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Aurait-t-on sous-estimé les risques de la cigarette électronique ?

On connaissait déjà le tabagisme passif, mais une nouvelle étude vient de révéler que le vapotage passif était en réalité nocif pour les enfants.

Nous commençons à disposer d’un peu de recul sur les effets potentiels de la cigarette électronique sur l’organisme. Si elle reste, dans tous les cas, beaucoup moins nocive que la cigarette classique en raison de l’absence de combustion, d’autres effets périphériques provoqués par son utilisation restent tout de même à relever. Principalement un affaiblissement du système immunitaire compte tenu de l’action de la vape sur les polynucléaires neutrophiles, un type de globule blanc.

Cette fois-ci, c’est une nouvelle étude parue le 26 mars et menée par Jeannie Rodriguez, de l’École d’Infirmières de l’Université Emory (Atlanta, États-Unis) qui pointe du doigt un effet qui n’était pas encore connu. Celui de l’impact des vapeurs de cigarette électronique sur la santé des enfants ; et les résultats sont plutôt inquiétants.

Une méthodologie innovante

Afin d’en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont adopté une méthodologie plutôt unique, alliant tests sanguins, analyses de salive et mesures de l’haleine. Pour les enfants âgés de 4 à 12 ans vivant dans des environnements où les e-cigarettes sont utilisées, les conséquences sont préoccupantes. En effet, ces enfants montrent des niveaux assez élevés de métabolites dans leurs organismes. Métabolites liés directement aux différentes substances chimiques contenus dans les liquides de vapotage.

Problèmes, les métabolites en question sont loin d’être anodins et interfèrent avec des processus biologiques essentiels au bon fonctionnement du corps. Particulièrement le maintien de niveaux appropriés d’un neurotransmetteur, la dopamine. Cette dernière est cruciale pour réguler l’humeur, la sensation de plaisir et l’activation du système de récompense du cerveau. Il apparaît également que ces mêmes substances émises lors du vapotage pourrait produire du stress oxydatif chez les plus jeunes.

Le stress oxydatif est un phénomène résultant d’un déséquilibre entre la production de radicaux libres (« fragment obtenu par scission d’une molécule et qui possède un électron célibataire, non apparié, ce qui lui confère une grande réactivité chimique » selon Futura Sciences) et la capacité du corps à les éliminer. Il peut provoquer des dommages cellulaires assez étendus, associés à des maladies chroniques graves comme le diabète, certains types de cancers ou des pathologies cardiovasculaires.

À long terme, l’exposition de jeunes organismes en plein développement comme ceux des enfants à ces substances pourrait avoir des conséquences réellement néfastes.

Une prise de conscience nécessaire chez les parents

Les réactions des parents face aux résultats de l’étude sont tout aussi inquiétantes que les résultats eux-mêmes. Malgré les preuves irréfutables apportées par cette recherche, une grande majorité de ceux-ci tendent à minimiser, voire complètement ignorer les dangers potentiels du vapotage passif. Il y a donc un manque de conscience évident, que la diffusion des résultats de l’étude était censée combler.

Dans les groupes de discussions formés après les résultats, plus de la moitié des parents interrogés ne percevaient pas le vapotage passif comme une source de préoccupation majeure. Cette réalité témoigne de l’urgence de la nécessité de renforcer les actions de sensibilisation et d’éducation autour de ce sujet. Il y a un réel écart entre la perception du risque et le risque réel prouvé par la science, appelant à une action concertée de tous les acteurs concernés par le problème. Autorités publiques, professionnels de la santé, éducateurs, etc.

L’idéal serait de développer des programmes d’éducation sanitaire ciblés sur cette thématique. Ces derniers devraient viser à déconstruire les croyances erronées concernant la sécurité et l’innocuité relative de la cigarette électronique en mettant en avant les preuves concrètes que l’on détient actuellement sur le vapotage passif.

La clé est toujours la même : pour conscientiser une réalité, aussi dérangeante soit-elle, il faut armer les individus de connaissances factuelles. Ainsi, il serait peut-être envisageable d’encourager des comportements plus responsables autour du vapotage, sans toutefois le diaboliser. Les résultats de l’étude de l’Université Emory sont un réel appel allant dans ce sens.

  • Une étude menée par Jeannie Rodriguez de l’École d’Infirmières de l’Université Emory a mis en lumière un nouveau danger concernant le vapotage.
  • Certaines substances contenues dans les vapeurs de cigarettes électroniques provoquerait du stress oxydatif chez les enfants de 4 à 12 ans, simplement par vapotage passif.
  • L’étude a mis également en avant un réel décalage entre la perception de ce danger par les parents et les preuves irréfutables apportées par l’étude.

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Par : Gouvernement français
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