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Un ballon espion survole les Etats-Unis, le Pentagone ne peut pas l’abattre

Il vole à une très haute altitude, mais présente un risque pour les personnes au sol.

En fin d’après-midi, jeudi 2 février, trois KC-135 Stratotanker de l’US Air Force quadrillaient le ciel de l’État du Montana. Un exercice qui n’avait rien d’un simple essai. Au même moment, un étrange ballon espion continuait d’évoluer à très haute altitude, sans que personne n’ait été averti de son entrée dans l’espace aérien. Ni même le Pentagone à Washington. Si l’armée s’est d’autant plus mise en alerte, c’est parce que l’État américain y possède 3 silos de missiles nucléaires dans la zone survolée.

Surveillé, le mystérieux aéronef ne pourra pourtant pas être abattu de si tôt. Actuellement, sa position mettrait en danger les personnes au sol. Les États-Unis n’ont pas aperçu le ballon espion seulement hier, ils le suivent depuis quelques jours, expliquait un haut responsable de la défense américaine, sous couvert d’anonymat. Nous prenons des mesures afin de nous protéger contre la collecte d’informations sensibles”, a-t-il ajouté, jeudi 2 février, rapporte l’agence Associated Press (AP).

Missiles nucléaires

Le ballon serait suffisamment gros (de la taille de 3 bus) pour faire des dégâts au sol s’il venait à s’écraser. En revanche, il ne présenterait pas de risque “militaire ou physique”, annonçait le porte-parole du Pentagone. Comprenez par là qu’il ne posséderait pas de charge utile comprenant des explosifs ou toute autre arme. “Clairement, ce ballon est destiné à la surveillance et sa trajectoire actuelle l’amène au-dessus de sites sensibles”, précisait-il. Ces sites sensibles font bien référence aux installations militaires comprenant des missiles nucléaires.

Face aux accusations de Washington envers Pékin, les autorités chinoises ont répondu. Elles expliquaient être “en cours de vérification”, demandant par le même temps d’éviter “d’émettre des conjectures et monter les choses en épingle avant même que les faits ne soient établis”, commentait un porte-parole du ministère des affaires étrangères. Il ajoutait : “cela n’aide pas à une résolution appropriée du dossier”.

Jusqu’à présent, les ballons espion avaient déserté le ciel et les stratégies des armées, remplacés par les satellites espion bien plus discrets et modernes. Mais comme le rappelait CNN, avec les avancées technologiques, envoyer des ballons comme au temps de la Guerre Froide reprendrait de l’intérêt pour les armées tant les charges utiles d’aujourd’hui sont plus légères et peuvent embarquer des équipements plus poussés.

Le Canada parle d’un “deuxième incident”

Si les États-Unis affirment surveiller le ballon depuis plusieurs jours, avant même que celui-ci n’entre dans son espace aérien survolant son territoire, le Canada annonçait en même temps qu’un “deuxième incident potentiel” était actuellement en surveillance. Aucune information n’est disponible à cette heure sur la nature de ce dernier, s’il s’agit d’un autre ballon espion ou d’une information différente. Les autorités du pays limitrophe aux États-Unis ajoutaient en revanche qu’elles allaient continuer à “prendre des mesures pour la sécurité de son espace aérien”.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. Cela nous rassure sur la mauvaise foi éternelle des chinois qu’elle soit sur le matériel qu’elle propose ou sur leurs déclarations. Au moins ils sont constant c’est rassurant. C’est incroyable le nombre de ballons, de satellites météos qui circulent. Pourquoi l’abattre ? quelle drôle d’idée. D’une part les silos de missiles ont été abandonnés depuis au moins une décennie (pour mémoire le plateau d’Albion, France démantelé en 1996) je doute qu’il s’agisse donc d’une information fiable. Une impulsion électromagnétique (IEM), également connue sous le nom EMP (de l’anglais electromagnetic pulse) est une émission d’ondes électromagnétiques brève et de très forte amplitude peut détruire de nombreux appareils électriques et électroniques serait plus approprié. Elle détruirait les instruments de bord, les moyens radios, les enregistrements si tentaient qu’ils ne sont pas envoyés en flux tendus et ne causerait aucun dommage sur la structure ni sur d’éventuels passagers. De fait le point retour du ballon serait une inconnue. N’oublions pas qu’en tant que consommateur basique chinois, en règle général, quand vous achetez chinois vous achetez deux fois. Aujourd’hui être consommateur chinois c’est favorisé l’armement de ce pays, son hégémonie, créait du chômage en occident. Si votre tondeuse, sécateur, ordinateur, téléphone portable, la mention Made in PRC c’est en chine populaire. De fait vous favorisez aussi l’annexion de républiques indépendantes. C’est pas bien.

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