Alors que la guerre des prix fait rage dans le secteur du mobile, Bouygues Telecom a revu ses ambitions à la baisse. La société a également annoncé la mise en place d’un nouveau plan stratégique, visant à accroître sa rentabilité.
Prévisions de croissance revues à la baisse
Malgré le lancement de sa nouvelle marque B.iG, dont l’objectif est de faire faire des économies aux familles nombreuses, le troisième opérateur français a modifié ses objectifs de croissance à l’horizon 2026. En cause, notamment, une concurrence féroce sur le marché des forfaits mobiles, couplée à une situation économique défavorable se répercutant sur le pouvoir d’achat.
Un contexte qui joue forcément sur le prix du forfait, passé de 16 à 10 euros mensuels en moins d’un an, rapporte Les Échos. En conséquence, le revenu moyen par abonné est en baisse, et pourrait encore chuter d’ici à la fin de l’année.
Bouygues Telecom a donc revu ses objectifs à la baisse, prévoyant « une croissance modeste » de son chiffre d’affaires en 2026 par rapport à 2023. Il devrait s’établir au-delà des 7 milliards d’euros.
Des mesures qui ciblent les employés
En parallèle, l’opérateur a présenté les contours d’un plan ayant l’objectif de rationaliser ses dépenses d’ici à 2030. Il implique, entre autres, un équilibrage des investissements dans les infrastructures réseaux, notamment les nouvelles antennes. De cette manière, Bouygues espère économiser 100 millions d’euros par an sur des investissements totaux d’1,5 milliard d’euros.
Mais ce sont les autres mesures prévues par la société qui ont interpellé un bon nombre de salariés. Elle souhaite, en effet, renforcer ses processus d’automatisation et a expliqué que les salariés sur le départ ne seraient pas remplacés. Autre initiative décriée : le transfert de certaines activités, comme la relation client, l’ingénierie ou l’informatique, vers ses filiales marocaines et portugaises, où le coût de la main-d’œuvre est plus avantageux.
Bouygues a également évoqué un recours moindre aux prestataires externes, ainsi qu’une incitation à la mobilité. Pour la CFDT, les intentions de l’entreprise sont claires : elle désire faire des économies sur sa masse salariale.
« Que vont devenir les salariés en interne quand ils auront formé leurs collègues à Rabat ou Porto ? La direction nous dit que des postes leur seront proposés au niveau du groupe Bouygues. Nous demandons l’ouverture de négociations sur l’accompagnement de ces mobilités », s’est indigné Ahbad, délégué syndical CFDT.
De son côté, la firme prévoit de dévoiler publiquement les détails de sa nouvelle stratégie au cours des prochaines semaines.
- Bouygues Telecom revoit ses objectifs financiers à la baisse pour 2026.
- L’entreprise prévoit aussi de rationaliser ses dépenses au travers de différentes mesures.
- En cause notamment, la concurrence féroce sur le marché du mobile, qui s’est répercutée sur la rentabilité de l’opérateur.
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