5 points que je vérifie avant de publier un article

Le blog est un media spontané. Parfois un peu trop. La spontanéité c’est bien (c’est aussi l’un des élements , mais quand on publie comme on respire il arrive que l’on soit confronté a quelques petites surprises, pas forcément agréables (sujet déjà traité par plusieurs blogs avant vous, service foireux ou sans réel intérêt, buzz

Le blog est un media spontané. Parfois un peu trop.
La spontanéité c’est bien (c’est aussi l’un des élements , mais quand on publie comme on respire il arrive que l’on soit confronté a quelques petites surprises, pas forcément agréables (sujet déjà traité par plusieurs blogs avant vous, service foireux ou sans réel intérêt, buzz déguisé, etc).

Il existe à mon sens deux attitudes possibles et opposées avant la rédaction et la publication d’un article (ceci concerne principalement les articles d’information, pas les réflexions personnelles, par définition uniques) :

ne pas se soucier du tout de ce qui a déjà pu être dit et écrit avant sur le sujet. C’était ma façon de bloguer jusqu’à il y a peu. En effet, quand vous traitez d’un sujet aussi vaste et convoité que les tendances du web il y a de grandes chances pour que vous ne soyez pas le premier sur l’affaire, sauf si vous vous appelez TechCrunch bien sûr. A quoi bon alors se faire du mal à guetter si tel ou tel a déjà écrit sur ce nouveau service web 2.0 qui déchire tout ? Dans ce cas vous pouvez plier vos gaules et fermer votre blog car – à quelques rares exceptions près – vous n’aurez pas de scoops. Regardons ce qui se pratique dans les média traditionnels (même si tout ne constitue pas un exemple à reproduire) : Le Point s’interdit-il de publier un article sur tel sujet au prétexte que celui-ci a déjà été couvert par L’Express la semaine précédente ? Je ne le crois pas.

– faire au contraire une veille consciencieuse et détaillée de ce qui s’est dit avant sur le sujet que vous vous apprêtez à traiter. Vous décidez alors de publier quand même votre article en toute connaissance de cause, la lecture des points de vue de vos confrères vous apporte un complément d’information, et vous transmettez à votre tour votre propre vision des choses. A conditions que vous en ayez une, de vision.

J’avoue que j’oscille un peu entre ces deux façons de fonctionner, selon le sujet, l’humeur du moment, et le point de vue différent qui peut être le mien. Cependant je sens un glissement progressif de la première vers la seconde, observant avant toute publication une poignée de règles qui se sont imposées naturellement au fil du temps et de l’expérience, et que je soumets à votre appréciation :

1. ce site (ou service ou logiciel) a-t-il déjà été traité, et par qui ? Un petit détour par Google devrait vous renseigner sur le niveau de buzz déjà généré par le sujet. Si la première page de résultats propose plus de 4 ou 5 liens sur le thème, c’est plié, je passe à autre chose. Un seul lien suffit s’il s’agit de TechCrunch (US ou FR)

2. ce site apporte-t-il une réelle innovation ? N’est-il pas la copie – même involontaire – d’un truc déjà existant ? Je ne prétends pas traiter uniquement de services 100% innovants mais il n’y a rien de plus décevant que tester et chroniquer un site pour s’entendre dire dès les premiers commentaires que ça existe déjà ou que ce site est la réplique exacte de tel autre. Quand cela arrive c’est que j’ai mal fait mon job. Frustrant.

3. qui est derrière ce site ? Je me méfie comme de la peste du buzz de marque déguisé en supermachin web 2.0 qui a pour unique but de faire parler de cette dernière en mettant le blogueur sur une fausse piste. Jusqu’à présent je ne m’en suis pas trop mal tiré, mais méfiance, personne n’est à l’abri de relayer un buzz à la con. Je me souviens notamment d’un machin très bien fait il y a quelques mois pour une… lessive ! Le pitch était alléchant et il fallait vraiment chercher et faire sa petite enquête pour remonter le filon et s’apercevoir que derrière le site en question il y avait un géant des cosmétiques. Bueurk.

4. le service est payant ? Puisque nous sommes dans une phase de l’éco-système internet ou la plupart des grands services sont gratuits, je me méfie de ce qui ne l’est pas. S’agissant de logiciels, pas de problème, mais s’agissant de services web, même si je ne remets pas en cause leur légitimité, je regarde à deux fois avant de délivrer l’info, notamment en essayant d’identifier la société qui se trouve derrière, mais également en cherchant si un tel service n’existe pas déjà en version gratuite

5. Y a-t-il un blog, un forum, des premiers avis d’utilisateurs ? Lire le blog, les commentaires ou le forum du site en question. S’il existe, évidemment. Rien de tel pour se faire déjà une idée sur le service à chroniquer, même si on se doute bien que les commentaires peuvent éventuellement être modérés.

