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Le cashback plaît et fait décoller la fintech française Joko

La startup, née il y a deux ans, vient de lever 10 millions d’euros supplémentaires.

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Joko Fintech France
© Joko

Le second tour de table de Joko est une vraie réussite. Pour son activité dans le cashback, une levée de fonds de 10 millions d’euros est une excellente nouvelle pour la fintech qui n’était encore qu’un projet il y a deux ans.

Depuis, elle est devenue une application qui s’est placée à cheval entre les banques et des programmes sur le web comme iGraal. Joko propose à ses 500 000 clients de connecter leur carte bancaire à un service de cashback géré avec 1000 partenaires, dont Nike, Apple, Asos, H&M ou encore Carrefour.

Ce n’est pas une spécificité dans les métiers de la fintech, mais l’univers du cashback ne peut rester compétitif et intéressant pour le client sans que l’entreprise derrière le service ne revendique un nombre suffisamment important d’utilisateurs. D’abord pour la rentabilité. Joko, de son côté, déclare avoir dépassé le million d’euros reversé à ses clients. Ensuite pour l’offre diversifiée. Car le cashback ne serait rien sans des offres promotionnelles, sous la forme d’une marketplace.

Le modèle de Joko

La fintech française fidélise ses utilisateurs grâce à des offres qui ne se limitent pas à une commission récupérée au taux fixe sur chaque achat. Sa communauté lui donne accès à un trésor pour les marques et commerçants.

En effet, devenir partenaire d’une application de cashback comme Joko c’est accéder à un nombre gigantesque de potentiels clients. D’ailleurs, leur coût d’acquisition est au plus bas : réduit par deux en moyenne selon l’entreprise.

Les avantages pour les entreprises ne s’arrêtent pas là. Sur l’application, les clients accèdent à des offres personnalisées selon leurs intérêts (la directive européenne sur les services de paiement, DSP2, permet d’accéder à la donnée bancaire de chacun).

Ensuite, les marques proposent des offres spéciales avec des rabais souvent plus intéressants que la normale, et disponible uniquement sur l’application. Comment s’y retrouve-t-il ? Joko le conçoit et le mesure très concrètement : par une augmentation de 20 % du montant du panier moyen et de la fréquence d’achat.

Un avenir en indépendant ?

Les 10 millions levés par Joko proviennent d’un tour de table avec ses deux investisseurs historiques, Partech et Axeleo. Après sa première opération de financement en août 2019, la fintech française peut maintenant revendiquer avoir déjà levé 12 millions d’euros depuis son lancement en 2018.

Elle compte désormais embaucher. Mais aussi se déployer. En Europe pour commencer. Difficile de savoir si elle souhaitera par la suite rejoindre les rangs d’une banque. Car celles-ci sont de plus en plus intéressées par de tels services.

La Société Générale possède sa propre offre, à l’image de Revolut. N26 et la banque en ligne Orange Bank sont aussi sur le dossier, mais leur offre est encore limitée à des pourcentages peu élevés (N26 se limite à 0,1 %) ou trop spécifiques (Orange Bank propose 5 % mais uniquement sur sa boutique).

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