L’idée originale d’Audi pour sauver des automobilistes

Audi propose un service très particulier pour contribuer à une meilleure sécurité au volant. Simple mais efficace ?

Consciencieusement, Audi a développé une petite ligne de code pouvant sauver des vies. Utilisable sur n’importe quel site web, elle permet de vérifier si le visiteur est au volant, et si c’est le cas, l’inviter à lâcher son smartphone.

Une ligne de code (offerte) pour sauver des vies

Alors que les sanctions à l’encontre des automobilistes pris sur le vif au volant et smartphone à la main viennent de sévèrement se durcir, Audi semble avoir trouvé une solution plus pédagogique pour dissuader les conducteurs de commettre cette faute de conduite. Actif dans ses recherches en matière de technologies de sécurité actives et prédictives, le constructeur allemande, qui est parmi les plus avancés du marché, déploie une solution parallèle et inédite pour répondre à la problématique d’inattention des automobilistes. Elle se présente sous la forme de l’initiative Safety Code, qui propose un morceau de code html (plus précisément du JavaScript) à insérer dans votre site web ou blog pour faire réagir le conducteur.
Que cache donc ce miraculeux code ? Rien de bien compliqué. Il permet simplement au site web de se renseigner sur la position GPS de ses visiteurs, et ainsi déterminer s’ils sont en mouvement. Si c’est le cas, au-delà de 20 km/h, une pop-up demande au visiteur de confirmer qu’ils n’est pas entrain de conduire, auquel cas il sera incité à lâcher son smartphone. Sinon, il sera invité à confirmer qu’il n’est pas au volant et ainsi poursuivre sa consultation.

L’effet papillon

Bien que le concept paraisse anodin, l’approche pédagogique du système pourrait suffire à dissuader de nombreuses personnes. La répression n’étant pas toujours la meilleure des solution, l’approche de l’initiative vise plus à responsabiliser le conducteur. Une si bonne intention avec si peu de moyens nécessaires pour une mise en application généralisée pourrait donner envie de rendre cette vérification obligatoire, notamment sur les applications. Certains le font d’ailleurs déjà, comme Waze ou Snapchat.


4 commentaires

  1. Désappointant…
    Décidément on ne fait plus confiance à personne pour la civilité. On laisse tomber l’éducation et la sensibilisation au profit de la surveillance.
    La prochaine fois : une ligne de code pour surveiller avec la camera du smartphone qu’on ne cherche pas à mater une nana qui passe dans la rue sinon hop une photo de la tronche du délinquant directement publiée sur #balancetonpapamateur ????
    Affligeant….
    GPS dans le téléphone, dans la voiture, flicage sur les sites web, les publicités des panneaux, dans le métro…. Gardons le pouvoir de dire non !

    • « On » fait confiance, puisqu’il est possible de continuer en certifiant qu’on ne conduit pas.

      Et ce n’est pas un manque de civilité ou d’éducation (la plupart des gens connaissent les risques), mais d’intelligence. On se préoccupe de son téléphone et pas de la sécurité des autres usagers.

      Oui, les gens qui utilise leur téléphone en conduisant sont stupides au point d’avoir besoin d’un script qui leur rappel qu’ils font des choses stupides. Et la plupart continueront, a part si on les y empêche par la force (cf les radars de vitesse).

      Mais il vaut mieux tout mettre sur les restrictions des libertés individuelles, ça permet d’éviter toutes tentatives de légitimer des comportements aussi abusifs que dangereux (cf NRA aux USA).

  2. Désappointant surtout que les gens ne savent pas lâcher leur téléphone en roulant. J’en vois tous les jours sur la route et les divers sondages montrent bien que faire confiance est stupide.

    Au niveau éducation et sensibilisation, la télévision et Internet sont remplis de spots publicitaires. On en parle dans les écoles. Et cela ne suffit pas.

    Et si tu veux dire non, tu peux refuser de communiquer ta position au site web.

  3. Si cela peut sauver ne serait-ce que 2 ou 3 piétons ou deux-roues de l’inconscience de certains, je ne vois pas où est le problème, au contraire.
    Quant au monde hyper connecté dans lequel nous vivons, c’est un débat bien plus vaste… ou un choix personnel à faire 🙂
    Je m’en vais de ce pas tester la chose, danke.

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