Les semaines se suivent et se ressemblent pour la sonde de la NASA Voyager 1. Lancée en septembre 1977 depuis Cap Canaveral en Floride, la sonde rencontre de nombreux problèmes électroniques ces derniers mois. Après plus de 45 ans passés dans l’espace, les circuits imprimés de Voyager 1 montrent des signes de fatigue.
Depuis la mi-novembre, la sonde envoie les mêmes données en boucle. Elle semble coincée dans une “boucle logicielle” et les interventions humaines n’y changent rien. Malgré les nombreux messages envoyés depuis la Terre, la NASA n’a toujours pas réussi à récupérer des communications claires avec sa sonde.
La NASA décrit pour l’heure la situation comme “préoccupante” sans donner plus de détail sur le sort de la sonde. Car le temps presse pour l’agence spatiale. À chaque seconde, la sonde s’éloigne de nous et il est de plus en plus difficile de communiquer avec elles.
Les informations envoyées par la NASA ont beau circuler à la vitesse de la lumière, elles mettent plus de 22 h 30 à atteindre la sonde. Bien souvent, quand elles arrivent, il manque la moitié du message, ce qui oblige la NASA à “spammer” la sonde dans l’espoir qu’elle reçoive la commande à effectuer.
La NASA a encore confiance
Malgré les nombreux défis à relever, la NASA se dit encore confiante quant au sort de sa sonde. L’objet humain le plus éloigné de la Terre a encore de beaux jours devant lui et l’agence spatiale américaine ne compte pas le laisser tomber si facilement.
Dans une déclaration faite à la presse, Calla Cofield, la porte-parole du JPL, l’organe de la NASA en charge de la gestion de Voyager 1, assure que les ingénieurs de la NASA font tout leur possible pour comprendre la “cause sous-jacente” de ce problème avec le système de vol.
Pour Suzanne Dodd, la chef de projet des missions Voyager, l’arrivée de ces nouveaux problèmes n’est qu’un défi de plus pour ses équipes. Au fil des années, elle a réduit la puissance et l’utilisation de nombreux outils et instruments scientifiques sur les sondes pour prolonger leur durée de vie.
Aujourd’hui, les sondes Voyager ne doivent leur salut qu’à un petit générateur d’énergie radioactif. Un fonctionnement sommaire, qui permet de réchauffer et de faire fonctionner les différents ordinateurs de bord. Les scientifiques de la NASA espèrent pouvoir récupérer des données fiables de la sonde dans les prochaines semaines pour étudier le fonctionnement de ce générateur en détail, aussi loin de notre étoile.
L’évolution du champ magnétique et des lois de la gravitation sont également des sujets intéressants pour les scientifiques de la NASA qui espèrent tous récupérer au plus vite les données de Voyager 1 pour continuer leurs recherches.
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