Si vous recherchez le jeu Fortnite dans l’App Store, vous ne l’y trouverez pas. Le jeu proposé par Epic Games vient en effet d’être banni par Apple, à cause d’une violation de sa boutique d’applications. Plus tôt aujourd’hui, Epic a annoncé un nouveau système de paiement direct qui permet aux joueurs de bénéficier d’une remise de 20 % sur les achats dans le jeu.
Avec ces paiements directs, Epic proposait aux joueurs de faire les transactions sans passer par le système de paiement de l’App Store, pour éviter la commission de 30 % qu’Apple prélève normalement. Mais cela, d’après Apple, entre en violation avec son règlement, ce qui a conduit au bannissement.
« Epic a activé une fonctionnalité de son application qui n’a pas été examinée ou approuvée par Apple, et ils l’ont fait avec l’intention expresse de violer les directives de l’App Store concernant les paiements intégrés qui s’appliquent à chaque développeur qui vend des biens ou des services numériques », lit-on dans une déclaration d’Apple qui est relayée par The Verge.
Un bras de fer autour de la « taxe » de 30 % ?
« Epic a librement accepté les conditions et les directives de l’App Store et nous sommes heureux qu’ils aient développé une entreprise aussi réussie sur l’App Store. Le fait que leurs intérêts commerciaux les poussent désormais à faire pression pour un arrangement spécial ne change rien au fait que ces directives créent des conditions de concurrence équitables pour tous les développeurs et rendent le magasin sûr pour tous les utilisateurs. Nous ferons tout notre possible pour travailler avec Epic pour résoudre ces violations afin qu’ils puissent renvoyer Fortnite sur l’App Store », peut-on aussi lire dans cette déclaration.
De plus en plus de développeurs critiquent la façon dont Apple gère l’App Store, et en particulier cette « taxe » de 30 %. Et récemment, Epic a rejoint les rangs des développeurs qui critiquent ouvertement la politique de la firme de Cupertino. Par exemple, il y a deux mois, Tim Sweeney avait expliqué qu’Apple devrait permettre aux développeurs d’utiliser d’autres services de paiement, ou bien permettre aux utilisateurs d’installer des applications qui ne sont pas dans l’App Store sur leurs iPhone (comme sur Android).
Le patron de Telegram s’est aussi récemment plaint de la politique de l’App Store. Et celui-ci explique que si Google prélève également une « taxe » similaire à celle d’Apple, la firme de Mountain View permet aux utilisateurs d’installer des applications provenant d’autres sources que la boutique officielle d’Android.
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Je propose à toutes ces entreprises de former une alliance et de créer leur propre OS afin de pouvoir faire ce qu’ils veulent. Peut-être arriveront-ils à dépasser Apple.
Personne ne les oblige à développer pour iOS et signer aux conditions d’Apple.
J’espère que jamais les États n’obligeront Apple à s’ouvrir de telle manière. Une technique pourrait, si la loi oblige Apple à s’ouvrir, d’indiquer que si vous installez un autre store, la garantie saute.
Et du côté de l’utilisateur? S’il n’est pas d’accord avec les pratiques des 30%, ils n’ont qu’à aller sur Android…
C’est tout à fait ça et pourtant je ne suis pas un pro Apple.
C’est comme si on nous imposait qui recevoir chez soi ou qui embaucher dans sa propre entreprise.
Ceux qui veulent développer pour Apple ou Android doivent se plier à la politique de la boîte sinon rien ne leur empêche d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.