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3 000 € d’écart pour la même voiture ? Pourquoi l’Opel Corsa GSE fait très mal à la Peugeot e-208 GTi

L’Opel Corsa muscle son jeu avec la version GSE. Forte de 281 ch, cette boule de nerfs électrique s’équipe d’un différentiel à glissement limité sur le train avant et revoit son châssis pour une meilleure agilité. De quoi inquiéter sa cousine la Peugeot e-208 GTi…

Les Peugeot e-208 GTi et Opel Corsa GSE donnent toutes deux la banane au volant. Après les avoir conduites, je confirme que le différentiel à glissement limité contient superbement le patinage des roues avant. Dans les deux cas, les 281 ch passent remarquablement bien au sol, y compris en courbes. Les sensations de conduite sont-elles proches ? L’écart de prix entre les deux cousines est en tout cas à l’avantage de l’Opel facturée 39 990 €. Mon arbitrage est fait.

3 000 € d’écart pour la même fiche technique : où passe votre argent ?

Pour 3 000 €, vous pouvez vous offrir un tas de choses. Refaire les meubles de votre cuisine, partir une semaine aux Maldives, acheter une voiture pour le fiston… Les horizons sont multiples et possibles en choisissant la Corsa GSE par rapport à la e-208 GTi. Les prestations sont identiques avec 281 ch, 345 Nm de couple, un 0 à 100 km/h en 5,5 secondes et une batterie de 54 kWh offrant plus de 350 km d’autonomie.

La Peugeot compte surtout sur son positionnement plus premium et sa griffe GTi bien plus suggestive que la GSE. Et c’est à bord que cela saute aux yeux : l’habitacle de la lionne est plus moderne avec un dessin mieux travaillé grâce au i-Cockpit. Le petit volant avec son instrumentation en trois dimensions est donc de retour. Rien de cela dans la Corsa GSE, qui mise sur un agencement plus classique. Selon moi, cela ne vaut pas les 3 000 € d’écart.

Opel Corsa Gse (5)
© Opel

À équipement quasi identique, une option nocturne qui fait pencher la balance

La Peugeot et l’Opel se marquent à la culotte en termes d’équipements. S’agissant des versions les plus haut de gamme, la dotation est particulièrement fournie, avec notamment en série les feux à LED, la climatisation automatique, les sièges baquets, le volant partiellement garni d’Alcantara, les jantes de 18 pouces, l’écran tactile de 10 pouces et la conduite semi-autonome.

En décortiquant bien les deux listes, une seule différence se signale au rang des options. La Peugeot propose un toit panoramique contre 650 €, ce qui n’est pas le cas de l’Opel. Celle-ci réplique avec les feux Matrix LED facturés 700 €. Deux philosophies qui se valent, même si nous avons une préférence pour les optiques de l’allemande, plus sécurisantes de nuit que le toit vitré de la française, qui illumine juste l’habitacle.

Opel Corsa Gse (6)
© Opel

Payer 3 000 € de plus juste pour le blason GTi ? Mon verdict est sans appel

Le dernier point sur lequel les deux autos pourraient se démarquer est donc la conduite. On sait que les Opel ont toujours été réglées plus fermes que les autres marques du groupe Stellantis. Les Peugeot, elles, jouent systématiquement la carte de l’agilité sans trop perdre en confort. Est-ce que ces deux états d’esprit seront respectés sur les variantes sportives que sont les GTi et GSE ?

Opel est en tout cas fier d’annoncer une mise au point du châssis sur l’impitoyable Nürburgring. Un châssis qui se veut modifié par rapport aux versions roturières doublé d’un réglage spécifique de l’accélérateur, de la direction et de l’ESP. Intéressant, même si la Peugeot suit la même recette. Pas depuis le Nürburgring, seulement… Seriez-vous prêt à débourser 3 000 € de plus pour le blason GTi ? Clairement pas moi…

Opel Corsa Gse (7)
© Opel

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