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Assurance auto : faites-vous partie des 30 % de Français qui ne déclarent pas certains sinistres ?

Crainte du malus, phobie administrative… Les raisons sont nombreuses.

Alors que l’inflation progresse, de nombreux Français se disent prêts à ne pas déclarer un sinistre mineur à leur assureur. Et cela s’explique par de nombreux facteurs.

La peur du malus

Ce sont les résultats d’une étude réalisée par le spécialiste de l’assurance Leocare. Au total, 30 % des Français choisissent de ne pas déclarer certains sinistres à leur assureur auto. Dans le détail, « 46 % des conducteurs passent sous silence un impact de gravillon. Même chose pour un accrochage léger avec un trottoir, oublié par 59 % des automobilistes », résume la société dans son communiqué.

En cause, notamment, la crainte du malus. Ce mécanisme pénalise les conducteurs responsables d’accidents en augmentant leur prime d’assurance. Concrètement, les assurés font un calcul économique et estiment que déclarer un sinistre mineur pourrait coûter plus cher à long terme. D’autant plus dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat.

De même, les procédures administratives sont perçues comme longues et complexes. 65 % des assurés sont rebutés par la paperasse et les formulaires à remplir. Les délais pour traiter un sinistre, attendre l’expertise et recevoir le remboursement sont souvent jugés trop longs, ce qui les décourage.

Mais ce n’est pas tout. 32 % des interrogés trouvent les interventions physiques nécessaires trop contraignantes, tandis que 66 % estiment que le système actuel est mal conçu et punitif.

accident de la route animaux
© Unsplash / Steven Pahel

Quelles conséquences ?

« Ce désengagement progressif a des conséquences. Non seulement pour l’assuré, mais aussi pour l’ensemble du système. Car ce que les uns ne déclarent pas, les autres le payent. C’est le principe de la mutualisation. Moins on signale, plus les assureurs augmentent les primes pour tous. C’est le serpent qui se mord la queue », résume la société. « Un sinistre mineur non pris en charge peut vite devenir un problème majeur », indique son cofondateur, Christophe Dandois.

À noter que le code des assurances oblige les assurés à déclarer tout sinistre pouvant entraîner la garantie de l’assureur. Cependant, ne pas déclarer un sinistre mineur, sans tiers impliqué, est toléré si l’assuré est prêt à payer les réparations de sa poche, précise Me Vanessa Fitoussi, avocate au barreau de Paris spécialisée en droit automobile, dans un entretien accordé à RMC Conso. Cela peut toutefois s’avérer risqué si les dégâts sont plus importants que prévu.

Il est aussi bon de rappeler que les conducteurs ayant le bonus maximum depuis au moins trois ans ne subissent pas de malus. Par ailleurs, les sinistres imprévisibles et inévitables, comme les accidents causés par des animaux sauvages ou des conditions météorologiques imprévues, n’entraînent pas de malus.

  • 30 % des Français refusent de déclarer des sinistres mineurs à leur assureur.
  • Beaucoup craignent l’application d’un malus qui augmentera leur prime d’assurance.
  • Une pratique qui pourrait leur coûter cher si les dégâts s’avèrent plus graves que prévu.

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