Vous pensiez souffler un peu après les journées étouffantes que l’on vient de subir ? Mauvaise nouvelle : la chaleur compte bien revenir à la charge prématurément. Depuis la fin juin, la France suffoque sous une canicule d’une intensité historique : températures frôlant les 42 °C dans certaines régions, nuits tropicales insupportables, mers surchauffées… Un véritable enfer pour un pays normalement considéré comme « tempéré ».
Après quelques jours de répit espérés en début de semaine prochaine, les prévisionnistes de La Chaîne Météo annoncent déjà une nouvelle poussée du mercure à l’horizon du 14 juillet. En pleine période de grands départs en vacances, on ne peut pas dire que cette remontée soit la bienvenue.

Le bûcher du mois de juillet
Depuis le 27 juin, la quasi-totalité du pays halète sous un dôme de chaleur exceptionnellement ardent. La fin du mois a carrément viré à l’étuve, avec un indicateur thermique national monté à 28,2 °C le 30 juin, soit plus de 7 °C au-dessus des normales : un record absolu. Localement, le mercure a même flirté avec les 42 °C, comme à Durban-Corbières, dans l’Aude. La Méditerranée a littéralement bouillonné, affichant des températures allant jusqu’à + 8 °C au-dessus des normales saisonnières.
Plus de 1 300 écoles ont été fermées, des équipements sportifs ont été mis à l’arrêt, et des milliers de Français se sont cloîtrés pour éviter le coup de chaud. Ce fut suffisant pour déclencher l’alerte rouge dans 16 départements, un seuil qui n’avait jamais été atteint si tôt dans l’année. Malheureusement, la chaleur a déjà fait payer son tribut : deux personnes sont mortes et un total de 300 personnes ont bénéficié d’une prise en charge d’urgence par les secours.
Une légère accalmie a débuté hier, mercredi 2 juillet, avec une façade ouest et nord qui profitent d’une bouffée d’air un peu plus « frais ». Mais pas d’illusion : le sud-est, lui, restera coincé sous la chape de plomb pendant encore plusieurs jours. Cette parenthèse plus respirable sera de courte durée. Selon les derniers modèles de prévision, un nouveau coup de chaud est quasiment certain dès la fin de la semaine suivante.
Dès le 10 juillet, le pays pourrait repasser la barre des 35 °C en moyenne sur une large moitié sud et centrale. Le coupable est tout trouvé : la consolidation de l’anticyclone des Açores, qui aura pour conséquence de contraindre le cheminement des perturbations d’origine océanique et laisser remonter de l’air brûlant venu tout droit du Maghreb. Autant dire que le feu d’artifice du 14 juillet pourrait bien être tiré sous un ciel de braise.
- Après une première canicule record fin juin, la France connaîtra une nouvelle vague de chaleur dès la mi-juillet.
- Malgré un bref rafraîchissement, le sud-est restera exposé à des températures très élevées.
- Un puissant anticyclone favorisera l’arrivée d’air brûlant, menaçant un 14 juillet particulièrement accablant.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.