Ce n’est pas une nouveauté : les écrans ne sont pas forcément nos amis. Peu importe notre âge. Mais ils sont particulièrement nocifs pour les plus jeunes. L’année dernière, des experts ont appelé à proscrire les écrans avant 6 ans (contre 3 ans jusqu’à présent) pour ne pas détériorer la santé et le développement des enfants.
Même après 6 ans, il est recommandé de limiter l’accès aux écrans. Mais c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. Selon une étude du Centre pour les enfants et les familles de l’Université Internationale de Floride, le stress des parents pourrait avoir un impact sur le temps d’écran de leurs chères têtes blondes.
Plus de stress, moins de limites ?
Cette étude met en avant que le stress des parents aurait des répercussions sur les habitudes numériques des plus jeunes. Bien sûr, les parents stressés ne rendent pas leurs enfants accros aux écrans mais quand ils sont épuisés et/ou débordés, ils ont plus tendance à s’appuyer sur les écrans. Et c’est le serpent qui se mord la queue étant donné que l’écran devient alors une habitude dans le quotidien, notamment dans les moments les plus difficiles à gérer.
Pour cette étude, l’Université Internationale de Floride a interrogé 822 personnes ayant des enfants âgés entre 4 et 8 ans à charge. Le verdict est sans appel : les écrans facilitent tout. C’est une solution pratique et confortable pour gérer un comportement difficile ou simplement occuper un enfant pendant que les parents travaillent, se reposent ou gèrent autre chose. Ainsi, le problème du temps d’écran n’est pas uniquement la faute des technologies ou des enfants en tant qu’utilisateurs. Le contexte familial joue un rôle considérable.
L’étude met en avant que lorsque les parents ont les ressources nécessaires, ils sont en meilleure capacité de poser des limites cohérentes et d’être présents pour les enfants de manière à favoriser un développement plus sain. Bien sûr, il ne faut pas diaboliser les écrans. C’est l’utilisation qui est souvent la plus néfaste. Effectivement, le visionnage de contenus pertinents, stimulants et adaptés à l’âge des enfants peut même être bénéfique pour ces derniers.
À l’approche de la rentrée scolaire, il est primordial de reprendre en main les habitudes numériques des plus jeunes utilisateurs. Dr Tiffany Munzer, professeur de pédiatrie à la faculté de médecine de l’Université du Michigan, rappelle que si les écrans peuvent calmer les enfants, des activités comme la lecture ou des balades sont de très bonnes alternatives, tout aussi efficaces.
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