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Bonne nouvelle pour l’espace, l’Europe va envoyer un satellite nettoyeur

En 2025, l’ESA lancera un satellite nettoyeur, censé désorbiter le débris d’une fusée précédemment lancée en 2013. Une bonne nouvelle pour les déchets spatiaux.

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satellite nettoyage espace
© ESA / ClearSpace

Voilà une bonne nouvelle. Pour l’une des premières fois, un projet concret de nettoyage de l’espace va voir le jour, et c’est avec l’Agence spatiale européenne (ESA) que cela pourrait se produire. En 2025, un satellite du nom de ClearSpace-1 décollera, en direction d’un débris d’une fusée Vega, envoyée en 2013 par l’ESA. Il se chargera de nettoyer ce déchet spatial, comme il en existe des milliers sur l’orbite basse terrestre.

Le premier satellite nettoyeur

Émanant de l’école polytechnique fédérale de Lausanne en Suisse, la startup ClearSpace a été retenue par le projet de l’ESA, et c’est elle qui confectionnera le satellite nettoyeur. Selon Sciences et Avenir, un budget record a été voté par les 22 états membres auquel le capital de l’ESA provient : 14,4 milliards d’euros ont été débloqués pour les cinq années à venir, dont 12,5 milliards pour la période 2020-2022.

Cela permettra au projet de satellite nettoyeur de pouvoir se préparer à son lancement, avant l’échéance de 2025. L’engin spatial prendra la forme d’un satellite lambda, mais se différenciera par la présence de quatre bras robotiques permettant de désorbiter l’engin inactif constituant un déchet dans l’espace à l’heure actuelle.

La menace des déchets spatiaux

Si ClearSpace-1 réussit sa mission, à savoir de désorbiter l’étage supérieur d’une fusée Vega de l’ESA et de le faire se désintégrer dans l’atmosphère, alors l’agence spatiale européenne pourrait reconduire ce genre de projets pour continuer à « nettoyer l’espace ».

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Il faut dire que l’urgence est assez pesante. A ce jour, si 2000 satellites gravitent de façon tout à fait utile sur l’orbite basse terrestre, plus de 3000 autres sont aujourd’hui laissés à l’abandon, après que leur durée d’autonomie limite ait été atteinte. Cela constitue une pollution de taille, mais aussi de potentiels gros dangers.

Dans une déclaration, le Directeur de l’ESA a évoqué le sujet, pour introduire le projet de lancement de ClearSpace-1. « Imaginez à quel point la navigation en mer serait dangereuse si tous les navires perdus dans l’histoire dérivaient encore sur l’eau », alertait Jan Wörner. Chez ClearSpace en Suisse, l’avis est naturellement partagé. Pour son PDG, Luc Piguet, « la question des débris spatiaux est plus urgente que jamais ».

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Supersac Remi

    29 décembre 2019 at 9 h 16 min

    Évidemment c’est toujours l’Europe qui fait les 1ers pas en nettoyant un coin du ciel pollué par notre faute.
    En espérant que les américains et les russes et maintenant la Chine et l’Inde se mettent eux aussi à récupérer leurs débris on n’y verra plus clair.
    Il faudra aussi faire pression sur ELon Musk pour qu’il récupère ses satellites trop brillants pour que la société des astronomes amateurs dont on connaît la valeur puissent continuer à travailler dans de bonnes conditions.
    Quand on fait une erreur, il faut la reconnaître et la réparer.

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