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BPCE avale définitivement la (sensible) pilule Fidor Bank

Après avoir racheté Fidor Bank en 2016, le groupe BPCE a enchaîné les échecs. Il vient de provisionner une perte de 148 millions d’euros sur un actif qu’il juge désormais « non stratégique ».

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Fidor bank
© Fidor Bank

Le groupe bancaire BPCE vient de publier ses résultats financiers pour le compte du premier trimestre. Son bénéficie net s’élève à 340 millions d’euros, soit une baisse de 44% par rapport à la même période une année auparavant. La raison de cette chute n’est autre qu’une forte dépréciation d’actifs – dont la fameuse néo-banque allemande Fidor Bank.

BPCE ramasse les pots cassés

Alors que le groupe BPCE s’était montré particulièrement enthousiaste en 2016 au moment du rachat de la fintech Fidor Bank, les mois qui ont suivi ont été une véritable descente aux enfers pour cette dernière.

Au delà de la plateforme technologique innovante et de sa forte communauté, la néo-banque a enchainé les erreurs stratégiques. C’est BPCE qui en a frais les frais : après avoir quasiment doublé le coût du rachat en raison de mauvais placements réalisés par Fidor, la banque en ligne germanique a du être recapitalisée à hauteur de 89 millions d’euros en 2017. Depuis, le sujet est devenu très sensible dans le groupe BPCE.

Tellement sensible que la banque a décidé au courant du mois d’octobre 2018 de céder Fidor au plus offrant. Elle aurait mandaté les boutiques de M&A Clipperton (Natixis) et Messier Maris (Mediobanca) pour trouver un acquéreur au début de l’année 2019. Depuis, plus grand chose. BPCE semble même résigné puisqu’il vient de passer une dépréciation de 148 millions d’euros sur Fidor Bank, ce qui a largement pénalisé son résultat du T1 2019.

Fidor Bank, devenue « non stratégique »

Laurent Mignon, président du directoire du groupe BPCE est revenu brièvement sur cette dépréciation de Fidor, en expliquant que ce trimestre était « marqué par la prise en compte du caractère non stratégique de Fidor » – un aveu d’échec bien réel. Comme une envie de tourner la page, la présentation des résultats n’évoque qu’une seule fois le nom « Fidor ».

Le directeur financier du groupe, Nicolas Namias préfère quant à lui voir le positif : « Avec les dépréciations sur Fidor, on retrouve des marges de manoeuvre pour céder ou restructurer ». Au moment où BPCE rachetait Fidor en 2016, Orange mettait la main sur Groupama Banque pour lancer la fameuse « Orange Bank ». Celle-ci s’en sort un peu mieux – mais semble tout juste sortir la tête de l’eau suite à des débuts poussifs.

Pour la suite, BPCE veut aller de l’avant et oublier cet investissement consenti par l’ancien patron du groupe Franois Pérol qui a depuis rebondi dans la banque d’affaires Rotschild au milieu de l’année 2018. En incluant cette dépréciation, le groupe affirme « retrouver des marges de manoeuvre pour céder ou restructurer ». Laurent Mignon et Nicolas Namias veulent aller vite et aborder une étape orientée vers l’intégration des nouvelles activités au sein de sa banque de détail.

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1 commentaire

1 Commentaire

  1. Haroun Mahmoud

    4 juin 2019 at 18 h 53 min

    Bonjour
    Comment je peut ouvrir un compte non résidents pour les études de mes enfants

    Mes Salutations.

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