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À quoi ressemblera le monde de la Gen Bêta, les bébés nés depuis le 1er janvier 2025 ?

Après la Gen Z et la Gen Alpha, voici la Gen Bêta. Les bébés nés depuis le 1er janvier 2025 font partie de cette génération. Mais à quoi pourrait ressembler le monde dans lequel ils grandiront ?

Depuis le 1er janvier 2025, les nouveau-nés appartiennent à la génération Bêta. Après les Baby-boomers, la génération X, les Millennials, la génération Z et la génération Alpha, ces enfants seront les témoins et acteurs d’une société où la technologie et l’intelligence artificielle ne seront plus des outils mais des composantes intrinsèques de leur quotidien.

D’ailleurs, selon Mark McCrindle, chercheur australien en sciences sociales, le choix de l’alphabet grec pour nommer ces nouvelles générations symbolise “comment ces différentes générations seront élevées dans un nouveau monde d’intégration technologique”. Un monde où les frontières entre réalité physique et numérique s’estomperont progressivement.

Une génération à l’ère de la fusion technologique

Les enfants de la génération Bêta, qui s’étendra jusqu’en 2039, naissent dans un contexte technologique radicalement différent de celui de leurs prédécesseurs. Si la génération Alpha (2010-2024) a connu l’émergence des technologies intelligentes et de l’IA, la génération Bêta évoluera dans un environnement où ces technologies seront omniprésentes et parfaitement intégrées.

“Les mondes numérique et physique seront indissociables” pour ces enfants, analyse McCrindle. Cette fusion technologique touchera tous les aspects de leur vie : éducation, santé, travail, loisirs. Imaginez par exemple des salles de classe où l’apprentissage se fait autant dans le monde physique que dans des environnements virtuels immersifs, où les enseignants humains collaborent avec des assistants IA personnalisés pour chaque élève.

Dans le domaine de la santé, ces enfants porteront probablement des dispositifs connectés dès leur plus jeune âge, capables de surveiller en temps réel leurs constantes vitales et de prédire d’éventuels problèmes de santé avant même l’apparition des symptômes. Les consultations médicales à distance deviendront la norme, avec des diagnostics assistés par intelligence artificielle d’une précision inégalée.

La mobilité connaîtra également une révolution importante. La génération Bêta sera la première à expérimenter “le transport autonome à grande échelle”, prédit McCrindle. Des véhicules sans conducteur sillonneront les routes, aussi le temps passé en transport ne sera plus considéré comme perdu mais comme une opportunité de travail, de divertissement ou de repos.

Les compétences valorisées sur le marché du travail évolueront également. L’automatisation et l’IA prendront en charge de nombreuses tâches répétitives ce qui poussera la génération Bêta à développer des compétences complémentaires à celles des machines : créativité, intelligence émotionnelle, résolution de problèmes complexes, éthique.

Un monde hyperconnecté

Cette intégration technologique soulève néanmoins de nombreuses questions. Comment ces enfants développeront-ils leur identité dans un monde où la frontière entre réel et virtuel s’estompe ? Quelle sera leur relation à la vie privée, à l’intimité, dans un environnement où la collecte de données sera omniprésente ?

Les enjeux environnementaux constitueront un autre défi majeur. Alors qu’elle représentera 16% de la population mondiale d’ici 2030 (selon l’agence McCrindle), la génération Bêta devra faire face aux conséquences du changement climatique tout en cherchant à concilier progrès technologique et durabilité. Beaucoup de ces enfants vivront assez longtemps pour connaître le XXIIe siècle. Enfin, peut-être pas tous.

En effet, la question de l’équité d’accès à ces technologies représentera sans doute l’un des enjeux les plus importants. Si les avancées technologiques profitent principalement aux populations privilégiées, les inégalités pourraient se creuser davantage. Les sociétés devront donc trouver des moyens d’assurer que les bénéfices de cette révolution technologique soient largement partagés.

L’éducation de cette génération nécessitera aussi une approche entièrement repensée. Au-delà des connaissances traditionnelles, il faudra leur apprendre à naviguer dans un monde d’informations surabondantes, à distinguer le vrai du faux, à utiliser les technologies de manière éthique et responsable.

Pour relever ces défis, la génération Bêta pourra aussi compter sur la génération Gamma (2040 à 2054) et la génération Delta (2055 à 2069). Ensemble, elles auront la responsabilité de façonner un monde où la technologie sera au service de l’humain et non l’inverse. Un vaste programme.

  • La génération Bêta (2025-2039) évoluera dans un monde où les technologies intelligentes et l’IA seront pleinement intégrées dans tous les aspects de la vie quotidienne.
  • Ces enfants connaîtront des révolutions majeures dans les domaines de l’éducation, de la santé et des transports, avec des environnements virtuels immersifs et des véhicules autonomes.
  • Face à ces transformations, ils devront relever des défis inédits : développement identitaire dans un monde hyperconnecté, adaptation à un marché du travail transformé par l’automatisation ou encore gestion des enjeux environnementaux.

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