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26 commentaires

  1. Je pense qu’honnêteté intellectuelle résume votre démarche… La question que l’on doit se poser est : est-ce intéressant pour les lecteurs, que la critique du service soit bonne ou mauvaise. Est-ce que j’apporte un point de vue intéressant, même si le sujet est déjà traité. Quel sujet n’a pas déjà été traité ? C’est votre partialité et votre vision qui sont aussi intéressantes que le service que vous présentez, à mon sens…

  2. Relire son texte.

    Plier les gaules si techcrunch en a déjà parlé, c’est un peu rèche.

    Du coup, pour les paranos, vérifier si personne n’a publié d’article sur le sujet pendant qu’on était en train de rédiger 😉

  3. Avant je ne vérifiais pas si trop de gens avaient parlé du même sujet mais c’est vrai que c’est pas mal, surtout au niveau référencement, merci Eric pour ce super conseil (bien qu’au départ ce n’en soit pas un ^^)
    Dupin is the Web God !

  4. C’est interessant à lire et ça colle pas à la manière dont tes articles sont construits.

    Pour ma part, puisque tu demandes un avis, je m’interesse moins au sujet et plus à la vision. Pour moi c’est #1.

    Je ne parle d’un sujet que si j’ai quelque chose à dire sur le sujet. Ca ne me dérange pas que le sujet ait déjà été traité 1000 fois (en photo, de toute façon, c’est encore pire qu’en Web 2.0 : avec presque 200 ans d’histoire derrière nous, presque tous les sujets ont déjà été traité) mais je veux une vision, un angle d’approche, une idée, une joie ou une déception.

    Et c’est ça, plus que le sujet en temps que tel, qui forme l’ossature de mon article. Qu’il s’agisse d’une émission audio/vidéo ou d’un billet pour le blog écrit que j’ai lancé récemment.

  5. J’aurais ajouter un point 6) « Je teste le service en question pour voir s’il est aussi efficace/pratique/fonctionnel/etc. que ce qui est dit dans le communiqué de presse ou sur la page d’accueil du service en question ».

  6. Le gratuit est-il nécessairement le modèle à imposer aux services web ? Je veux dire : pourquoi acheter un logiciel serait pertinent, alors qu’acheter un service logiciel ne le serait pas ?

    Je ne pense pas qu’il faille faire de distinction entre gratuit et payant et préférer le gratuit systématiquement. D’ailleurs, le gratuit est parfois plus cher qu’on ne le pense, si l’on y ajoute le temps de formation, de support technique ou que sais-je encore.

    Le rapport qualité/prix, lui, me semble plus pertinent que le prix seul. La qualité est en effet un facteur à ne pas négliger !

  7. Perso, je suis entrain de réduire mon champ de lecture des blogs, trop grosse consommation de temps… donc si un sujet a déjà été publié, je peux passer à côté. Je pense qu’on lit un blog ou un journal, parce qu’on apprécie le ton, l’analyse ou la mise en perspective, l’exclusivité n’est pas vraiment un facteur de différenciation. Sur les 5 points, je les trouve très pertinents, surtout pour le blog ou le forum… A ce sujet il y a un très bon billet de Mathilde de Bagatelles ce matin sur « moins de sources, plus d’information »
    http://www.bagatelles.fr/blog/index.php/

  8. la check liste est là grosso modo
    pour avoir cocher des équipes d’éditeurs online, le besoin d’un secrétaire de rédaction est capital dès qu’il y a plusieurs auteurs sur un site/blog(relecture, icono, vérification des sources) pour s’assurer que l’instantanéité de la publication ne nuit pas à la qualité de l’info

  9. Bon article.
    J’y ajouterai la vérification des copyrights des médias à insérer dans l’article. A quand un article sur les points liés à la publication en elle-même ? (images, mise en page, orthographe, prévisualisation…).

  10. Pour moi, à un niveau bien plus petit, c’est surtout la façon dont je vais traiter le sujet et non le sujet en lui-même qui me dicte ma démarche.
    Si j’ai la même vision que la majorité alors je me tais, pas la peine de rajouter ma voix au brouhaha ambiant. Par contre, si mon avis dénote, je le donne et je cherche pourquoi je pense différemment…

    Mais bon, c’est aussi parce que je traite d’actualités (non technologiques).

