Aujourd’hui, Strava est incontestablement l’application préférée des sportifs, qu’il soit question de course à pied, de cyclisme ou d’autres activités physiques. Chacun peut y partager ses derniers exploits sportifs et impressionner la galerie avec ses performances.
Mais dans la course aux “kudos”, comme les likes sur Instagram, X (ex-Twitter) ou Facebook, certains utilisateurs à l’esprit de compétition trop aiguisé perdent pied, et vont jusqu’à tricher sur leurs performances. Strava dit “stop” avec une fonction boostée à l’intelligence artificielle pour retrouver les fraudeurs.
Strava lutte contre les performances pipées
Avec plus de 150 millions d’utilisateurs actifs dans le monde, la popularité de Strava n’est plus à prouver. Certains utilisateurs abandonnent même Tinder et misent sur Strava pour trouver l’amour. Mais la compétition fait rage sur l’application. Plusieurs sportifs n’hésitent pas à falsifier leurs performances, faisant appel à des “Strava Jockey”, c’est-à-dire des personnes pour courir à leur place, ou grimpant à moto ou en voiture pour améliorer leurs statistiques.
Face à cette montée du “dopage numérique”, Strava réagit. Il y a quelques mois, l’application dédiée aux athlètes a lancé une nouvelle fonctionnalité. Grâce à un algorithme basé sur l’intelligence artificielle et le machine learning, Strava traque les activités douteuses pour rendre leurs couronnes aux véritables KOM (Kings of the Mountain) et QOM (Queens of the Mountains). Ces titres sont attribués aux sportifs ayant fait les meilleures performances sur des segments, à savoir des petits parcours très spécifiques.
Depuis la mise en place de cet algorithme “anti-triche”, Strava a détecté plus de 4,45 millions d’activités douteuses ou simplement incorrectes. Ce modèle analyse pas moins de 57 facteurs différents, comme la vitesse et l’accélération, pour savoir si une partie de l’activité a été enregistrée à bord d’un véhicule ou pas. Si c’est le cas, l’utilisateur concerné est sommé de rendre sa performance privée ou à la réajuster. Cet outil permet également d’éviter que les cyclistes enregistrent leur performance en tant que “course à pied” et fausser le classement.
Ainsi, Strava veille au grain. L’application a tout intérêt à punir les utilisateurs malhonnêtes afin de conserver son prestige et récompenser les athlètes qui se donnent réellement à fond. C’est logique : une application remplie de tricheurs pourrait agacer les utilisateurs qui jouent le jeu et ces derniers pourraient choisir un concurrent plus fiable.
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