2022 restera comme l’une des années les plus chaudes de l’histoire moderne. Au cours des 12 derniers mois, le mercure a atteint des sommets à cause d’épisodes caniculaires et une fin d’année très douce. Selon les plus grands laboratoires scientifiques, l’année 2022 fait partie des cinq pires années depuis le début du XVIIIe siècle.
Un premier rapport de l’organisation mondiale de météorologie (OMM), publié en octobre, tirait déjà la sonnette d’alarme. La température moyenne sur Terre a ainsi connu une hausse de 1,2 °C par rapport à l’ère préindustrielle. C’est la huitième fois en autant d’années qu’elle est supérieure de plus d’un degré à la période de référence.
Cette semaine, c’est le centre européen Copernicus qui vient de rendre publique sa conclusion. Il confirme les chiffres de l’OMM de +1,2 °C. Dans le détail, le programme d’observation de l’UE estime qu’il s’agit de la « deuxième année la plus chaude de l’histoire » à l’échelle européenne.
En premier lieu, les maximums de températures étaient des données préoccupantes. Le Royaume-Uni a ainsi connu son pire épisode caniculaire des temps modernes. La situation n’est pas meilleure dans la péninsule ibérique. Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol, déplorait au cœur de l’été 500 morts en quelques jours après le passage d’une vague de chaleur inédite.
2022 : une année brûlante
Un constat partagé de l’autre côté de l’Atlantique par la NASA. L’agence spatiale américaine classe 2022 au même niveau que 2015, dans le top 5 des années les plus chaudes depuis 1850. Dans tous ces rapports, l’activité humaine est jugée coupable.
Les émissions de gaz à effet de serre mais aussi la déforestation ont des conséquences dramatiques sur le climat. Afin de ne rien arranger, le courant marin La Niña — responsable d’un refroidissement de taille des eaux dans le Pacifique — est très calme depuis quelques années.
Selon le laboratoire de l’université Berkeley, cette année a été un record absolu de température pour 8,5 % de la planète. 850 millions de personnes ont été touchées par ces vagues de chaleur potentiellement mortelles.
Une situation inarrêtable ?
Les scientifiques ne sont d’ailleurs pas très optimistes pour 2023. Ils s’attendent toujours à une faible activité de la Niña. L’Océan, qui capture 90 % de la pollution, pourrait de son côté arriver à saturation, accélérant encore le réchauffement climatique.
L’accord de Paris, signé en 2015, espérait maintenir la température mondiale sous les +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Les huit dernières années ont déjà atteint cette limite, la dépassant par endroits.
Les prévisions les plus pessimistes estiment aujourd’hui que le réchauffement climatique va continuer, entraînant une hausse du mercure de 5 à 7 °C. Avec de telles températures, la vie dans de nombreuses régions serait tout simplement impossible.
Quelles conséquences en France ?
La montée des eaux aurait ainsi raison des atolls du Pacifique, mais aussi des provinces côtières américaines et européennes. Avec une augmentation de trois degrés, le climatologue David Wallace-Wells projette dans son livre « la Terre inhabitable » que la fréquence des incendies autour de la Méditerranée va doubler. À cause de la fonte des glaces, des villes comme Toulon, Bordeaux ou Biarritz pourraient disparaître.
Avec un réchauffement moyen de 4 °C, c’est tout le littoral atlantique français qui serait menacé. Le sud de l’Europe serait lui devenu invivable, avec des températures en plein été au-dessus des 53 °C.
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