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À quoi ressemblera le temps dans votre région en 2100 ? Météo France dévoile ses prévisions

Certaines projections font craindre le pire en matière climatique.

Alors que nos esprits sont actuellement focalisés sur la vague de chaleur en cours dans l’Hexagone, certains se tournent déjà vers l’avenir. D’ici la fin du siècle, la France ne ressemblera en effet plus tout à fait à ce qu’elle est aujourd’hui, si l’on en croit Météo-France qui vient de publier ses projections basées sur la Trajectoire de Référence pour l’Adaptation au Changement Climatique (TRACC). Cet outil permet de visualiser, région par région, ce que le réchauffement va entraîner concrètement.

Comme on pouvait le craindre, la température nationale moyenne passera de 10,9 °C à 14,2 °C d’ici 2100. On déplorera des étés plus chauds et plus secs, des vagues de chaleur démultipliées et un risque d’incendie étendu à des territoires qui n’y étaient pas exposés.

Le Sud de la France

Sans surprise, les régions méridionales concentrent les projections les plus pessimistes. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, par exemple, le mercure grimpera en moyenne de 3,7 °C, avec des pointes à 5,2 °C dans les Hautes-Alpes en été. La région devra faire face à 156 jours de sécheresse des sols par an et à 31 jours de risque d’incendie.

L’Occitanie n’est pas épargnée, avec une augmentation de 3,5 °C en moyenne, et jusqu’à 4,8 °C en Lozère l’été. Dans cette région où une partie du littoral est déjà fragilisée, l’érosion côtière représentera une menace croissante.

De son côté, la Nouvelle-Aquitaine perdra par ailleurs 29 % de précipitations estivales et subira 148 jours de sécheresse.

Le Centre et l’Est

En Auvergne-Rhône-Alpes, la hausse de température atteindra 3,7 °C, avec un assèchement estival marqué (-21 % de précipitations) et un recul de l’enneigement de 63 jours à 1 800 mètres d’altitude. L’Ardèche et la Drôme pourraient connaître jusqu’à trente jours de risque d’incendie par an. En Centre-Val de Loire, les étés seront plus chauds de 4,1 °C et les pluies estivales diminueront de 18 %.

Le Grand Est enregistrera quant à lui 3,3 °C de réchauffement moyen, avec 107 jours de sécheresse annuelle. La Bourgogne-Franche-Comté suivra de son côté une trajectoire globalement similaire (+3,5 °C), avec 80 jours d’enneigement perdus dans le Jura.

Le Nord et l’Île-de-France

Le réchauffement sera un peu plus limité dans les régions septentrionales, mais les conséquences resteront significatives. Dans les Hauts-de-France une hausse de 3 °C est anticipée avec une montée des eaux pouvant atteindre 85 cm sur le littoral.

En Bretagne et en Normandie, le réchauffement sera en augmentation 2,9 °C, et les côtes sont exposées à une élévation marine de 83 cm. La Bretagne perdra par ailleurs 26 % de ses précipitations estivales. Enfin, l’Île-de-France, pour sa part, verra les nuits chaudes passer à 21 occurrences annuelles et les jours de sécheresse grimper à 151.

Ces projections ne sont malheureusement pas des scénarios catastrophistes. Elles constituent la trajectoire de référence retenue par les pouvoirs publics français pour planifier l’adaptation du pays au changement climatique. Pour visualiser plus en détail les projections dans votre région, c’est par ici.

Que pensez-vous de ces projections et craignez-vous l’évolution climatique lors des années à venir ? Dites-le-nous dans les commentaires.

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