Ariane 5 a tiré sa révérence au cours de l’été, il est donc plus que temps pour Ariane 6 de prendre sa suite. La fusée, dont le premier décollage n’aura réellement lieu qu’en 2024, est sur le point de franchir une étape clé de son développement. Par deux fois au cours du mois de juillet, les équipes d’ArianeGroup avaient tenté d’allumer les moteurs de la fusée pour un test au sol. À chaque fois un problème de dernière minute était venu gâcher la fête.
Mais ce mardi 29 août toutes les planètes semblent alignées pour la fusée européenne. S’il est trop tôt pour connaître la qualité des données récoltées, les dernières projections sont optimistes. Pour rappel le 13 juillet une fuite avait mis fin à la procédure avant la fin du compte à rebours. Quelques jours plus tard, le 18, la séquence d’allumage avait été initié sans atteindre le rendement voulu.
Vendredi, nouveau test crucial
Si tôt ce test terminé, les équipes d’ArianeGroup auront les yeux tournés vers un autre test de grande ampleur doit avoir lieu ce vendredi. À des milliers de kilomètres de Kourou et de la Guyane, le deuxième étage d’Ariane 6 va être testé au sol pour un test de poussée.
C’est depuis sa base de Lampoldshausen en Allemagne d’ArianeGroup va procéder à cet allumage crucial. C’est la troisième fois que le moteur est soumis à un tel exercice mais pour la première fois la durée de poussée va dépasser les quelques secondes.
Si ce nouveau test est réussi, ArianeGroup pourra continuer son développement. Elle a d’ores et déjà programmé un test de 7 minutes 30 à Kourou pour le 26 septembre prochain. Si la fusée survit à cet allumage elle sera en très bonne voie pour l’espace.
Premier vol en 2024
Ariane 6 devait initialement voler en 2023. Mais de nombreux retards dans sa conception et son développement ont amené ArianeGroup à revoir son calendrier. Finalement la fusée ne prendra son envol qu’en 2024, le temps de s’assurer que tout fonctionne parfaitement.
Le lanceur lourd européen passe après un géant du spatial et ne peut pas manquer son entrée. Les enjeux économiques, mais aussi politiques sont beaucoup trop importants. Face à cette obligation de réussite, ArianeGroup semble confiant.
L’entreprise est habitée à porter sur ses épaules les ambitions de tout un continent. Avec Ariane 6 elle espère remporter des contrats de lancement “premium” comme avait su le faire Ariane 5 en son temps. La fusée nouvelle génération a en tout cas déjà conclu un deal avec Amazon pour l’envoi de satellites en orbite. Ils se rajouteront à la constellation Kuiper, concurrente directe de Starlink.
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