[CES Las Vegas 2010] Copia, le réseau social des utilisateurs d’E-Books

Dans tous ce fatras high-tech qui constitue l’essentiel de la matière au CES, il arrive parfois que l’on tombe sur un stand qui se démarque complètement, ne serait-ce que par son look, son architecture et ses codes couleurs. Sur un salon où les teintes dominantes sont le blanc clinique et le bleu électrique, votre œil

Dans tous ce fatras high-tech qui constitue l’essentiel de la matière au CES, il arrive parfois que l’on tombe sur un stand qui se démarque complètement, ne serait-ce que par son look, son architecture et ses codes couleurs.

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Sur un salon où les teintes dominantes sont le blanc clinique et le bleu électrique, votre œil ne peut qu’être attiré par un espace habillé de couleurs chaudes et chatoyantes sur fond noir. C’est important, la couleur. Ce stand, c’est celui de Copia, un nouveau concept mixant réseau social, vente en ligne de E-Books, ainsi qu’une gamme de E-Book readers conçus et commercialisés sous la même marque.

E-Book : un marché en friche ouvert à l’innovation

L’approche paraît tellement innovante, et elle est si bien présentée, que l’on sent que l’on a affaire à un truc à gros budget qui risque fort de faire parler de lui dans les prochains moins, en créant un écosystème complet autour du marché encore balbutiant du livre numérique.

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Le site – superbe aussi – est encore en phase d’expérimentation (beta privée sur demande) et les explications sont principalement sous forme de vidéos assez conceptuelles mais l’essentiel de Copia est articulé autour de trois points : d’une part la diffusion d’E-Books via la plate-forme e-commerce du site, qui proposera dès son lancement plus de 250.000 titres en provenance de 1500 éditeurs, ainsi que 1400 titres de la presse magazine, d’autre part la vente directe de E-Book readers sous sa propre marque déclinés dans une gamme de septappareils, et enfin un réseau social autour du livre électronique.

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Sept E-Book readers pour tous les goûts

Le moins que l’on puisse dire c’est que Copia met le paquet dès le départ puisque sept modèles seront proposés dans deux gammes, Ocean et Tidal. Les caractéristiques techniques sont aussi alléchantes : écran 6 ou 9″, écran tactile capacitif, résolution 600×800 ou 768×1024, WiFi et/ou 3G, accéléromètre, 4 Go de mémoire interne, slot carte mémoire SD, jack pour écouteurs et micro. Les prix varieront de 199 à 299 dollars selon le modèle.

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Un réseau social pour créer et fidéliser une communauté

L’idée de Copia est d’aller là où les autres (Amazon Kindle) s’arrêtent, à savoir capitaliser sur la passion des livres en permettant aux clients lecteurs de devenir membre de la communauté. Pour cela un réseau social avec de puissants outils de partage sera lancé prochainement, qui permettra entre autres de partager des discussions autour d’un livre, de publier ses annotations, ou encore de noter ses lectures afin d’établir un classement permanent des meilleurs e-bouquins du moment. Un club de lecture version social media en quelque sorte, avec en outre la possibilité de se connecter via ses identifiants Twitter et Facebook. Faites-moi penser à déposer socialreaderclub.com, tiens.

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Bref, à mon avis une très bonne idée. Reste à savoir si ce nouveau challenger totalement inconnu du grand public parviendra à se faire une place dans un marché encore récent et déjà largement dominé par Amazon et Sony. Cela étant, puisque nous ne sommes qu’aux débuts d’une aventure où tout reste à inventer, je crois que l’industrie a besoin de ce type d’acteur qui vienne apporter de la couleur à un paysage du E-Book encore un peu terne. Et il semblerait que si Copia a tout d’une start-up, le groupe auquel il appartient (DMC) ait les reins solides et ne soit pas vraiment un perdreau de l’année. Un bon signe ?


