SFR est à vendre. L’opérateur téléphonique détenu par Patrick Drahi doit être racheté avant la fin d’année. Une opération très complexe. Bouygues et Free, les deux concurrents de SFR qui s’intéressent à ce rachat, doivent se partager le gâteau.
Ils lorgnent tous les deux sur les 20 millions d’abonnés mobiles de SFR, mais personne ne veut récupérer le réseau et les antennes de l’opérateur. Bouygues, qui co-utilise déjà 15 000 antennes avec SFR depuis près de 10 ans, devrait logiquement reprendre ce vaste réseau.
Mais une telle opération entraînerait un surcoût. Au final, la facture est estimée à environ 300 millions d’euros. Quitte à dépenser cette somme, Bouygues veut récupérer davantage d’abonnés que Free, qui ne montre aucun intérêt pour le réseau et l’infrastructure de SFR.
Une question de gros sous
Une fois les abonnés mobiles répartis, Bouygues et Free ne sont pas encore au bout de leurs peines. Les deux opérateurs vont devoir se partager les six millions d’abonnés internet (hors abonnement fibre). Logiquement, c’est Bouygues qui devrait remporter le gros lot, pour des questions légales.
Selon les informations de nos confrères de BFM TV, Free dispose déjà de 25 % de ces parts de marché (Orange 32 %) et l’Autorité de la concurrence ne laissera pas ces deux acteurs se renforcer encore davantage. Viennent enfin les abonnés à la fibre de SFR. Ils sont des millions, et leur répartition s’annonce comme un véritable casse-tête.
Un découpage géographique ?
Pour faciliter les choses, plusieurs personnes, venant des deux camps, proposent un découpage géographique des abonnés. Dans cette situation, une gestion au cas par cas n’est pas possible et les abonnés de SFR n’auront pas leur mot à dire sur l’opérateur qui récupère leur contrat.
Dernier point de bataille entre Free et Bouygues, c’est SFR Business. Le service professionnel de l’opérateur est l’un des plus rentables. À lui seul, il réalise plus de 400 millions d’euros de marge et vaudrait autour de 3 milliards d’euros.
Quoi qu’il en soit, les négociations sont encore loin d’être finies. Surtout qu’Orange s’emmêle depuis quelques semaines. L’opérateur numéro 1 ne veut pas que la fin de SFR signe le terme de son règne. La marque veut récupérer sa part du gâteau. Elle compte bien piocher dans les 20 millions d’abonnés mobiles de SFR pour se renforcer encore davantage.
Du côté de Patrick Drahi, le temps presse. Les chiffres ne sont pas bons et les dettes s’accumulent. Il espère conclure une vente autour des 20 milliards d’euros le plus rapidement possible.
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