  11. @Eric:
    queques questions pour mieux comprendre le point de vue exprimé:
    1- renoncer à parler de quelque chose qui a déjà été traité, n’est-ce pas renoncer à vouloir apporter quelque chose d’original (faire « mieux » ou en tout cas plus que les autres), et se contenter de « nouvautés »?

    2- –> blogueur « généraliste » contre blogueur « spécialiste »?
    Média d »information » contre média d' »opinion » ?

  12. Un blog est à la base un espace perso. Si on balance une info sans point de vue, on se noie dans la masse des gens qui le font, et en plus, je n’en vois pas l’intérêt !
    A mon petit niveau, je parle de choses que j’aime, les livres pour les enfants, les évènements en Lorraine, mais dans le but de donner envie aux autres de les découvrir, par pour faire un catalogue.
    Quand je regarde (parfois) ce qui a déjà été écrit sur le sujet que je traite, c’est pour recouper les informations, et ne pas dire d’âneries ! Si c’était un métier, je parlerais de « conscience professionnelle »…

  13. Eric

    @Guillaume, disons que je renonce à parler d’un sujet déjà évoqué s’il l’a été à plusieurs reprises par plusieurs sites avant moi, et si je n’ai rien de plus à apporter. Bien sûr si je pense avoir un point de vue différent c’est l’inverse, le fait qu’il ait été déjà évoqué renforce d’autant mon argumentaire

  14. Ravi que tu prennes ce chemin Eric. L’écriture d’article n’est pas une course au scoop. On connait les dérives avec les fausses annonces mortuaires.

    Je te rejoins tout à fait sur ce point : on peu parler d’un service même s’il a déjà été traité. L’important est d’y apporter sa vision, son avis.

  15. Je comprends pas du tout l’histoire de ce mefier de ce qui est payant … C’est plutot l’inverse non ?
    Un super service qui demande plein de ressources gratuit c’est louche non ?

  16. Après tout dépend de la matière traitée par le blog.
    Le mieux serait de créer un texte original et d’être la source de l’information ( plus facile à dire qu’à faire ), il me semble tout de même que le point de vue exprimé s’il apporte un oeil différent et « intéressant », peut reprendre un sujet traité x fois.

    ( ceci reste très subjectif et laissé à la libre appréciation du lecteur 😉 )

  17. Pingback: L’effet papillon : de la sélection des billets « [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  18. Bonjour;
    je suis un chercheur indépendant je ne fais partie à aucune institution ni établissement ! je travaille seul chez moi , et aprés de longues recherches et de fouilles je suis enfin arrivé à un résultat prouesse.
    C’est que je suis arrivé à trouver un moyen de compensation de ce qui est arrivé à notre atmosphère .C’est un nouvel appareil qui serve à compenser l’atmosphère.
    ————– je l’ai appelé : PULVERISATEUR-EAUIENN ———————————–
    eauien ————- mot nouveau pour la langue française et j’aimerai bien que le DICTIONNAIRE français consentit ce nouveau substantif.
    et j’ai appliqué la même procédure sur  » LE SYSYTEME IMMUNITAIRE  » de l’homme et la relation : HOMME————-TERRE a donné ces premiers friuts ——– les prémices.
    c’est que le virus du SIDA ou celui du CANCER ne meurt pas plutôt ne meurt jamais même si on reste des siècles et des siècles à courir à leurs trousses ( les virus).
    pourquoi? parce que le virus du SIDA est toujours approvisionné par quelque chose dont il a besoin et cette chose se trouve sans cesse dans les aliments , les boissons et en l’occurrence la respiration car l’homme respire plus qu’il mange et boive .15000 litres d’air par jour suffisent largement pour approvisionner le virus de quoi il en a besoin.
    pour cela un PLAN explicatif est a ma possession et qui explique comment pourrions-nous cambattre ce maudit virus .
    je suis à la disposition des sociétés laboratoirs pour en faire part dont l’intention de produire les faits .
    — mon e-mail : baaloudjbouguerra@yahoo.fr
    — mon tél : 00213663863899 jusqu’à minuit.
    observtion: il s’agit de quelque chose de nouveau .
    merci au revoir.

  19. Bien en tant que nouveau dans le monde de blogeur (et totalement amateur pour le moment) . Je dis déjà merci pour les articles (astuces) et aussi à @blauesauser les 12… ça aide beaucoup !

    Et je plussoie Rachel sur les blogs…

    ps: je suis sûr qu’une photo de la chatte de mon voisin n’intéressera personne, c’est un pote à moi qui l’ a filé, il avait 4 (humour). (toujours sortir sur de l’humour, dirait Bruno Salomone lol)

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