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Que cache vraiment le nouvel accord entre Donald Trump et l’UE ?

L’Europe vient elle de se tirer une balle dans le pied, ou de s’en retirer une épine ? Cet accord change en tout cas beaucoup de choses.

C’est sans aucun doute l’information la plus importante de ce début de semaine. L’Union européenne, par la voix d’Ursula von der Leyen, ainsi que le président américain Donald Trump viennent de trouver un accord commercial entre les deux continents, autrefois proches.

Il faut dire que depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, les choses ont beaucoup changé. L’Europe se voyait ainsi menacer de droits de douane à « hauteur de 30 % » à partir du 1er août. Voulant à tout prix éviter ce scénario catastrophe, elle s’est mise à tabler pour négocier.

Du côté de Donald Trump, le discours est encore assez ambivalent. Le locataire de la Maison-Blanche s’est certes dit « ravi » de cet accord qu’il juge comme « le plus important de tous ». Mais dans le même temps, il dissémine des menaces à peine voilée « il reste entre trois ou quatre points de friction » sans préciser lesquels évidemment.

Quels sont les termes de cet accord ?

Pour entrer dans le vif du sujet, regardons de plus près ce qui a été négocié à Glasgow ce week-end. Donald Trump a baissé les droits de douane passant d’un hypothétique 30 % à seulement 15 %. Elle sera versée au gouvernement américain pour tous les produits européens entrants sur le territoire.

Dans le même temps, Donald Trump a réussi à négocier deux choses. La première c’est l’achat, pour une valeur de 750 milliards de dollars, d’énergie américaine. Le président américain attend également des investissements massifs des entreprises européennes sur son sol. En tout ce sont 600 milliards de dollars qui doivent être déboursés par le bloc des 27.

Qu’est-ce qui change pour nous ?

En lisant cet article, vous vous demandez sans doute en quoi ces décisions peuvent-elles avoir un impact sur votre quotidien. Si tout cela semble très lointain, les répercutions de cet accord seront bien tangibles pour nous. Le premier revers de la médaille sera une économie européenne affaiblie.

Les États-Unis sont le premier marché d’exportation pour un grand nombre d’entreprises européennes. Mais avec une augmentation de leur prix de 15 % (minimum), les ventes dans le pays de l’Oncle Sam risquent de fondre comme neige au Soleil.

Une réduction des ventes, qui entraînera, de facto, une baisse du chiffre d’affaires et de la production. Des industries, comme l’automobile notamment, risquent de le payer très cher. En Allemagne, les grands constructeurs s’attendent déjà à une baisse des ventes dans les prochains mois.

Donald Trump, dans la lignée de ces prédécesseurs

Si un tel accord est une grande première entre l’Europe et les États-Unis, Donald Trump n’est pas le premier locataire de la Maison-Blanche à se plaindre de « l’équilibre commercial » entre les deux continents. Sur la seule année 2024, l’Allemagne affiche ainsi un excédent de 70 milliards de dollars.

Autrement dit, elle a vendu plus qu’elle n’a acheté aux États-Unis. Une situation qui dure depuis des années. Barack Obama lors de ses deux mandats avait déjà critiqué ce déséquilibre commercial, sans pour autant toucher aux droits de douane.

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