au moins nos forfaits), l’Ademe travaille sur un projet de loi. Ce dernier vise à mettre en place une « tarification progressive ». Ce système existe déjà dans certains pays, notamment scandinaves.

Une méthode déjà utilisée par certains opérateurs, comme Prixtel. Le fournisseur d’accès à internet propose 3 offres, en fonction des besoins des utilisateurs. Ces paliers vont de 60 Go à 300 Go pour les plus gourmands.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech