7 caractéristiques pour un bon nom de domaine

Trouver un bon nom de domaine n’est pas chose aisée :

  • les contraintes techniques et lexicales sont importantes
  • il y en a de moins en moins de disponibles

Trouver un bon nom de domaine n’est pas chose aisée :

  • les contraintes techniques et lexicales sont importantes
  • il y en a de moins en moins de disponibles

En fait l’évolution du marché des noms de domaine me fait penser à celui du foncier : si vous me permettez cette métaphore un peu radicale, je comparerais volontiers cette évolution à celle de l’île de Manhattan, qui n’était qu’une vaste friche vendue pour une bouchée de pain à un hollandais au 17ème siècle. Les terrains ne valaient pas grand chose. Au début du web, les noms de domaine non plus, même si en enregistrer un coûtait paradoxalement plus cher qu’aujourd’hui.
Sur ce désert numérique on pouvait bâtir tranquillement sa stratégie de noms de domaine en déposant pratiquement tous les termes correspondant au champ lexical de son activité. Comme ces pionniers qui ont conquis un bout de terrain pour construire leur première habitation sur ce qui plus tard allait devenir New-York…
Cependant, à l’époque (1997-2000) certains ont déjà raté le coche en omettant d’enregistrer leur nom de domaine, avec parfois des conséquences assez désastreuses, n’est-ce pas France2 ?.
Puis le marché a explosé et les premières fortunes sont arrivées, exceptionnelles et fulgurantes. Des noms de domaines achetés pour une poignée de dollars se sont revendus pour des montants vertigineux (plus de 7 millions de dollars pour Business.com en 1999).
Les premiers Rockefeller du web étaient nés. Yeah man.
Et le marché s’est emballé, les premières offres low-cost sont apparues, notamment en France avec Gandi, les extensions se sont multipliées et libéralisées, à tel point que tout le monde peut enregistrer pratiquement n’importe-quel nom de domaine pour quelques euros, voire gratuitement dans certains cas.
Résultat : des millions de noms de domaines enregistrés et pratiquement plus aucune disponibilité sur des termes courants, notamment en .com.
Comme à Manhattan : il n’y a plus de terrain. Ou il est hors de prix.

L’offre est-elle adaptée à la demande ?
Je ne le pense pas : nous sommes presque dans une situation de pénurie. Pénurie de mots. Or dans l’économie traditionnelle quand il y a pénurie, notamment sur un produit dont le stock ne dépend pas de la production, les prix montent et le marché se régule par la valeur. Oui, comme dans l’immobilier, vous voyez que mon image n’était pas mauvaise.
Or, concernant l’enregistrement de noms de domaines les prix n’ont jamais été aussi bas.

Que peut-il se passer ?
Deux hypothèses :

  • la spéculation va s’amplifier. C’est déjà le cas. Allez sur Sedo et essayer d’acheter un bon nom de domaine générique, même en langue française et vous comprendrez ce que je veux dire.
  • le prix pratiqués par les registrars vont repartir à la hausse

Tout n’est pas perdu pour autant. Il reste encore quelques pistes et méthodes pour essayer de trouver de bons noms de domaine. Le blog Daily Blog Tips propose 7 caractéristiques pour un bon nom de domaine, que je vous livre ici traduites ou adaptées :

1. il doit être court
2. il doit être facile à mémoriser
3. il doit être facile à épeler
4. il doit avoir une extension en .com (bon courage)
5. il doit être descriptif
6. à défaut d’être descriptible, il doit être "brandable" : faculté à devenir une marque
7. il ne doit pas contenir de tirets ni de nombres

Je concluerai en vous proposant un petit quelques petits trucs personnels :

  • concernant les .com et les .fr. Pour trouver encore de bons noms de domaines, mixez les deux. Trouvez un terme très français (ou une expression) et collez-lui une extension en .com, il y a encore des disponibilités. Faites la même chose en sens inverse : il y a encore de nombreux termes anglais très parlants pour un francophone qui ne sont pas déposés en .fr
  • n’hésitez pas à tester l’extension .tv, de plus en plus prisée et très facilement mémorisable (cf Têtes à claques…)
  • l’avenir des noms de valeur est dans les expressions qui peuvent devenir des slogans, comme Prends soi de toi pour Garnier par exemple. Ceci va à l’encontre de la règle n°1 mais tout à fait dans le sens de la 5 et de la 6. Pour la petite histoire c’est la raison pour laquelle j’ai enregistré Lifegoesmobile.com il y a quelques années, pressentant l’émergence de l’internet mobile. Nokia en a fait depuis quelques temps un slogan fréquent dans ses conférences…


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44 commentaires

  1. Très intéressant … j’avoue que lorsque j’ai enregistré mon nom de domaine, j’ai pris un .fr parce que le .com était déjà pris …
    Là je cherche un nom accrocheur pour un autre site et j’avoue que j’ai eu mal à trouver quelque chose de sympa, facile à mémoriser et encore libre …

  2. Je ne regrette pas d’avoir acheté DJing.com en 1998, c’est clair. Même eu la chance de l’avoir encore à cette date

  3. Je voulais créer un site sur les échecs, pour publier des parties, des liens intéressants, suivre l’actualité dans un agenda…échecs avec l’accent ça ne va pas, donc il faut passer à chess, mais là il y a du monde… d’où chessnaute, pour joueur d’échecs sur internet.

