Vous le savez : bien que les années 2020 apportent leur lot de nouveautés dignes de l’imagination des meilleurs réalisateurs, ce qui se passe dans Armageddon (1998) reste encore, hélas pour nous de la science-fiction. On commence à peine, en effet, à penser à des moyens efficaces d’empêcher des astéroïdes géocroiseurs de détruire la Terre.
En la matière, pas question d’imiter Bruce Willis. De l’énergie cinétique serait de toute façon transférée par l’impact de débris échauffant l’atmosphère à des niveaux incompatibles avec la vie… entre autres conséquences – en tout cas si l’on parle d’un objet aussi énorme que dans le film.
Protéger la Terre des astéroïdes ? Encore nous faut-il les détecter
Une seule et unique approche a récemment été testée avec succès : c’est la mission DART issue d’une collaboration entre la NASA et l’ESA. Avec cette idée simple ; si on peut observer les astéroïdes les plus dangereux de suffisamment loin, on peut peut-être les impacter.
Ce choc, même s’il n’est pas d’une puissance phénoménale, peut, avec les distances immenses dont il est question, réussir à dévier suffisamment sa trajectoire pour qu’il évite notre planète. L’agence spatiale européenne comme la NASA se sont donc dotées des capacités nécessaires pour suivre les plus gros objets de très très loin.
Et c’est donc dans ce contexte que l’ESA nous apprend que deux objets particulièrement imposants (plus gros que 99% des astéroïdes passant habituellement près de la Terre), vont nous “frôler” cette semaine, comme pour mieux fêter le Asteroïd Day 2024. Il y a quand même une info qui va vite vous donner une idée de nos capacités de détection plus ou moins relatives en fonction des cas.
Un des astéroïdes passe à 75% de la distance Terre-Lune dans quelques jours
L’un d’entre eux, 2024 MK, fait une taille comprise entre 120 et 260 mètres. De quoi causer de gros dégâts en cas d’impact. Il n’est suivi par l’ESA que depuis deux semaines à peine. Tous ne sont pas aussi simples à “voir”. Certains réfléchissent plus la lumière ou les ondes radio que les autres.
Déterminer leur potentiel géocroiseur est également assez difficile. Mais à mesure que la technologie progresse, notre capacité à mieux prévoir ce genre d’impacts et à protéger la Terre s’améliore aussi.
L’autre astéroïde (415029) 2011 UL21 est observé depuis bien plus longtemps. Il est aussi comparativement énorme avec ses 2,310 km de large. Aucun risque que l’un d’entre eux nous percute toutefois. Le premier, devrait passer à 75% la distance qui nous sépare de la Lune soit 290 000 km – autorisant des observations avec un bon télescope cette semaine.
L’autre, plus massif, ne pose absolument aucun risque puisqu’il passe à 17 fois la distance Terre-Lune. Ce qui devrait hélas rendre son observation difficile si ce n’est impossible avec du matériel grand public lors de son point de passage le plus proche – qui aura lieu le 27 juin. Mais bien sûr, il est quand même permis d’essayer….
- L’ESA nous apprend que deux gros objets font passer relativement près de la Terre cette semaine.
- L’un d’entre eux n’est connu que depuis deux semaines.
- Il sera possible d’observer ce dernier
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