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Ces stratégies sournoises utilisées par les jeunes pour espionner leur ex

Une enquête permet d’y voir plus clair dans ces tendances.

Comment les réseaux sociaux impactent les ruptures amoureuses des jeunes Français ? Pour répondre à cette question passionnante, le comparateur de forfait mobile et box internet Lemon.fr a mandaté l’institut IFOP qui a interrogé 990 personnes âgées de 15 à 34 ans.

Parmi les grands enseignements de cette enquête, on peut notamment voir que 80 % des répondants voient d’un mauvais œil que leur partenaire échange encore sur les réseaux sociaux avec une relation passée, ou qu’il ou elle en conserve les photos. Même chose pour les likes (74%). D’ailleurs, le fait de poursuivre ces discussions avec un ex peut vite devenir source de tension. Ainsi, 59 % des sondés pensent que c’est facteur de dispute.

De vraies techniques de manipulation

De manière contre-intuitive, et alors que l’on aurait pu penser que les réseaux sociaux favorisent le maintien de contact entre ex-partenaires, cela n’est pas le cas. Les jeunes sont ainsi moins nombreux que par le passé à conserver de tels liens (40 % aujourd’hui contre 45 % il y a 13 ans).

Mais l’enseignement principal de cette enquête est sans doute le fait que les plateformes sont un lieu propice d’espionnage et de manipulation. Ainsi, 43 % des jeunes avouent avoir consulté le profil d’une ancienne relation intime et ne plus le faire aujourd’hui. Mais 21 % disent toujours y revenir régulièrement. C’est particulièrement le cas lorsqu’il s’agit d’une rupture récente, et 88 % des participants du sondage ont reconnu avoir espionné leur ex dans le mois suivant la rupture.

Dans le détail, 63 % des moins de 35 ans disent vérifier si leur ex a visionné leurs stories, et 57 % scrutent les indicateurs de connexion en ligne. De même, 45 % observent si leur ancienne relation suit de nouvelles personnes. Enfin, 29 % décident de créer de faux comptes pour pouvoir suivre ses agissements sans se faire remarquer.

Notons par ailleurs que certains internautes adoptent des stratégies d’évitement vis-à-vis d’un ex. D’ailleurs, 62 % de jeunes hommes et femmes l’ont bloqué et suppriment leurs échanges afin de ne conserver aucune trace.

De même, 76 % des sondés précisent avoir supprimé les photos partagées avec leur ex, et même, encore plus surprenant, 31 % ont demandé à leurs amis de bloquer l’ancien partenaire. De quoi susciter un vrai embarras et parfois quelques tensions.

Enfin, l’enquête mentionne certaines manipulations visant à susciter de la jalousie chez leur ex. On peut voir que 54 % postent des stories joyeuses, ou 50 % consultent les messages sans prendre la peine d’y répondre. Enfin, 43 % likent des méthodiquement des photos de personnages aux physiques avantageux pour les faire enrager.

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1 commentaire
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  1. Mots-clé : jalousie, égo, curiosité, espionnage, manipulation. Et le “restons de bons amis” dans tout ça ? Cela existe mais de nos jours comme par le passé ne doit vraisemblablement pas concerner une majorité d’entre nous. Dommage.

    Jalousie, quand tu nous tient. Qui dit jalousie dit égo et tant de chagrins d’amour ne sont que le paravent d’égos heurtés, blessés. Et l’amour dans tout ça ? S’il n’a jamais existé ce n’est pas après une rupture qu’il naîtra, et si amour il y eut, et s’il n’est d’amour sans amitié, quand bien même si celle-ci passe-t-elle du stade amitié amoureuse ou particulière au stade amitié tout-court , alors l’égo devrait passer en second. Cela arrive, ce n’est pas du ressort seul des romans de gare, ça existe Dieu merci.

    – Curiosité, humaine, pas malsaine en tant que telle. “Que devient-elle, que devient-il” est une question légitime.
    – Espionnage, quand on se sert de subterfuges pour observer par le trou de la serrure, façn ” créer de faux comptes pour pouvoir suivre ses agissements sans se faire remarquer.”
    – Manipulation, là ça devient nauséabond du coup. On passe non seulement du stade no love au stade no amitié mais du stade no amitié au stade haine, car manipule-t-on sans être aveuglément nourri de haine ?

    J’avoue que du haut (ou du bas) de mes sept décennies je suis tout de même étonné de ce que l’article révèle sur la base de l’enquête qu’il précise, quand j’aurai imaginé au contraire une jeunesse bien davantage libérée que nous autres des affres de la jalousie, de la rancœur que je pensais en voie de guérison ; faut croire qu’elles sont éternelles.

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