    Dans le même registre, lorsque j’avais créé un site de traduction de chansons, j’avais traducsongs.com

    Pour reprendre ton idée de l’immobilier, trouver quelque chose avec immo tient du parcours du combattant. J’ai acheté track-immo.com pour une idée de chasseur immo, et quelques jours plus tard trackimmo.com était acheté par une boîte près de chez toi.

    Autre anecdote sur TF1 reporatge sur Pro annonces, et le .com est libre c’est fou ça… et hop dans la poche

  4. Bonjour,

    Pour les tirets il y a eu pendant longtemps la volonté de dissocier les mots pour les rendre lisibles par google … Mais effectivement je ne pense pas qu’aujourd’hui cela apporte encore quelque chose.

    Bon ben faut renommer presse-citron.net qui ne remplit pas tous les critères (un "-", un ".net", et pas forcément "brandable", quoiqu’avec la notoriété tout devient brandable) ?

    Antoine

  5. Effectivement c’est bien le casse tête pour trouver un nom de domaine qui de plus doit pouvoir servir de marque.

    Dans notre secteur, le nautisme, les mots sont en plus assez limités en nombre et notre cible plutot dans les 40/60 ans et pas forcement des grands connaisseurs du web…Donc pas évident, même si je pense qu’aujourd’hui on s’est pas trop mal débrouillé avec " Boatiful" 😉

  6. Chacun son approche, mais selon moi un NDD ne doit surtout pas être descriptif. Je crois plus que jamais dans la valeur des Marques fortes, y compris sur le Web. Rien ne ressemble plus à un nom de domaine descriptif qu’un autre nom de domaine descriptif, c’est cheap, difficile de capitaliser là dessus.

    Puis surtout, un NDD descriptif c’est décider de limiter son champ d’action – géographique ou sectoriel- le jour même du lancement de son projet, sans marche arrière possible. Comment y fait Eric le jour où il décide de presser des oranges en espagnol? Sera bien emmerdé 😉

  7. et on a expérimenté ce type de difficultés sur skipass.com avec la cohabitation ski/snowboard. On a finit par lancer une nouvelle marque pour le snow (même si ce n’est pas l’unique raison, mais disons qu’avec un NDD sans "ski" la cohabitation aurait été plus facile)

  8. perso j’ai acheté beaucoup de domaines pour mon nom de famille sauf le .fr qui a été pris par une société à l’époque où c’était encore possible.
    l’an dernier des russes voulaient acheter mon .com pour 1500 euros pour monter une boutique en ligne. j’ai refusé.
    Par contre pour mon blog, le nom a été acheté en .info car j’estime que le .com est plus axé commercial et l’info plus informatif.

  9. Et pourquoi pas de tiret ? Je croyais que c’était bon pour le référencement, en permettant de distinguer les mots (ça m’a permis d’avoir "Mon-sondage.com", quand "sondage" était pris.
    D’ailleurs, cet aspect est peu abordé dans l’article. Pourtant, il me semble que google attache pas mal d’importance à cette donnée.

  10. Très interessant cet article
    merci beaucoup
    Pour ce qui es du chiffre je suis bien partage : les sites des grandes chaines tv en contiennent bien. Par contre c’est claire que monsite456815357861231.com c’est pas gégé…
    Babs

  11. c’est LE gros probleme quand on créer un site!
    Finalement je m’en sors bien personnelement, après 3 semaines mon site a fait 1300 accés direct 😀

  12. En terme de référencement, le poit 7 (il ne doit pas contenir de tirets ni de nombres) n’est pas recommender vu qu’on jou sur les mots clé et donc un nom de domaine du style mon-nom-de-domaien.com est bcp mieux qu’un monnomdedomaien.com (biensur en terme de référencement !)

  13. excellent article. Cependant un bémol concernant la règle 7, elle n’est à mon sens pas valable du moins pour les noms longs (> ~ 10 lettres), car ils aident à la mémorisation.
    Dailyblogtips prend un exemple de nom court (9 lettres, Tech-World) avec un tiret qui ne s’impose car sépare une abréviation commune tech que l’on mémorise facilement et un mot complet court très facilement "mémorisable".
    Par exemple pour "Prends soin de toi" les 2 ‘s’ qui se suivent sont ou vont être source fréquente d’erreur, le ‘s’ devient comme invisible. Achetez le prendsoindetoi.com et vous récupèrerez une partie du traffic de ce site du bien sûr aux fautes de frappes mais aussi et surtout à causse de mémorisation érronnée.

    Un autre exemple liés au pb des ‘s’ non mémorisés (indépendamment du tiret) : alsacreations.com et alsacreation.com.

    Donc mefiez-vous des règles un peu trop vite énoncées. C’est pourquoi je m’empresse d’en énoncer une : pour un nom de domaine (à fortiori à but commercial) chaque lettre (ou signe) a son importance et ne peut être négligé.

  14. Moui je pense que certains points sont peut être soumis à cautions. Pour ma part je pense que le tiret n’est pas une mauvaise chose, d’une part pour l’analyse des mots du domaine par google comme dit plus haut (en ayant mis une simple page d’attente sur mon-dojang.com avec écrit "Bientôt" j’étais rapidement référencé sur "mon dojang"), mais aussi pour la facilité à l’écrire et le retenir.

    Quant au .com, il ne faut pas oublier que le TLD (Top Level Domain) a son importance dans le référencement (un .org sera mieux référencé qu’un .com ou qu’un .info). Après il faut que cela "sonne" correctement à l’oreille, ce qui n’est pas toujours le cas ^^

    J’ai réussi à m’en sortir sur mon-dojang.com malgré le fait que tous les domaines "génériques" du milieu (arts martiaux – plus précisément taekwondo) soient saturés.

    Quant aux autres règles, je crois qu’elles sont plutôt de bon sens 🙂

  15. J’aime beaucoup la comparaison et comme j’ai pu le lire un peu plus haut dans les commentaires "c’est un vrai parcours du combattant" que de trouver un nom de domaine pour sa société.

    A tel point qu’aujourd’hui pour trouver le nom de sa société il faille déjà trouver un nom de domaine disponible 😀

  16. >jimi: je suis parfaitement d’accord, notamment à propos des 2 ‘s’. Personnellement j’ai toujours un doute lorsque je tape une adresse qui en contient 2 à la suite de 2 mots différents.

    Cependant, je crois qu’il ne faut pas oublier que *beaucoup* de personnes passent par google *à chaque fois* qu’elles vont sur un site (à croire que c’est un truc de geek de retenir une url ^^ ) et par conséquent le nom de domaine perd de son importance. Mais autant soigner correctement la porte d’entrée, même si les gens passent tous par la fenêtre 😉

  17. Tout dépends de la taille de l’entreprise et de la stratégie.
    L’Oréal peut se permettre de déposer n’importe quel nom de domaine, ils vont matraquer derrière en spot tv, pub presse afin que nous mémorisions le dns qui joue le rôle d’une marque déposée. Si votre stratégie est le référencement sur une offre et que votre marque est inconnue mieux vaut jouer le dns optimisé pour le référencement.
    Ensuite il y a la stratégie à long termes de création de marque : presse-citron en est une. Mais il est indéniable que plus un dns est facilement mémorisable plus il a de chances d’être retenu 😉
    Attention également aux proximités entre 2 dns (care-four.com risquerait de vous générer des visites "parasites" et donc un trafic inutile)

  18. les noms de domaine en .us sont intéressants si on est un peu créatif – j’ai achete chateaupetr.us juste pour le plaisir, aucune intention commerciale.

  19. La saturation des .com amènent certainement à plus de créativité.
    J’ai par exemple déposé, sans but commercial pour l’instant, "2ze.ro"
    Je peux donc, en créant le sous domaine "web", avoir web.2ze.ro

    Merci la Roumanie 😉

  20. Excellent, JF & Coach Fu ! Plutôt drôle, mais je me demande si on s’en rappellerait aisément, notamment les internautes peu habitués, pour lesquels hors du .com et du .fr point de salut pour retenir l’URL.

    Ca me rappelle la célèbre sentence de Mark Twain : "Achetez de la terre, on n’en fait plus". Il semble que pour les noms de domaine ce soit le cas également : même avec un sigle, il y aura toujours une association ou un groupe pour avoir les mêmes initiales…

    Effectivement, les noms de domaines / slogans (Morgan de toi et autres) ont probablement un bel avenir… jusqu’à saturation des slogans exploitables. unebanqueaquiparler.com, c’est un peu lourdingue, comme zerotracaszeroblabla.com, non ?

