La mémoire est ; entre autres ; ce qui fait de nous des êtres humains fonctionnels : nous apprenons grâce à elle, elle nous permet de nous orienter, d’établir des liens sociaux ou de construire une continuité dans le temps. Elle reste néanmoins un processus biologique fragile qui peut être fortement influencé par notre âge, le stress ou notre mode de vie.
Certaines substances, présentées comme des compléments alimentaires, sont vendues comme étant prétendument « nootropiques » ou « boosters de mémoire », mais en réalité, quasiment aucune d’entre elles n’ont prouvé d’efficacité clinique. Plutôt que de vous pencher vers ces solutions qui tiennent plus du marketing que de la vraie médecine, il existe une habitude – que vous avez peut-être déjà – qui vient de faire ses preuves. Une étude japonaise, parue dans la revue The FASEB Journal fin 2024, a prouvé que l’exercice physique léger pourrait avoir un effet direct sur notre capacité à conserver une mémoire en pleine forme.
Une routine banale, mais un impact bien réel sur le cerveau
C’est à l’université de Tsukuba que des chercheurs ont décidé de s’intéresser aux effets des mouvements doux sur la mémoire. Pas de gros efforts sportifs à proprement parler, mais plutôt des activités comme la marche rapide, les étirements ou le yoga. L’idée était de mesurer l’impact de ces pratiques sur l’hippocampe, la zone du cerveau en charge de traiter les souvenirs.
Une activité de ce type, même à faible intensité, entraîne déjà une augmentation mesurable de l’activité dans cette région. Pour expliquer ce phénomène, les chercheurs ont examiné ce qu’il se passait du côté du tronc cérébral (partie inférieure du cerveau qui relie le cerveau au cervelet et à la moelle épinière).
Deux zones s’y activent pendant le mouvement : l’aire tegmentale ventrale, qui produit de la dopamine, et le locus coeruleus, qui sécrète de la noradrénaline. Ces deux neurotransmetteurs sont directement liés à l’apprentissage et à la consolidation de la mémoire. L’hippocampe est particulièrement sensible à ces derniers et lorsqu’il les reçoit, son activité augmente. Le renforcement des circuits de la mémoire tient donc à ce couplage entre mouvement physique et réponse neurochimique.
Aucunement besoin d’équipement coûteux ou de sessions intensives et potentiellement épuisantes pour celles et ceux qui ne sont pas friand(e)s de sport. Quelques minutes quotidienne des activités citées précédemment suffiraient amplement. Une petite marche matinale avant de se rendre au travail, quelques minutes d’étirements ou de yoga avant de tomber dans les bras de Morphée : rien de trop compliqué à mettre en place dans votre routine quotidienne.
- Des mouvements doux stimulent la zone cérébrale qui organise les souvenirs.
- Cette stimulation vient de deux régions qui libèrent des substances favorisant la mémorisation.
- Marcher vite ou faire du yoga active ce mécanisme en quelques minutes par jour.
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