C’est un nouveau tour de vis fiscal se prépare pour les industriels de l’agroalimentaire et par ricochet sur leurs clients. Selon BFM, les députés ont approuvé ce mercredi 14 octobre, en commission des affaires sociales, l’extension de la “taxe soda” aux produits préemballés les plus sucrés, dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2027.
D’après nos confrères, ce dispositif vise les viennoiseries, biscuits industriels, céréales du petit-déjeuner et confiseries, afin de pousser les industriels à revoir leurs recettes et réduire les maladies liées à l’alimentation.
Une mesure de santé publique ?
Le RN, son allié l’UDR et les députés LR ont tenté, sans succès, de supprimer cet article, car ils redoutent une hausse des prix sans réel bénéfice sanitaire. Les députés ont en revanche voté un élargissement proposé par le MoDem, qui étend la taxe à tous les produits ultra-transformés sucrés. Une exemption a aussi été adoptée pour les artisans et petites entreprises alimentaires.
Ces votes restent toutefois une étape préliminaire, l’examen repartira en séance de la version initiale du texte gouvernemental.
Pour rappel, l’objectif affiché est de récolter 200 millions d’euros. Menacé, le secteur agroalimentaire ne cache pas son opposition à cette idée. Jean-François Loiseau, président de l’Ania, dénonce ainsi une mesure qui viendrait une nouvelle fois peser sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Il redoute même une trajectoire bien plus lourde et évoque un montant qui pourrait grimper jusqu’à un milliard d’euros à terme.
Face à ces critiques, Serge Papin, le ministre du commerce a rappelé qu’un enfant de 9 ans consomme aujourd’hui autant de sucre que son grand-père sur toute une vie. Une taxe existe déjà sur les boissons sucrées, elle a rapporté environ 800 millions d’euros en 2025. L’Assurance maladie, de son côté, plaidait dès l’an dernier pour une taxe plus large sur les produits gras, salés, sucrés et ultra-transformés.
D’autres pistes d’économies
Récemment, nous évoquions récemment une autre piste du gouvernement pour faire des économies sur le budget 2027. Le ministère du travail envisage ainsi d’imposer une participation minimale de 350 euros aux titulaires d’un CPF pour le financement d’une formation, contre 150 euros actuellement.
Les demandeurs d’emploi seraient exonérés de ce financement appelé « participation forfaitaire obligatoire ». Autres motifs d’exonération : les bilans de compétences, la validation des acquis de l’expérience ou la transition professionnelle.
De même, tous ceux qui opteront pour des formations pour des métiers dits « en tension de recrutement » ou dans des « domaines stratégiques » n’auront pas à passer à la caisse : défense, industrie, transition écologique ou numérique… Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.
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