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À cause de Google, vous pourrez bientôt être accusé de cambriolage

Un cycliste de Floride n’aurait pas dû laisser ses données de localisation activées ce jour-là.

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Localisation accusation
© Pixabay / Coffeebeanworks

Difficile à croire, mais l’on peut, en 2020, être accusé de cambriolage à cause d’une simple application fitness. En début d’année, le Floridien de 30 ans Zachary McCoy a été pointé du doigt en tant que suspect potentiel d’une affaire de cambriolage dans la ville de Gainesville située au nord d’Orlando. Les faits remontaient 10 moins en arrière.

Sa seule erreur : avoir laissé ses données de localisations activées lors de sa sortie habituelle en vélo. Des traces numériques que la police locale a demandé à Google, afin de vérifier la localisation précise de l’individu à ce moment-là. Une histoire qui aurait pu se limiter au simple fait divers, mais qui en dit long sur la place actuelle de la technologie, jusque dans le travail des enquêteurs.

« Une peur très profonde »

L’histoire pourrait faire l’objet d’un épisode dans la série Black Mirror de Netflix. En s’apprêtant à partir au travail, Zachary McCoy ouvrit une lettre trouvée dans son courrier, et envoyé de la part de Google. En cet après-midi de janvier, le Floridien était loin d’imaginer ce qu’il allait y lire. Le géant de Mountain View souhaitait lui informer que la police de Gainesville leur avait demandé d’accéder à ses données de localisation suite à un « mandat de clôture ».

Google indiquait ainsi à cet homme qu’ils allaient divulguer les informations sauf s’il s’y opposait dans les sept jours suivants la réception du courrier. Pour pouvoir se défendre, l’homme devait passer devant le tribunal. « J’ai été frappé d’une peur très profonde », se souvenait McCoy en retraçant l’histoire à nos confrères de NBC News.

« Je ne savais pas de quoi il s’agissait, mais je savais que la police voulait obtenir quelque chose de moi » poursuivait le Floridien dans le recensement des faits. Finalement, en se rendant au tribunal avec un avocat, l’homme a rapidement compris qu’il s’agissait de son passage près de la maison en question, lors de sa sortie habituelle à vélo. En laissant les données de localisation activées de son application de fitness RunKeeper, l’homme avait laissé ses traces juste à côté du lieu cambriolé à trois reprises ce jour-là.

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Un « mandat de clôture » de plus en plus en vogue

L’homme a finalement été blanchi en tant que suspect. La procédure de la police locale n’est pas la première du genre, et on constate d’ailleurs une croissance exponentielle de son recours. Entre 2017 et 2018, une hausse de 1500 % de mandats de clôture a été enregistrée, se confirmant avec une augmentation de 500 % entre 2018 et 2019.

Les accusations ne sont pas toujours de nature d’un simple vol. En 2019, le New York Times avait révélé un mandat de clôture qui avait mis sur le devant de la scène une innocente située non loin d’un crime. Jorge Molina, qui avait ses données de localisation activées au moment d’un homicide en 2018, avait dû attendre que de nouvelles preuves sur le bon suspect se confirment. Pendant ce temps, elle ne pouvait s’en prendre qu’à son téléphone, qui l’a mettait dans une situation inconfortable. Qui aimerait vraiment être accusé de crime à cause de son smartphone ?

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Dodutils

    8 mars 2020 at 16 h 23 min

    Encore une fois on se retrouve face à une traduction française qui passe à côté de l’information la plus importante indiquée en dernier paragraphe de l’article source.

    Ici on a l’impression que cet homme a été spécialement ciblé par la police mais on passe à côté du problème de fond qui est que la police à demandé à google de cibler TOUTES les personnes géolocalisées par un de ses service à un endroit et une date donnés.

    Bien sûr la police fait déjà ce genre de demande pour les téléphones portables reliés à une antenne particulière à une date donnée avec une précision toute relative, mais ici on a les infos de géoloc GPS précis à quelques mètres près que Google ou autres services/app ont à disposition et c’est ça le plus inquiétant.

    Et au final le gars a du payer un avocat « au cas-où » (non remboursé), prendre sur son temps de travail ou scolaire (aucun dédommagement), il a certainement eu du mal à dormir pendant plusieurs jours (comment on évalue ça ?) alors que son seul « crime » a été de passer par là en vélo.

    • Vikar

      9 mars 2020 at 9 h 38 min

      Le problème de cette affaire est le manque d’information pour ce gars. S’il avait été informé que c’était suite a un cambriolage et que la police cherchait des témoins potentiel alors il n’aurait pas été aussi nerveux.

      Maintenant je ne suis pas contre ce type de système avec mandat, si je me fait cambriolé si ca donne une chance d’attraper le c**nard qui a fait ca. Faut juste mieux informé lors de la récupération des données la raison, ceux qui n’ont rien a se reproché se pointerons au commissariat pour témoigner de ce qu’ils ont vue ou pas. Ca fait un peu monde de Bisounours de dire ca mais bon.

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