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El Nino : quel est ce phénomène qui promet des canicules records en 2023 ?

Selon le dernier rapport des Nations Unies, El Nino a 80% de chance d’arriver d’ici septembre, entrainant une vague de chaleur.

C’est une très mauvaise nouvelle pour le climat. Le phénomène El Nino devrait faire son retour selon l’OMM (organisation mondiale de la météorologie). Dans son dernier rapport, cette instance rattachée aux Nations Unies s’alarme sur les effets à venir d’El Niño d’ici à la fin de l’année.

Les prévisions ne sont pas très optimistes. El Niño devrait frapper au cours de l’été dans 60 % des scénarios. Un chiffre qui montre à 80 % pour une arrivée en septembre. Selon l’OMM à ce retour, le premier depuis 2019 devrait marquer un « pic du réchauffement climatique ». Les premiers effets seront visibles en fin d’année mais c’est surtout 2024 qui devrait être impactée.

La fin d’année devrait donc être particulièrement chaude. L’OMM s’attend à une augmentation du nombre de canicules par rapport à un été 2022 déjà particulièrement chaud. Les catastrophes climatiques devraient elles aussi être plus nombreuses, notamment dans le Pacifique Sud, région de naissance de ce phénomène météorologique unique.

Qu’est-ce que le phénomène El Niño ?

El Niño est à l’origine un courant marin chaud dans le Pacifique Sud. Il se forme au large des côtes du Pérou et de l’Équateur réchauffant le littoral. Historiquement son arrivée signifie une saison de pêche gargantuesque, les eaux chaudes aidant à la prolifération des phytoplanctons.

Il faut attendre les années 90 pour que les scientifiques démontrent l’existence d’un lien de corrélation entre le passage d’El Niño et un réchauffement planétaire à court terme. À partir de là, ce terme ne désigne plus seulement le courant marin doux du Pacifique Sud, mais bien l’ensemble des conséquences climatiques de ce dernier.

En plus de réchauffer l’eau au large de l’Amérique du Sud, il a un impact sur la température à l’échelle mondiale. Lors de son très fort passage de 1982-1983, ce sont plus de 250 cm de pluies qui sont tombées sur l’Équateur et le Pérou, un record toujours d’actualité.

En 2014-2016, l’un des passages les plus violents d’El Niño a provoqué des canicules et des records de chaleur à l’autre bout du monde, dans le désert pakistano-indien du Cachemire. Les climatologues n’ont cependant trouvé aucun lien entre le réchauffement climatique et la fréquence d’apparition de ce courant marin. Sur les 20 dernières années, El Niño est déjà « passé » quatre fois. Entre 1900 et 1940, il n’était passé que 5 fois.

L’arbre qui cache la forêt

Le passage d’El Niño à la fin de l’année devrait donc marquer le retour des canicules ainsi que des catastrophes climatiques pour 2024. Mais l’OMM ne s’y trompe pas, ce courant chaud venant du cœur du Pacifique ne doit pas faire oublier le réchauffement climatique global, causé par l’activité humaine.

Le dernier rapport du GIEC est assez alarmant. La hausse des températures est entrée dans un « cercle vicieux » et même un arrêt total de nos émissions de gaz à effet de serre n’arriverait pas à stopper les désastres du réchauffement climatique. Il est ainsi déjà trop tard pour les glaciers qui vont fondre dans les prochains siècles.

Souvent utilisé par les climatosceptiques pour justifier un été particulièrement chaud, El Niño n’est en rien une solution miracle. Ce courant chaud est au contraire à prendre comme un avertissement sans frais d’un réchauffement planétaire sur le court terme.

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1 commentaire
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  1. Bonne nouvelle nous ferons des économies d’énergies que nos élites s’ingénient à augmenter par des mesures stupides !

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