  21. Merci, très bon article
    coach fu > normalement tu n’as pas le droit d’acheter un .us il faut être résident au USA

  22. Eric disait dans sa prose : "concernant les .com et les .fr. Pour trouver encore de bons noms de domaines, mixez les deux. Trouvez un terme très français (ou une expression) et collez-lui une extension en .com, il y a encore des disponibilités. Faites la même chose en sens inverse : il y a encore de nombreux termes anglais très parlants pour un francophone qui ne sont pas déposés en .fr"

    il arrive qu’un nom anglogphone a un autre sens en français et fout vraiment la honte : je viens de me rendre compte (après deux ans) que notre nom de domaine (ctn-music.com) (pour Canadian Tunes Networks) voulait dire aussi Comme Tes Nouilles… :/

  23. un nom de domaine se compare à une location, pas un achat.

    Si tu arretes de payer, cela ne t’appartient plus.

    Et les loyers ne suivent pas la même logique que les propriétés…

  24. tu as oublié :
    8/ doit comporter ou se finir par OO

    google, meboo, kelkoo,… le celebre groupe de rock youtoo (ah non ca c’est un fake :p)

  25. Pas tout à fait d’accord avec ton #7. Si c’est plus difficile à communiquer oralement, les tirets permettent aux moteurs de recherche d’identifier des mots-clé dans le nom de domaine, ce qui est très positif.
    D’ailleurs… presse-citron.net !

  26. Article intéressant, mais pardonnez moi d’être un peu le trouble fête.
    La règle N°1 d’un achat de nom de domaine est de se baser sur l’utilisation que vous voulez en faire.
    Si un.com s’impose pour un site commercial, il serait contre productif pour une association. .org ou .fr serait mieux adapté.
    Enfin rappelons que si vous avez le nom de domaine qui tue, il est recommandé de le déposer en "alldom", c’est à dire avec les principales extensions existantes.

  27. C’est vrai qu’il devient difficile de trouver un nom de domaine ayant toutes les qualités… facile à mémoriser, en .com, évident pour le secteur d’activité dans lequel on travail. Bien sûr cela relève de la gageure.

    Qui plus est la judiciarisation des litiges entre détenteurs de marque et de nom de domaine n’est pas prêt de se calmer. Un nom de domaine libre n’est pas forcément exploitable.

    En effet, le nom de domaine est un titre de propriété, mais encore faut il l’exploiter ! La jurisprudence montre que le titulaire d’une marque déposée à l’INPI peut récupérer les noms de domaines exploités par d’autres s’il a l’antériorité de la marque ou si le nom de domaine n’est pas exploité (au même titre que les noms propres en .fr ou .com => cf les noms de sites pour de Delanoe ou Bayroux). Très étonnant que France2 n’ai pas encore récupéré le nom de domaine qui est normalement sa propriété…

    En ce qui me concerne je pense que l’aspect spéculatif n’a que peut d’avenir, sauf à revendre le site avec le nom de domaine.

  28. Jean-Philippe on

    Bonjour à tous,

    C’est toujours intéressant de lire ce genre de conseils : si on les appliquait (sans en avoir conscience), c’est signe qu’on est sur la bonne voie !

    J’ai enregistré il y a quelques temps EVIDENT.FR et TOUTSURPLACE.COM pour des projets… qui ne verront peut-être jamais le jour !!!

  29. Bonjour à tous,

    Selon l’optique Marque ou Référencement (voire Domaining), le choix du domaine est différent.

    Un site web voulant communiquer en dehors du web doit créer une marque forte et donc utiliser ces conseils.

    Par contre, dès que le référencement est un enjeu stratégique fort, il faut réfléchir à utiliser des noms de domaines signifiants, puisque c’est un petit coup de pouce pour le référencement. Et noter que selon le Guide d’Olivier Andrieu pour l’AFNIC, google ne sépare toujours pas les mots sans tirets.

    Je vous conseille donc de lire le Guide d’Olivier Andrieu et celui de SEDO, ce dernier axé domaining :
    http://www.referencement-blog.ne...

  30. C’est LA difficulté principale lors de la création d’un site web. C’est ce qui complique la tache c’est d’essayer de suivre la majorité de ces règles…

  31. bonjour
    J’ aimerais bien incrire mon site sur un ebergeur mutualisé , mais j aimerais avoir des conseils pour le choix de mon adresse pour qu elle soit la plus efficace possible en .fr ou .com quel difference ou quel avantage, je suis novice en informatique ,je precise que je loue des chambres d hotes..
    j attends votre reponse avec impatience merci d avance
    sinceres salutations

  32. Bonjour,
    Peut on faire un site commercial avec n’importe quel suffixe? (.fr par exemple)?, c’est à dire un site avec paiement en ligne? ou y a t il des contraintes? Merci beaucoup et désolé de poser une question qui va paraitre surement basique.

  33. Bhé si c’est encore possible de faire de bonne affaire suffit de voir mon nom de domaine lol Qui aurait cru qu’il été encore libre la semaine dernière celui là ! :-p

  34. Les noms de domaine sont de moins en moins cher. Jusqu’à quand ? De toute façon, il n’y a plus rien à acheter…

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