Bill Gates, Elon Musk, le prix Nobel Geoffrey Hinton (reconnu comme le père de l’IA), tous sont très inquiets du développement de l’intelligence artificielle. Il faut dire qu’avec une telle évolution depuis fin 2022 (et l’arrivée de ChatGPT), les choses ont considérablement changé.
Aujourd’hui 53 % des Français disent utiliser l’IA au travail. 39 % s’en servent même de façon « assidue ». Autant dire que les usages ont été transformés. Et l’impact futur de cette technologie inquiète évidemment. La science-fiction a déjà largement couvert ce sujet. Elle l’a fait dans des œuvres comme Terminator, ou encore 2001 l’Odyssée de l’Espace.
Une IA utile ?
À chaque fois, l’IA joue le rôle du grand méchant. Une force froide, capable de réduire l’humanité à de la bêtise et de la consommation. Pour Reid Hoffman, le co-fondateur de LinkedIn, il ne faut pas confondre la fiction et la réalité. S’il reconnaît volontiers dans son dernier livre Superagency, que l’IA va avoir un « impact considérable » sur nos vies, il classe l’intelligence artificielle au même niveau que d’autres révolutions industrielles.
Pour lui, les projets de fin du monde vu avec l’IA ont déjà été évoqués maintes fois par le passé. « C’était déjà le cas avec l’imprimerie, l’électricité, la voiture ou l’aviation. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup de la fin du monde », assure-t-il.
L’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos vies change néanmoins considérablement les choses pour l’espèce humaine. Reid Hoffman pense en effet que nous ne sommes plus des Homo Sapiens, mais plutôt des Homos technos. Des êtres capables de créer des outils pour se simplifier la vie.
Une révolution « dans les 5 ans »
L’IA vient s’ajouter à la longue liste des découvertes et des inventions faites par l’humanité depuis la nuit des temps. Elle aura un impact considérable, au même titre que le contrôle du feu, l’invention de l’écriture ou encore la révolution industrielle.
Selon Reid Hoffman nous sommes dans l’œil de ce cyclone technologique. Il prédit qu’avant la fin de la prochaine décennie de nombreuses personnes vivront avec un assistant médical dans leur poche, meilleur que notre médecin généraliste actuel. Dans ce même petit objet, dont la forme reste à définir, un professeur d’université virtuel serait capable de nous enseigner tout le savoir du monde, avec une pédagogie spécialement pensé pour nous.
Mais comme le veut la diction, on ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs. Reid Hoffamn en a conscience et le co-fondateur du réseau social d’entreprise LinkedIn reconnaît que la « transition » vers un monde rempli d’IA sera « difficile ». Les premières personnes touchées seront celles « qui se comportent déjà comme des robots ».
Il est par ailleurs favorable à une réduction du temps de travail. L’IA pouvant aider les employés à produire la même quantité de richesse en moins de temps. La société des loisirs a donc de belles heures devant elle.
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