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À 9000 euros l’année, une école de commerce va fermer : les licenciements commencent alors que les cours continuent

À quelques mois de la fermeture définitive de leur école, les 441 étudiants de l’ESI Business School de Montrouge s’inquiètent.

La rentrée n’a pas été facile pour tout le monde. Quelques jours après avoir rejoint les rangs de l’ESI Business School de Montrouge, les étudiants ont eu la mauvaise surprise d’apprendre que l’école, “structurellement déficitaire depuis plusieurs années”, fermera définitivement ses portes quelques mois plus tard. De quoi les inquiéter à propos de leur avenir.

Interrogée par Le Parisien, Fatoumata vient de rejoindre le campus pour une troisième année de Bachelor et y poursuivre un Master dans cette école de commerce et développement durable. Elle confie qu’elle n’aurait jamais choisi cet établissement si elle avait été informée de la situation. Plusieurs vagues de licenciements sont prévus.

Quel avenir ?

Si l’ESI Business School de Montrouge a rassuré ses étudiants concernant le passage de leurs examens, ils sont de plus en plus inquiets face à la situation complexe. Ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, le personnel de l’école s’est mis en grève, dénonçant un “congé de reclassement au rabais” et l’absence de plan de sauvegarde. La semaine prochaine, une première vague de licenciements est prévue. Une seconde salve est fixée au mois de juin prochain. L’ESI Business School de Montrouge devrait définitivement fermer ses portes en décembre 2026.

Entre la grève et les licenciements, les étudiants redoutent le manque de suivi pédagogique, notamment les rattrapages à la fin de l’année. Une salariée de l’école a confié au Parisien que personne ne savait “même pas comment ni par qui seront remis les diplômes”.

Ce n’est pas tout : que vaudra leur diplôme dans le futur ? La question est légitime. “Ce que je crains surtout, c’est que lorsqu’un recruteur va voir mon profil, il verra ESI Business School, une école qui a fermé, donc crédibilité zéro” explique Sarah, une étudiante. D’autres ont peur d’avoir du mal à intégrer une autre école après la fermeture de celle-ci.

Alors que l’école demande 9200 à 9800 euros par année, une somme payée par l’entreprise en cas d’alternance ou pas les élèves directement, le personnel comme les étudiants sont dans l’incompréhension la plus totale.

Malgré tout, la direction se veut confiante et assure avoir prévu un “plan de continuité” pour 2026-2027; notamment avec des partenariats proposés à d’autres écoles du secteur. Selon l’école, la fermeture serait liée au “ralentissement de la conjoncture économique et l’accélération du désengagement de l’Etat sur l’alternance”.

  • L’ESI Business School de Montrouge fermera définitivement ses portes fin décembre 2026
  • Deux vagues de licenciements sont prévues, en décembre 2025 et en juin 2026
  • Les 441 étudiants sont extrêmement inquiets pour leur avenir

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