- Une étude pointe du doigt les effets néfastes des cigarettes électroniques sur la santé
- Les vapeurs des “vapes” endommageraient le système immunitaire
- Ce qui faciliterait le développement de maladies pulmonaires
Aujourd’hui, les cigarettes électroniques se sont greffées à de nombreuses mains. Tant à celles des fumeurs qui tentent d’arrêter que celles des personnes n’ayant jamais touché une cigarette “classique”. Le secteur est porteur : en 2023, le chiffre d’affaires lié à la vente de cigarettes électroniques est estimé à plus de 1,2 milliard d’euros.
Si beaucoup d’utilisateurs déclarent avoir réussi à arrêter de fumer grâce à cette alternative, elle n’est pas vraiment vue d’un bon œil. Effectivement, les effets à long terme sur la santé sont relativement méconnus. Plusieurs scientifiques ont déjà tiré la sonnette d’alarme.
Dans ce sens, une étude publiée par le Journal of Allergy and Clinical Immunology pointe du doigt les effets des cigarettes électroniques sur notre système immunitaire. Plus précisément ceux de la vapeur de ces e-cigarettes sur les polynucléaires neutrophiles. Ce n’est pas une bonne chose puisqu’ils sont censés protéger notre organisme des infections. À terme, la vapeur des cigarettes électroniques faciliterait le développement de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Il s’agit d’une maladie pulmonaire principalement causée par le tabagisme et la pollution de l’air.
Avec ou sans nicotine, c’est la même chose
Les chercheurs de cette étude ont prélevé des polynucléaires neutrophiles chez des personnes en bonne santé, qui ne fument pas et qui n’utilisent pas de cigarettes électroniques. Une fois isolés du sang des volontaires, les scientifiques ont exposé les polynucléaires neutrophiles à 40 bouffées de vapeur de deux cigarettes électroniques. Dans les deux cas, le liquide utilisé était sans saveur. Mais l’un comprenait de la nicotine tandis que le deuxième était un produit sans nicotine.
En comparant ces types de globules blancs exposés à la vapeur des e-cigarettes à des polynucléaires neutrophiles qui ne l’ont jamais été, l’étude est formelle. La vapeur de cigarette électronique les a endommagés. Le résultat de cette étude est le même, qu’il soit question d’une cigarette électronique avec nicotine ou sans.
Le problème, c’est qu’en endommageant les polynucléaires neutrophiles, la cigarette électronique favorise le développement de maladies. Notamment la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Il est donc important de prendre au sérieux les effets de cette alternative à la cigarette sur la santé. Surtout sur le long terme.
Dans ce sens, les cigarettes électroniques jetables Puffs vont être interdites à la vente dès l’année prochaine. C’est ce qu’a annoncé la Première ministre Elisabeth Borne pour lutter contre le tabagisme. En plus d’être potentiellement néfastes pour la santé, ces cigarettes électroniques jetables sont un désastre pour l’environnement.
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Bonjour
Il me faut relever deux points dans votre article : une manipulation, et une imprécision.
La manipulation est dans la conclusion : “Dans ce sens, les cigarettes électroniques jetables Puffs vont être interdites”.
Pourtant non, l’interdiction des puffs n’a rien à voir avec les risques évoqués ici. La raison annoncée est celle-ci : les puffs inciteraient les jeunes à vapoter, et ensuite à fumer. Ce qui est démontré comme faux d’ailleurs, mais c’est la raison invoquée.
L’imprécision est dans la relation des résultats de l’étude : il n’y a aucune comparaison avec la cigarette de tabac. Or, la cigarette électronique n’est pas sans risque, elle diminue (énormément) les risques liés au tabac fumé.
En ne faisant pas cette comparaison, vous laissez penser que la cigarette électronique serait aussi nocive que la cigarette de tabac, et vous incitez les fumeurs à rejeter la cigarette électronique.
Ils continuent ainsi à augmenter leur chance de mourir prématurément (50%), alors qu’avec une cigarette électronique, ils auraient pu à la fois diminuer les risques en arrêtant de fumer, pour ensuite arrêter de vapoter et ne plus prendre de risque du tout.
Pour comparer, vous dites aux gens : il y a des accidents de train (12 morts par an), donc ne le prenez surtout pas, continuez à prendre votre voiture (3900 morts par an).
Vous assumez cette position ?
C’est comme ca que ca marche 🙂 bien sur qu’il assume leur position.
Heureusement avec le temps de plus en plus de personne arrive à comprendre (tu es l’exemple, j’ai bien remarqué cette imprécision volontaire de leur part aussi)
bah si, les puffs nicotiné c’est la mode dans les collèges / lycées. Et si c’est nicotiné (souvent fortement d’ailleurs pour les puffs) bah risque d’addiction. C’est aussi une catastrophe écologique ces puffs de merde. Après t’auras toujours des gens pour dire le contraire. Ça fais 3 ans que je vape et que j’ai arrêté cannabis et clope. Je suis toujours dépendant a la nicotine… Et je le souhaite absolument pas a nos jeunes, mais bon c’est comme ça que l’industrie du tabac fonctionne, elle rend leurs merdes attirantes auprès des jeunes et ça fait des clients pour la vie sur une erreur de jeunesse. Tu dis des fait déjà vu et revu, oui la vapoteuse c’est moins toxique que la clope, mais ca reste toxique. Tu extrapole et t’es hors sujet. Je trouve cet article pas mal. Il informe sur une récente étude et c’est tout en fait. Ils sont pas obligé de faire une thèse sur le tabagisme aussi calme toi fréro.
Merci Nark0
Je ne suis même pas certain que ce soit volontaire : la méconnaissance et la désinformation suffisent.
Le rasoir d’Hanlon fonctionne à fond 😉