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Cartes bancaires falsifiées : comment ce pirate a détourné 4 000 € d’essence

Créer de fausses cartes bancaires à partir de données achetées sur le dark web semble moins complexe qu’on ne le pensait.

  • Un ressortissant roumain de 35 ans vient d’être condamné en France à 8 mois de prison avec sursis
  • Il avait créé des fausses cartes bancaires à partir de données achetées sur le dark web et s’en est servi pour acheter près de 4 000 € d’essence
  • Le prévenu a été repéré grâce à l’oeil aiguisé d’un agent de sécurité – les enquêteurs ne sont pas sûrs de la méthode utilisée pour falsifier les cartes

Apparemment, falsifier des cartes de paiement est plus simple qu’on ne pourrait le penser. C’est ce que démontre une affaire que nous rapporte Le Parisien. Un ressortissant roumain, Alexandru A., a été arrêté lors de son passage à la station-service Leclerc de Lacroix-Saint-Ouen (Oise).

Un agent de sécurité reconnaît l’individu qui était impliqué dans une autre affaire. Les gendarmes arrivent et découvrent alors que sa camionette est pleine à craquer d’essence. Intrigués, les gendarmes interrogent le prévenu, qui les assure venir en France pour acheter des voitures avant de les revendre en roumanie.

4 000 euro de préjudice via des cartes falsifiées

Mais la découverte de nombreuses cartes de paiement rechargeables intrigue les enquêteurs. Un expert leur indique rapidement qu’il s’agit de cartes falsifiées, reliées à des comptes dont le prévenu n’est pas le titulaire. Grâce à ces cartes, le prévenu aurait ainsi acheté une quantité impressionnante de carburant dans trois stations – pour un préjudice total de 3 859 euros.

Les enqêteurs n’ont, hélas, pas réussi à déterminer précisément comment le prévenu a obtenu des cartes falsifiées qui fonctionnent dans les terminaux de paiement. Toutefois, une théorie prévaut : elles ont été vraisemblablement obtenues sur le dark net, et programmées par des pirates qui ont réussi à y charger des données issues de moyens de paiements volés.

Selon les enquêteurs, les cartes étaient en effet reliées aux comptes en banque de trois sociés de transport – plus précisément à des cartes utilisées pour plein dans les stations essence. Ces sociétés ont depuis porté plainte. L’enquête a démontré de manière irréfutable les méfaits du prévenu : il y a entre autres les images de vidéosurveillance issues des distributeurs lors de retraits qui trahissent systématiquement la présence de la camionette blanche de Alexandru A.

Ou encore son téléphone qui accroche à chaque fois une antenne cellulaire proche des paiements ou des retraits frauduleux. Le prévenu devra donc rembourser les sommes aux entreprises lésées. Il fait également l’objet d’une interdiction de séjour dans l’oise pendant 5 ans. Reste le problème, lui-même, de la falsification des cartes : depuis quelques années, on voit émerger sur le net une nouvelle technique illégale, baptisée Credit card cloning.

Il serait en effet assez trivial de charger les données d’une autre carte sur une carte existante, à votre nom. Puis de réaliser des achats et des retraits comme si de rien n’était. Un problème qui, on l’espère, sera rapidement adressé par les émetteurs de cartes.

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Par : Bitdefender
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