Les ad-blockers sont installés sur 615 millions d’appareils dans le monde

Une hausse de 30 % en une année.

Plus d’un internaute sur 10 utilisent un bloqueur de publicité. C’est ce qu’indique PageFair, une entreprise dont l’activité consiste à aider les sites web à mesurer l’impact de ces logiciels bloqueurs de publicités sur leurs revenus. Les résultats mis en avant dans son rapport 2017 devraient inquiéter les éditeurs de sites ainsi que les médias gratuits. D’après celui-ci :

  • 11 % de la population des internautes bloquent les publicités
  • Ces logiciels sont installés sur 615 millions d’appareils. Sur ces 615 millions d’appareils, 380 millions sont des mobiles
  • Entre décembre 2015 et décembre 2016, la hausse a été de 30 %
  • 74 % des utilisateurs d’ad-blockers quittent une page si ils sont confrontés à un bloqueur de bloqueur de publicités
  • Mais 77 % des utilisateurs d’ad-blockers sont tout de même disposés à voir certains formats de publicités

Sinon, les deux premiers motifs qui incitent les internautes à installer ces logiciels seraient la sécurité (risque d’attraper des virus) et les interruptions de l’expérience utilisateur. La vie privée et la vitesse de chargement passeraient en second plan. Ces informations ont été révélées par un sondage mené sur plus de 4 000 internautes américains.

Si l’usage des bloqueurs de publicités est parfois justifié, ils peuvent pénaliser tout un écosystème. Et si généralement, les applications proposent aux utilisateurs une option pour tolérer les publicités des sites qu’ils veulent soutenir (en les ajoutant dans des listes blanches personnelles), je ne suis pas certain que tous les internautes aient pensé à le faire. En tout cas, la montée progressive des ad-blockers a obligé des sites gratuits à essayer de réinventer leurs modèles économiques. Et si certains étudient le modèle payant, d’autres, en revanche, n’excluent plus l’idée de bloquer les bloqueurs de publicités.

(Source)


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4 commentaires

  1. Nombre d’annonceurs se comportent comme ces gougnafiers qui se garent sur le trottoir, font hurler leur sono et crachent par terre.

    Quel plaisir y a-t-il à lire une page quand elle se met à beugler, à gigoter dans un coin, à s’occulter derrière une fenêtre pop-up ? Quel plaisir à lancer une application mobile dont le [x] de masquage change sans cesse de position ? Que dire de la bande passante consommée et des latences de chargement.

    Et quel désagrément de payer pour lire et d’être pourtant parfois tout autant importuné… Les grands journaux en ligne exploitent abusivement les données personnelles de qui paie et les refourguent en toute contravention avec leurs propres dispositions contractuelles.

    Les annonceurs, les éditeurs et les diffuseurs de médias doivent définir une discipline de fer, une honnêteté et une sécurisation des données personnelles de leurs visiteurs et abonnés. On en est très, très loin. Hélas.

  2. très bon commentaire BRIC 😉

    je rajouterai que cette phrase, « ils peuvent pénaliser tout un écosystème » c’est un hara kiri. Toutes ces publicités qui pullulent, qui nous polluent la vie, génèrent d’autant plus de CO² de part l’énergie consommée par les PC, les serveurs web, la bande passante plus importante, les datacenters etc…

  3. Merci également à hadopi qui en détournant les usagers du pear to pear sont passés sur des sites de streaming ou téléchargement totalement recouverte par la pub (parfois pornographique). Suite à des débordement tellement énormes même l’utilisateur débutant fait des recherches pour bloquer ces pub et découvre que ça lui rend également service sur d’autres sites plus conventionnel.

    À vouloir protéger certains qui gagnent déjà beaucoup, cela handicap ceux qui fournissent des sites gratuits. Perso cela permet d’accentuer mes avertissement sur la vie privée auprès de mes clients via une discussion sur les bloqueur de pub que tout les néophytes semble découvrir.

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