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2023 était l’année la plus chaude jamais enregistrée, mais 2024 s’annonce encore plus inquiétante

2023 est bel et bien l’année la plus chaude de l’histoire de la Terre. Un triste record qui pourrait être battu dès l’an prochain ?

L’observatoire européen Copernicus avait été le premier à rendre son verdict la semaine dernière. Ce vendredi, c’est l’organisation mondiale de météorologie (OMM), la NASA et la NOAA qui confirment le verdict. 2023 aura été l’année la plus chaude de l’histoire.

Cette nouvelle donnée démontre, une fois de plus, que le réchauffement climatique n’est plus une thèse “possible” mais bien une réalité de la vie courante. La planète connaît une évolution historique de ses températures, ce qui modifie considérablement le climat.

2024 sera encore pire ?

En fin d’année 2022, l’OMM, la NASA et la NOAA avait déjà dressé le même bilan. La question est donc de savoir si 2023 signera cette année la fin d’une montée en puissance cataclysmique des températures, ou si cette année ne sera qu’une étape de plus dans le réchauffement de la planète ?

Selon Russ Vose, le chef de l’équipe en charge de l’analyse des données au sein du NOAA, les projections ne vont pas dans le bon sens. En effet, il estime qu’il y a “une chance sur trois” pour que 2024 soit plus chaude que 2023.

Dans “99% des cas” cette année 2024 qui nous attend fera partie des 5 années les plus chaudes de l’histoire de la planète, dépassant de ce fait l’historique année 2003 et sa canicule.

El Nino n’arrange rien

L’été 2021 qui avait été particulièrement chaud en Europe ne ressort que peu dans l’historique des données de la NOAA, la NASA et de l’OMM. La faute à El Nina. Ce puissant courant marin du pacifique refroidit ou réchauffe l’atmosphère.

Avec El Nina, les eaux froides de l’Antarctique remonte et refroidissent le Pacifique dans son ensemble, facilitant le refroidissement de la planète dans son ensemble. Mais 2024 devrait être marqué par le passage d’El Nino, l’exact inverse.

Ce phénomène naturel devrait donc réchauffer le Pacifique pendant encore quelques mois, causant un été austral particulièrement chaud. Les premières conséquences de ce réchauffement des températures ont déjà été constatées au Brésil. À la fin du mois de décembre 2023, la ville de Rio de Janeiro a mesuré 59,3 °C dans son centre-ville. Une température historique pour un territoire austral.

Les accords de Paris, déjà obsolètes ?

En 2015, lors de la COP21, 195 nations signaient les accords de Paris. Ces derniers devaient assurer une limitation du réchauffement climatique sous les 2°C. Dans plusieurs prises de parole, les gouvernements de l’époque s’engagent par ailleurs sur une limitation autour de 1,5°C d’ici à la fin du siècle.

Problème, OMM vient de calculer que l’année 2023 aura été plus chaude de 1,45°C par rapport aux moyennes préindustrielles. L’objectif de l’accord de Paris est donc quasiment atteint, huit ans seulement après sa signature.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. Je pense à cette dramatique anecdote : on avait retrouvé les corps calcinés de joueurs de machines à sous dans un casino de Las Vegas, tant accrochés qu’ils défièrent les flammes qui envahissaient le lieu de déperdition. Les forces de l’argent peuvent ainsi bloquer jusqu’à l’entendement ceux qui s’y perdent. Je ne suis pas loin de penser qu’il en va de même présentement avec une planète soumise à des joueurs invétérés qui ne peuvent tout simplement pas remettre en cause leur soif inextinguible du profit.

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