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Réseaux sociaux

Ce système d’alerte repère automatiquement les campagnes de désinformation en ligne

L’outil se concentre particulièrement sur les mèmes politiques qui sont de plus en plus utilisés en période électorale.

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Facebook deepfakes
Capture d'écran d'une vidéo truquée de Mark Zuckerberg © Bill Posters / Daniel Howe

Les élections sont propices à des campagnes de désinformation en ligne très structurées. La dernière campagne présidentielle américaine en est l’illustration mais chaque scrutin majeur donne désormais l’occasion d’évoquer ce sujet. En la matière, les mèmes, ces images, ou vidéos détournées qui deviennent très vite des phénomènes viraux peuvent s’avérer des armes redoutables.

Des chercheurs de l’Université de Notre Dame en Indiana ont justement développé une intelligence artificielle capable d’identifier ces images manipulées et les vidéos deepfake. L’idée est de lutter le plus efficacement possible contre ces campagnes coordonnées sur les réseaux sociaux. Le problème est d’autant plus criant que dans certains pays, cela peut déboucher sur des actions bien réelles et même de la violence.

Cette démarche est très importante car l’impact des mèmes a tendance à être sous-estimé par les observateur. Tim Weninger, un des instigateurs de cet outil, est revenu plus en détail sur ce phénomène : «  Les mèmes sont faciles à créer et encore plus faciles à partager. En ce qui concerne les mèmes politiques, ceux-ci peuvent être employés pour inciter à voter, mais ils peuvent également être utilisés pour diffuser des informations inexactes et causer du tort. »

Un outil utile pour les observateurs et les journalistes

Ce système automatisé repose principalement sur la vision par ordinateur. L’analyse de l’image permet ainsi de retrouver le contenu original et d’éliminer les tentatives de manipulation.

Pour peaufiner leur intelligence artificielle, les chercheurs ont choisi de se focaliser sur l’élection présidentielle indonésienne de 2019. Ils ont relevé que les tentatives de désinformation et de manipulation émanaient du camp du président élu de centre-gauche, comme de son adversaire, un conservateur populiste. Les conséquences de ces élections ont été pour le moins tragiques puisque les manifestations qui s’en sont suivies ont fait huit morts et des centaines de blessés.

Conscients de l’urgence, les scientifiques poursuivent le développement de leurs système qui serait à terme très utile aux observateurs et aux journalistes. Il faudra tout de même se montrer patient et il ne sera probablement disponible qu’après la prochaine élection présidentielle américaine de novembre.

De leur côté, les réseaux sociaux ne restent pas inertes et Twitter travaille par exemple activement sur un nouveau dispositif permettant de mieux lutter contre la désinformation.

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