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9 commentaires

  1. Tant Mieux !
    Plus il y aura de monde sur le marché et plus nous aurons de chances que le livre électronique prenne enfin un vrai départ. Comme d’habitude, le marché français restera à la traine mais il faut espérer que la perspective d’une réalité économique leur bottera un peu les fesses. Quand on voit le catalogue rachitique aux contenus indigents que nous proposent les 2 leaders de l’ebook français, on a vraiment de quoi se poser des questions sur l’aptitude des maisons d’éditions à anticiper les évolutions de leur propre marché.
    Le livre électronique ne remplacera pas les bons et beaux livres papier. Par contre c’est l’opportunité de ramener une partie de de la population vers la lecture, de réimplanter ce plaisir dans notre mode de vie.

  2. Personnellement, je suis un grand amoureux des livres papiers et, comme le signale PEP, rien de les remplacera ! Le toucher de la page, le pavé épais reposant dans les mains avec cette sensation de dévorer les pages une à une, c’est irremplaçable ! Ces sensations sont inexistantes avec un ebook.

    Cependant, les ebooks apportent ce formidable avantage de pouvoir acheter un livre où que l’on soit dans le monde, et d’embarquer sa bibliothèque avec soit à moindre poids. Pour les gens – comme moi – qui voyagent régulièrement et vivent à l’étranger, c’est tout simplement indispensable. Trouver un bouquin en français ou en anglais ici – en Chine – ça relève de l’exploit !

    Et au final, est ce que l’on économiserait pas un peu de papier en passant aux ebooks ?! C’est vert, c’est cool ! 🙂

  3. Pingback: CES Las Vegas 2010 : le bilan et ce qu'il faut retenir | Presse-Citron

  4. grandeclaire on

    Désolée de tempérer un peu votre enthousiasme, mais l’économie de papier que vous fait réaliser votre ebook doit être comparée à la dépense énergétique nécessaire à sa construction et surtout… C’est un appareil qui fonctionne avec une batterie. Le genre de composant qu’on a encore un peu de difficulté à retraiter, non ? 🙂
    Je ne dit pas que les processus de blanchiment du papier c’est mieux, mais ne nous faisons pas de fausses idées.

    D’autre part, je pense que le marché de l’ebook aura un peu de mal à décoller tant que les liseuses ne feront « que » liseuses. Pour l’instant, ça ressemble juste à un gadget, utile pour des gens qui voyagent, comme vous le soulignez, mais néanmoins un gadget pour la grande majorité des lecteurs. Et je ne pense vraiment pas que les non lecteurs vont dépenser un peu moins de 200€ pour un outil qui ne leur permet que de lire.

    Pour finir, moi ce n’est pas tant l’objet que je trouve irremplaçable (même si j’adore le contacte physique avec le bouquin), mais le plaisir de fouiller la bibliothèque de mes amis…

  5. Claire,

    Je suis d’accord avec vous, question recyclage et environnement, les batteries, c’est l’idéal.

    Néanmoins, d’après ce que je sais, la technologie e-paper diplay est très peu consommatrice en énergie. Les batteries utilisées dans ce type de périphérique auraient donc une durée de vie supérieure à celle que l’on trouve par exemple dans les ordinateurs.

    Mais il est vrai que je ne connais ni le « coût carbone » pour fabriquer un e-reader, ni le « coût carbone » lié à l’impression d’un livre.

    Pour finir, je suis d’accord avec vous, pour le moment l’e-reader ne concerne certainement qu’une frange de la population. Pour les autres, c’est effectivement un gadget ! 🙂

  6. Très très aléchant! Je pense également que ce genre de produit pourrait être bien plus qu’un gadget. En plus d’être une simple copie du support papier, suis-je le seul à penser que suivre l’actualité des blogs, lire la dernière édition du journal (mis à jour tous les matins) ou tout autre revue,.. pourrait être très agréable en déplacement, ou au calme avant d’aller dormir sans les inconvéniants d’un laptop? S’il est fin, silencieux, écran non fatigant, autonome. De plus, pensons aux nombreuses personnes submergées sous les documents pdf à imprimer pour lire simplement quelques pages précises, aux étudiants devant imprimer des centaines de pages (j’en fais partie) pour prendre quelques notes par manque de confort sur un pc.
    L’objectif est donc bien de rendre le support électronique agréable à la lecture et si ce pari est réussi dans les quelques années qui viennent, j’aime ; )

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