Dès 2020, Uber vous enverra en l’air dans des taxis conçu avec la NASA

Pressé de tourner la page des multiples péripéties de ces dernier mois, Uber pense au futur et voit loin. Très loin.

La tête dans les nuages ?

Uber en rêve depuis quelques mois déjà, et commence à se rapprocher de la réalité. Jeff Holden, chef de produit de l’ex-startup, a dévoilé de nouveau détails sur son projet de taxis volant, lors du WebSummit 2017 qui se tenait le 8 novembre. Finalement (et sobrement) baptisé Uber Air, ce service a pour vocation de proposer des voyages aérien de courtes distances et pour un nombre restreint de passagers. En d’autres termes, les véhicules d’Uber Air se présentent comme un croisement entre une voiture et un hélicoptère.

Malgré ces similitudes, ces véhicules « sont différents des hélicoptères car ils sont beaucoup plus silencieux, sûrs et abordables, et plus respectueux de l’environnement », assure l’entreprise. Dans un premier temps, des pilotes prendront le contrôle de ces véhicules hors normes. Uber est ambitieux, et envisage une production massive de ces sortes de drones d’ici 2023, date de lancement du service.

Un service simple, et pour tous

Techniquement parlant, ces engins décollent et atterrissent donc verticalement. Cela a pour avantage de limiter la surface des zones de décollage, baptisées Skyports, accessibles sur le toit des immeubles. Il suffira alors de commander son drone via l’application Uber, aussi facilement qu’on on le fait actuellement pour une voiture. L’objectif est ici de faciliter les transport intra-urbains en décongestionnant le trafic des mégapoles américaines et européennes.

Lors d’une interview, l’homme a déclaré : « Notre but est de rendre ce mode de transport plus économique que l’utilisation d’un véhicule personnel. Nous y arriverons en produisant ces appareils en masse et de façon automatisée, un peu comme des voitures (avec une conception mécanique simplifiée requérant moins de maintenance), en optimisant leur consommation énergétique, en les exploitant de façon intensive »

La NASA et de l’IA pour les plans de vol

Dans un second temps, Uber envisage de se séparer des pilotes et de rendre ses machines volantes totalement autonomes. pour un projet aérien de telle envergure, qui de mieux comme partenaire que la NASA. Le spécialiste astro-spatial américain n’aura pas pour mission de construire les drones, mais de collaborer à la création d’un logiciel de gestion du trafic aérien de basse altitude. S’intercalant spatialement entre le trafic routier et la trafic aérien, la NASA aura donc la lourde tache de créer un plan de circulation autonome sécurisé. 

Avant de faire de ce projet une réalité, Uber passera par des phases de tests dans les villes de Dubai, Dallas et Los Angeles. Ces essais grandeur nature sont programmé pour 2020. Uber Air devrait ensuite progressivement se placer comme alternative à UberX à partir de 2023 à l’échelle mondiale.


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