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À quoi vont servir les 200 milliards d’euros investis par l’Europe dans l’IA

Le sommet sur l’intelligence artificielle attire les projecteurs et les investisseurs mais à quoi vont concrètement servir les 200 milliards d’euros promis ?

Depuis le 6 février, Paris est devenue la capitale internationale de l’intelligence artificielle. L’occasion de mettre en avant le savoir-faire de notre territoire, mais aussi de tout un continent. Une inventivité qui devrait être portée par de nouveaux investissements, à hauteur de 200 milliards d’euros selon les dires d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

Mais derrière cette somme à 12 chiffres, et le nom « InvestAI », c’est tout un programme qui doit faire de l’Europe un des acteurs clés de l’intelligence artificielle. Le vieux continent ne veut plus être mis à la marge des discussions par les grandes puissances que sont la Chine et les États-Unis, et Bruxelles se donne les moyens de ses ambitions.

Dans le communiqué de presse de la Commission européenne, on apprend que ce plan d’investissement est « nécessaire » pour « permettre le développement ouvert et collaboratif des modèles d’IA les plus complexes. » Concrètement, l’intelligence artificielle devrait toucher divers secteurs d’activité, allant de la médecine, le monde de la recherche ou encore l’innovation industrielle.

Des « giga usines » bientôt en Europe

Pour l’heure, une petite partie de l’argent annoncé va être utilisé. Il devrait servir, à hauteur de 20 milliards de dollars, à financer la construction de « giga usines d’IA ». Ces sites devront faire tourner des intelligences artificielles de pointe, avec des puces de dernière génération.

L’Europe veut construire des giga usines avec un niveau de rendement quatre fois supérieur à celui connu aujourd’hui dans les sites de travail des intelligences artificielles. Pour l’heure, sept premiers sites ont été présentés par Bruxelles, et 5 nouvelles usines devraient voir le jour dans les prochaines années. Présenté comme le « plus grand partenariat public-privé autour de l’IA » cet investissement doit amener à la conception d’intelligence artificielle de confiance.

L’objectif à terme est que tous les acteurs européens, qu’importe leur taille et leur importance économique, aient accès à une intelligence artificielle et une puissance de calcul à la pointe de la technologie. Ursula von der Leyen n’hésite d’ailleurs pas à comparer ce nouveau programme de financement à une autre réussite économico-scientifique, le CERN, à la frontière franco-suisse.

Ce centre de recherche unique au monde, avec son immense accélérateur de particules, permet à l’Europe d’être le cœur de nombreuses découvertes scientifiques, depuis des décennies maintenant. InvestAI doit permettre à Bruxelles de construire sur le vieux continent un « CERN de l’IA ».

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