James Webb vient à peine de fêter son premier anniversaire qu’il est déjà de l’histoire ancienne. L’agence américaine dévoile les contours de son successeur qui prendra place dans le ciel autour de l’an 2040.
« HWO » pour Habitable World Observatory (observatoire des mondes habitables) sera un télescope de toute nouvelle génération. Selon les plans présentés par Mark Clampin, directeur en charge de l’astrophysique à la NASA, HWO mesurerait près de 15 mètres.
Beaucoup de points restent encore à éclaircir pour ce télescope, mais les premières lignes du projet sont déjà là. L’objectif scientifique d’un tel appareil a notamment été établi par la NASA. L’agence spatiale américaine veut partir à la chasse aux aliens et comme son nom l’indique HWO tournera son miroir vers les « mondes habitables ».
HWO : le petit frère de James Webb
Le projet HWO reprend les grandes lignes de JWST. Grâce à plusieurs instruments, James Webb est capable de faire de la spectrométrie. Il déduit la composition d’une atmosphère en fonction des perturbations qu’elle provoque sur la lumière.
Avec ces informations James Webb peut établir une liste d’exoplanètes « potentiellement habitable ». Mais l’appareil n’arrive pas à aller beaucoup plus loin. C’est avec ce postulat de départ que Clampin a présenté le projet HWO.
Avec ce télescope, la NASA serait susceptible d’avoir des images inédites de ces mondes lointains. Si l’idée n’est pas de s’y rendre, l’objectif pour les scientifiques est plutôt de comprendre les mécanismes à l’œuvre dans la création d’une planète comme la Terre.
Un télescope dans l’air du temps
L’autre spécificité annoncée par Clampin lors de sa présentation, c’est la capacité du télescope à se « réparer ». Logé sur un des points Lagrange (une zone du ciel où la gravité de la Terre et celle du Soleil s’équilibrent) à plus de 1,5 million de kilomètres de nous, la NASA veut pouvoir raccommoder l’appareil s’il en éprouve le besoin.
À une telle distance, les restaurations ne pourront pas être faites par des humains. Ce sont des robots qui seront en charge du service après vente. Ils devraient pouvoir se rendre sur place en trois à quatre mois selon les informations préliminaires fournies par Clampin.
La NASA est loin de ce lancement et se contente pour le moment des données du télescope James Webb. Malgré le bon avant technologique, un projet comme HWO permet d’ouvrir de nouvelles perspectives d’observation.
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